Les Boissons

A -
Absinthe

B -


Bière

Boissons de Cormes

C -


Café

Cidre

Cocktail

Crème (fruits)

 

E -


Eau

 

G -


Guignolet

 

J -
Jus de Fruits
L -


Lait

Limonade


P -


Pastis

Poiré

R -
Rhum

S -


Sirop

Soda

T -


Thé

 

V -


Vin

Vodka

 

W -
Whisky

 

Absinthe

L’absinthe est une plante aromatique bien connue depuis l’Antiquité pour ses vertus médicinales.

C’est à Couvet en Suisse, à une trentaine de kilomètres de Pontarlier qu’à la fin du XVIIIème siècle, on entend parler du remède de bonne femme de la Mère HENRIOT utilisé par le Docteur ORDINAIRE pour soigner ses clients, et qui consistait en une distillation d’absinthe.
Le secret de fabrication de la Mère HENRIOT passe aux mains du Major DUBIED en 1797. Celui-ci exploite le procédé à Couvet à raison de 30 litres par jour, puis pour éviter les droits de douane vient s’installer à Pontarlier en 1805 Maison Bastide, Grande Rue, et là, dans ses laboratoires, la fabrication journalière s’élèvera progressivement des 30 litres primitifs à 25 000 litres en 1908.

En 1826, il existait à Pontarlier quatre distilleries d’absinthe qui fabriquaient 100 000 litres par an. En 1913, elles étaient 22 auxquelles il faut ajouter 3 distilleries installées dans les environs de la ville.

Victimes du phylloxéra, les vignobles ont bien besoin d’être remis sur ceps, et les politiques ont, eux, besoin des milliers de voix que représente alors l’électorat viticole…

Par décret du 4 août 1914, la vente de l’absinthe était interdite en France, et par la loi du 8 mars 1915, elle était proscrite pour toujours.

En France, la législation interdisait l'absinthe depuis 1914 jusqu'en 1988.

Le décret n° 88-1024 du 02 novembre 1988 signé par Michel Rocard autorise et réglemente la présence de thuyone dans les boissons et l’alimentation. Les appellations « liqueur à base de plante d’absinthe » et « boisson spiritueuse à base / aux extraits de plante d’absinthe » sont les seules autorisées.

L’absinthe peut à nouveau être produite en France : la Versinthe verte est la première de cette nouvelle génération à apparaître en 1999.

Décret n° 2010-256 du 11 mars 2010 modifiant le décret n° 88-1024 du 2 novembre 1988
les dénominations autorisées pour les liqueurs
similaires à l’absinthe sont donc :
- « liqueur à base de plante d’absinthe », lorsque le produit contient au minimum 100
g de sucre et que la quantité de thuyone est inférieure à 35 mg/kg sans distinction
relative au titre alcoométrique volumique,
- « boisson spiritueuse à base de plante/d’extrait d’absinthe », lorsque le produit
contient pas ou moins de 100 g de sucre et que la quantité de thuyone est inférieure
à 35 mg/kg sans distinction relative au titre alcoométrique volumique.

 

Boisson de Cormes

Boisson de corme ou Cidre de cormes ou Corme. On donne ce nom à la boisson que l'on fait avec les fruits du cormier ( sorbus domestica).
On eu fait aussi une boisson semblable au cidre ou au poiré.

Les cormes étaient ramassées ou cueillies dans l’arbre, à l’état blet. On les lavait avant de les mettre dans un tonneau d’environ 50 litres avec 3 à 5 kg de sucre en poudre. On remplissait le tonneau d’eau du puits. On obturait avec un bouchon de bonde. On laissait macérer.
Au début du tonneau, on le buvait coupé d’eau.

Appelée « boisson de corme », c’était la boisson de tous les jours, car le vin était trop cher. C’était la boisson des pauvres, des gens modestes. Ça changeait le goût de l’eau consommée tous les jours, tirée au puits.

Jusque dans les années 1950, le cormé ou « boisson de corme » était encore une boisson quotidienne dans quelques campagnes du grand Ouest.

En Alsace, après macération, les fruits sont distillés pour fabriquer de l'eau de vie (schnaps).

Café

Le café est une boisson obtenue à partir des graines du caféier.
La culture de la boisson du café remonte au 11ème siècle.

En 1615, des commerçants vénitiens parviennent à en ramener en Europe. Le vieux continent connaît alors une véritable effervescence autour des boissons chaudes avec les arrivées récentes du chocolat (1528) et du thé (1610).

En France, le café arrive par le port de Marseille. C'est là qu'on inaugure, vers 1640, le premier café français.
Marseille eut en France, jusqu'au commencement du XVIIIème siècle, le monopole de ce négoce.

En 1669, la cour de Louis XIV goûte au café pour la première fois.

Louis XIV reçoit en 1714, en son château de Marly-le-Roi, un pied de caféier qui lui est envoyé par le bourgmestre d'Amsterdam, de Brancas. Il les confiera aux botanistes du Jardin du roi, l'actuel jardin des Plantes de Paris.

À la fin du mois de septembre 1715, six plants de café Moka sont offerts à Louis XIV par le sultan et ensemencés à Saint-Paul de la Réunion.

En 1727 la première plantation brésilienne est étable par Francisco de Mello Palheta.

Cidre

Le cidre est une boisson obtenue à partir de pommes fermentées.

On sait que les hébreux buvaient du "Shekar" et les Grecs du "Sikera" (boisson obtenue à base de jus fermenté).
La région espagnole de Biscaye fabriquait le « vin de pomme » depuis l’antiquité.

Le géographe grec STABON décrit l'abondance de pommiers et de poiriers en Gaule et mentionne le "Phitarra" au pays Basque, un breuvage obtenu en faisant bouillir des morceaux de pommes et du miel dans de l'eau.

A la fin du VIIIème siècle, Charlemagne rédigea le Capitulaire de Villis favorisant la plantation de pommiers en France.

A partir du XIIème siècle et avec l’invention de la presse, la fabrication du cidre se développe sous forme de boisson liquide (sans morceaux de pommes).

Le mot cidre au sens de « jus de pommes fermenté » est attesté pour la première fois en 1130 .

Au XIIIème siècle, le cidre fait son apparition en région Bretagne sous le nom de SISTR.

C’est en 1580 que le traité de pomologie parle du « cidre d’automne » en démontrant que la fermentation courte (2 à 4 semaines) est propice à l’automne.

 

Cocktail

Un cocktail est un mélange de boissons et d’éléments aromatiques et décoratifs en quantité variable.

Liste de Cocktails

Par traduction directe de l'anglais, « cock » veut dire « coq » et « tail » : « queue ».

Le terme « coquetel » désigne au XVIe siècle, en Bordelais et dans les Charentes une boisson à base de vin.

Le terme cocktail désignait au XVIIIe siècle, en Angleterre, un cheval issu de races mélangées, dont on avait coupé les muscles abaisseurs de la queue afin qu'elle se redresse, comme une queue de coq (cock's tail).

Les cocktails se sont répandus à la fin du XVIIIe siècle en Angleterre et aux États-Unis. Leur consécration vint pendant la prohibition aux États-Unis dans les années 1920 : l'ajout d'une autre boisson permettait de masquer le goût d'un alcool de contrebande de mauvaise qualité.

Jusqu'aux années 1970, les cocktails étaient surtout faits à base de gin, de whisky et de rhum, plus rarement à base de vodka. Au début des années 1980, la vodka est la base la plus répandue des cocktails, remplaçant souvent le gin.

Crème (fruits)

La crème de cassis moderne est apparue à Dijon en 1841.

Crème de cassis de Dijon

Arrêt du 21 décembre 1923 :
Les fabricants dijonnais décident de protéger l'appellation de la crème de cassis dijonnaise. En effet, certains liquoristes français commencent à imiter ce produit. Ils font valoir leurs droits vis-à-vis de la concurrence. Un arrêt de la Cour d'Appel de Dijon, rendu le 21 décembre 1923 : "l'appellation Cassis de Dijon indique une origine incontestablement limitée. Grammaticalement et logiquement, le produit ainsi dénommé, qui a acquis depuis un temps déjà long, une renommée dont le résultat est de le faire préférer aux liqueurs similaires fabriquées dans d'autres localités, ne saurait provenir que de la ville de Dijon"."Le légitime bénéfice de la spécialité dijonnaise ne pouvait échapper à la ville où elle a pris naissance et dont elle porte le nom".
La dénomination Cassis de Dijon désigne donc depuis 1923 une appellation d'origine, une dénomination de provenance.

Depuis février 2012, le syndicat des fabricants du cassis de Dijon (regroupant les maisons Boudier, Briottet, L'Héritier Guyot et Lejay Lagoutte) a obtenu l'indication géographique (IG) décerné par l'INAO pour sa crème de cassis de Dijon.
En janvier 2015, a été homologuée l’indication géographique « Cassis de Bourgogne». Initiée par le Syndicat Interprofessionnel de Défense du Cassis en Bourgogne (SIDCB).

 

Guignolet

 

Le guignolet est une liqueur originaire d'Anjou à base de cerises aigres et noires. Il doit son nom à la guigne, l'une des espèces de cerises qu'il utilise dans sa préparation.

Le Guignolet d’Anjou fut crée par une religieuse de l’abbaye des Bénédictines de Saumur en 1632.
Après la Révolution, et la fermeture des couvents, la méthode de fabrication passe entre les mains de sociétés liquoristes.

Jean-Baptiste Combier a fondé en 1834 une distillerie à Saumur, qui est alors le berceau du guignolet.

En 1849, Adolphe Cointreau élabore à son tour des liqueurs, dont le fameux Guignolet d'Anjou.

Le liquoriste Giffard, installé en 1885, fabrique le vrai Guignolet d'Angers, par opposition au guignolet ordinaire produit par trois ou quatre autres liquoristes en France.

A partir de 1874, Gabriel Boudier crée le guignolet de Dijon, un excellent guignolet médaillé de nombreuses fois dans le monde entier.

Jus de Fruits

Le jus de fruits existe depuis le jour où l'on a écrasé un fruit et vu son jus coulé.

Le jus de fruits se dégustait fraîchement pressé jusqu'à la pasteurisation.
La pasteurisation est un procédé attribuée à Louis Pasteur qui l'utilisa en 1865 pour conserver le vin.

Les jus de fruits « Industriel ou moderne », vit le jour en 1904 dans les établissements Challand à nuits saint Georges pour pallier les excédents de vins.

Jusque dans les années 1960, le jus de fruits se vendait en pharmacie.
L'arrivée des « Grandes Surfaces » change la consomation des jus de fruits.

Lait

Le lait fait partie de notre alimentation depuis notre enfance.

L'exploitation du lait des moutons, chèvres et bovins aurait débuté en 10 500 ans AV J-C.

En 1862, Louis Pasteur, un microbiologiste français, a effectué les premiers tests de pasteurisation.

Jusqu’au XIXe siècle, c’est à la ferme qu’on achète le lait cru.

En 1908, le premier lait en poudre est inventé.

La société suédoise Tetra Pak développe en effet, dans le même temps, le procédé UHT (ultra-haute température), mis au point au début des années 1950. En le couplant avec l’emballage Tetra Pak, il devient possible de conserver le lait pendant plus de trois mois, sans agent conservateur et à température ambiante : une révolution pour les consommateurs de l’époque !

Depuis 1974, il existe des laits maternisés 1er âge (0 à 4-6 mois) et 2e âge (4-6 mois à 1 an).

C’est en 1990 que Lactel conçoit la 1ère bouteille de lait UHT 1 litre en plastique.

En 1994, toute publicité pour le lait 1er âge est proscrite.

Limonade

À Paris, en 1676, une entreprise appelée la Compagnie de Limonadiers a été formée et a accordé des droits de monopole pour vendre la limonade. Le métier fut séparé alors en distillateur (pour les boissons alcoolisées) et en limonadier.

En 1776, les limonadiers furent finalement rattachés aux vinaigriers.

Brissaud, La plus ancienne limonaderie de France, est présent depuis 1824.
Limonade artisanale fabriquée à Champagnole, dans le Jura. Elixia est créée en 1856.
La limonade « L'abeille » à Cholet est née en 1876.
L'entreprise Geyer Frères fabrique sa limonade Lorina à partir de la recette originale datant de 1895 à Munster en Alsace.
Depuis 1930, les limonades La Gosse sont fabriquées artisanalement dans le Nord.

En France, l'article L. 3321-1 du Code de la santé publique mentionne les limonades dans les boissons du 1er groupe (boissons sans alcool).
La réglementation française sur la limonade date de 1943.

Pastis

Le 16 mars 1915, sous la pression des ligues de vertu et viticole, l'absinthe est interdite au prétexte qu'elle rend « fou et criminel ». La loi de la prohibition est votée.
Puis en 1920, sous la pression des distillateurs, la loi autorise les apéritifs anisés à condition qu'ils ne contiennent pas d'absinthe, que leur couleur ne soir pas verte et que l'alcool ne dépasse pas 30°.
Dès 1922, une nouvelle loi augmente la teneur autorisée à 40°

On leur donne le nom de pastis, mot occitan signifiant situation trouble ou mélange à Marseille .

Le 7 avril 1932, un décret libéralise la fabrication et la vente de boissons anisées à 40°.
En 1938, un décret porte la teneur d’alcool du « pastaga » à 45°.

En 1940, c’est la défaite de l'armée française et la naissance du Régime de Vichy dans la zone libre. L’État français lance sa « Révolution nationale » et le pastis fait partie de ce qui devient interdit.
En mai 1951, le pastis est enfin rétabli par décret .

Poiré

Le poiré est une boisson alcoolisée (2 à 3 %) effervescente, obtenue par fermentation du jus de poires. La production de Poiré en France est extrêmement limitée en raison de la rareté des poiriers à Poiré adéquats.

La dénomination "Poiré" est réservée à la boisson provenant de la fermentation de moûts de poire fraîche extraits avec ou sans addition d'eau.

Le Thresor de santé, en 1607, atteste de leur importance, en tant que
« jus de fruits pour boire ordinairement, que l’on trouve en ce Royaume dans les provinces de Picardie, de Bretagne et de Normandie la basse ».

Rhum

Le rhum est une eau-de-vie produite à partir de la canne à sucre ou de sous-produits de l'industrie sucrière.

1704 : Premiers alambics à la Réunion
1815 : Création de la 1er distillerie moderne à La Réunion par Charles Panon-Desbassyns

Depuis 1887, l'elaboration du prestigieux Rhum Clement se fait dans la plus pure tradition et selon les règles héritées d'Homère et de Charles Clément.

Sirop

Le mot «sirop » proviendrait de l’Arabe « charâb », qui signifie boisson.

A l’époque des croisades, au Moyen-Orient, les Croisés apprécièrent tellement les boissons très sucrées qu’ils gardèrent le mot pour désigner ce type de breuvage, en déformant sans doute l’un autant que l’autre. « Charâb » devint « sirupus », d’où sirop.

Dans un écrit du XVIIIème siècle, on peut lire que « les sirops de plantes préparés pendant l’été et l’automne, de sureau, de camomille, de pâquerettes, de violettes, de pensées et de roses servaient à la cuisine, à l’office, sur la table des maîtres, mais aussi dans la pharmacie du château ».

La dénomination « sirop » apparaît pour la première fois dans un texte réglementaire le 28 juillet 1908.

Créé en 1963, le Syndicat Français des Sirops regroupe une douzaine d’entreprises produisant des sirops dans toute la France.

La dénomination « sirop » est réservée aux produits concentrés et aromatisés obtenus par dissolution de matières sucrantes glucidiques dans l’eau

Les dénominations « Sirop de fruits » ou « sirop au jus de fruits » sont réservées aux sirops contenant au moins 10% de jus de fruits, 7% pour les jus d’agrumes.

Soda

Un soda est une boisson sucrée généralement gazeuse.

Thé

L'âge de thé bouilli, sous les Tang (618 - 907)
Lu Yu (723-804) rédige le premier traité sur le thé, Cha Jing ou Classique du Thé, ouvrage poétique dans lequel il décrit la nature de la plante et codifie le mode de préparation et de dégustation de la boisson.

L'âge de thé battu, sous la dynastie des Songes (960 - 1279)
Les thés consommés sont de plus en plus raffinés et la céramique prend une place déterminante dans l'univers qui entoure le thé. Les feuilles sont pulvérisées à l'aide d'une meule pour obtenir une poudre très fine, à laquelle de l'eau frémissante est ajoutée. Le mélange est ensuite battu en mousse à l'aide d'un fouet en bambou.

L'âge de thé infusé, sous les Ming et les Qing (1368 - 1911)
Sous les Ming (1368-1644), un décret impérial stoppe la fabrication de thé compressé et le thé commence à être consommé sous sa forme actuelle : en infusion dans un récipient. Cette nouvelle façon de boire le thé a une influence sur les objets et accessoires utilisés pour sa préparation : c'est le début des services en terre et en porcelaine. La bouilloire remplace les bouteilles à thé de l'époque Tang et la théière devient l'ustensile idéal pour le faire infuser.

Les Européens découvrent le thé dès le XVIIe siècle, quand les bateaux de la Compagnie néerlandaise des Indes orientales, la Verenigde Oostindische Compagnie (VOC), reviennent d'Asie.

La Compagnie anglaise des Indes orientales (East India Company) établit un comptoir à Canton (Chine) à partir de 1711.

Au XIXe siècle, la Chine ne suffit plus à satisfaire une consommation occidentale toujours croissante et les Anglais commencent vers 1830 à développer la culture du thé dans d'autres pays. Des plantations sont créées en Inde en 1834 et le thé est introduit à Ceylan en 1857.

A partir des années 1860, la folie du thé s'empare du monde. On essaie d'en planter partout. Parfois avec succès, comme en Afrique australe ou au Brésil, mais souvent sans, comme en Californie ou même en France.

Vin

Le vin est une boisson alcoolisée obtenue par la fermentation du raisin, fruit des vignes.

Les vignobles et vins du monde

En Europe, selon la définition légale, le vin est le produit obtenu exclusivement par la fermentation alcoolique, totale ou partielle, de raisins frais, foulés ou non, ou de moûts de raisins.

Largement exporté, le vin est un aliment à part entière, jusqu’au Moyen Age, on le buvait chaud et coupé d'eau.

Vins - Les appellations Française

Cartes sur les vins de France

Quelques régles spécifiques à des appellations :

- L’assemblage de vins issus de différentes années de récolte (millésime) est interdit :
* Bellet * Blagny * Châteaumeillant * Meursault

* Ajaccio :
- L’emploi d’acide sorbique est interdit.
* Beaumes de Venise :
- Les bouchons agglomérés sont interdits.
* Condrieu :
- Toute opération d’enrichissement ou d’acidification est interdite pour l’élaboration des vins présentant une teneur en sucres fermentescibles (glucose et fructose) supérieure ou égale à 45 grammes par litre.
* Corbières :
- une analyse réalisée avant ou après le conditionnement et, dans ce dernier cas, dans un délai maximum de 15 jours suite au conditionnement.
Les bulletins d’analyse doivent être conservés pendant une période de 6 mois à compter de la date du conditionnement.
* Cornas :
- Les vins sont mis en marché à destination du consommateur uniquement en bouteille de verre.
* Coteaux du Lyonnais :
- Les vins susceptibles de bénéficier de la mention « nouveau » ou « primeur » sont exclusivement issus de raisins récoltés la même année.
* Côtes de Bordeaux-saint-Macaire :
- Toute application de produit phytosanitaire à action antibotrytis est interdite sur les parcelles destinées à la production de vins « liquoreux ».
* Côtes de Montravel :
- L’utilisation de morceaux de bois et l’addition de tanins sont interdites.
* Côtes de Provence :
- Pour l’élaboration des vins rosés susceptibles de bénéficier des dénominations géographiques « Sainte-Victoire », « Fréjus », « La Londe » et « Pierrefeu », l’utilisation des charbons à usage oenologiques, seuls ou en mélange dans des préparations, est interdite.
- Les vins rouges susceptibles de bénéficier de la dénomination géographique « Fréjus », « La Londe », « Pierrefeu » ne sont pas élaborés par macération carbonique de raisins entiers.
- Les bulletins d’analyse doivent être conservés pendant une période de 3 mois à compter de la date du conditionnement. ( normalement c'est 6 mois )
* Crémant d'Alsace :
- La hauteur de chute du raisin n’excède pas 1 mètre en chute libre.
* Crémant de Die :
- Les jus d’autopressurage résultant du système de convoyage de la vendange sont séparés. Ils sont envoyés à la distillation avant le 31 juillet de la campagne en cours.
* Crémant du Jura :
- Pressoir à l’abri des intempéries au moment de son fonctionnement
* Grand-Roussillon :
- L’addition de tout produit susceptible de modifier la couleur des vins est interdite.
* Hermitage :
- Les bouchons utilisés ont une longueur supérieure ou égale à 44 millimètres.
* Lirac :
- Le paillage plastique est interdit
- Le poids de la vendange transportée est limité à 4000 kilogrammes par benne.
- L'utilisation de charbons à usage oenologique, seuls ou en mélange dans des préparations, est interdite pour l'élaboration des vins rosés ;
* Mazis-Chambertin :
- L’indication du cépage est interdite sur l’étiquetage des vins bénéficiant de l’AOC.
* Médoc :
- La taille est obligatoire.
- aucune parcelle n’est laissée à l’abandon.
* Moselle :
- Un rinçage après chaque vidange des récipients de vendange est obligatoire.
* Muscadet ( tous les muscadet ) :
Les résultats d’analyse sont conservés pendant une période de 12 mois à compter de la date du conditionnement. ( normalement c'est 6 mois )
* Pacherenc du Vic-Bilh :
- L’utilisation de moyens de maîtrise des températures est obligatoire lors des vinifications des vins susceptibles de bénéficier de la mention « sec ».
* Palette :
- Les opérations d’ébourgeonnage et d’épamprage des pieds sont obligatoires et effectuées par des moyens exclusivement manuels ou mécaniques.
* Rousette de Savoie :
- L’apport de terre exogène sur des parcelles de l’aire parcellaire délimitée est interdit. On entend par « terre exogène » une terre qui ne provient pas de l’aire parcellaire délimitée de l’appellation d’origine contrôlée
- Le transport de la vendange est effectué dans des remorques ou récipients manuels ne présentant pas d’altération de leur surface de contact avec les raisins
* Saint-Véran :
- La destruction, dans les vignes, des cadoles, murs en pierres sèches, haies et murgers existants, est interdite.
- Les matériels de récolte sont propres.
- Les matériels de transport sont propres
* Sainte-Foy-Bordeaux :
- Avant chaque nouvelle plantation, il est pratiqué, au minimum, une analyse de sol physico-chimique afin de bien connaître le terroir et ses potentialités.
- La vendange est nettoyée par le biais d’une ou plusieurs techniques (érafloir...).
* Vinsobres :
- Toute technique de thermotraitement de la vendange est interdite.

Vodka

La vodka est une boisson alcoolisée incolore généralement de 40 degrés. Il s'agit généralement d'une eau-de-vie de pomme de terre ou de céréales, ou autres. En Russie, la vodka a fait son apparition à la fin du XIVème siècle, en 1386. La première mention officielle du terme de vodka apparaît en 1701.

L'Chaim Kosher Vodka : Vodka casher produite en Israël.

L'Chaim Kosher Vodka est une vodka à base de maïs faite avec l'eau de source dans le plateau du Golan en Israël. Elle est distillée à cinq reprises à Or Akiva, sur la plaine cotière d'Israel.

Whisky

Le whisky est le nom générique d'un ensemble d'eaux-de-vie fabriquées par distillation de céréales.

L'origine du whisky est aujourd'hui encore sujette à controverses.

Les plus anciennes distillations attestées par des fouilles archéologiques sont en Mésopotamie au IIe millénaire av. J.-C. mais des traces de distillation apparaissent auparavant en Chine et en Égypte (peintures dans des tombes). Les Arabes apportent cette technique en Occident. Les Maures en Espagne l'utilisent pour la fabrication de parfums et de médicaments. Les premières distillations en Europe ont lieu dans les pays possédant des vignobles puis dans les pays qui remplacent les raisins par des grains de céréales.

À partir du XIIe siècle, la distillation de l'eau-de-vie se répand progressivement en Europe.

La première trace de whisky en Écosse remonte à 1494.

Si la revente d'eau-de-vie en Écosse n'est licite que pour les barbiers et chirurgiens depuis 1505, elle est parallèlement devenue une activité courante à la ferme, où tout surplus de grain est distillé.

Jusqu'au XVIe siècle, le whiskhy est incolore car non vieilli, aussi est-il vendu comme une eau-de-vie : les Britanniques, en important des vins en barriques, notamment le xérès, vin le plus réputé en Europe au xvie, utilisent ces barriques pour transporter leur whisky en retour. S'apercevant que ce mode de transport réduit l'oxydation, développe le bouquet des whiskies et leur donne une couleur différente selon le type de barrique, ils favorisent dès lors le vieillissement en futs (barrique).

Aux États-Unis, le président Thomas Jefferson abolit les taxes sur le whisky en 1802. De nombreux entrepreneurs se lancent alors dans la production. Le pasteur baptiste Elijah Craig est le premier à utiliser des fûts de chêne pour transporter son whisky. Le whisky américain, qui incorpore une proportion de maïs supérieure à 51%, prend le nom de bourbon. Le Tennessee whiskey consiste à filtrer le whiskey à travers une couche de charbon de bois d'érable d'environ trois mètres d'épaisseur (dans du cuve de 3 mètres de haut qui coule pendant plusieurs heures) avant la mise en fûts.

La distillation devient légale en Écosse avec l'Excise Act de 1823, de par les efforts du cinquième duc de Gordon. Dès lors, la production clandestine diminue inexorablement. Dans le même temps, la production industrielle se développe.

Les améliorations techniques favorisent la production industrielle : en 1826, on invente en Irlande le système de distillation en continu de l’alcool de grain, c’est l’alambic à colonne (patent ou column still). Paradoxalement, il n’est utilisé qu’en Écosse.

En 1853, le premier blend est créé par Andrew Usher de la distillerie Glenlivet. Il associe différents whiskies de malt et whiskies de grain. L’arrivée du blend va révolutionner l’industrie du whisky. Sa fabrication plus économique, son goût moins typé et reproductible va entraîner la quasi disparition des single malts pendant près d’un siècle .

Les distilleries irlandaises refusent de pratiquer le blending. Cela va entraîner la fermeture de plus des deux tiers de celles-ci (on passe de 160 à 30 distilleries de 1850 à 1900).
Le whisky Irlandais restait 5 ans en barrique.

En 1890, on compte plus de 160 distilleries officielles en Écosse.

À la suite d'un litige impliquant la Distiller's Company Limited (DCL), la cour d'Islington (Londres) estime en 1906 que seul le whisky de malt peut être qualifié de whisky. La DCL fit appel. Une commission royale rendit un jugement en 1908 qui autorisa les mélanges (blend) de whiskies de malt et de grain à être commercialisés sous le nom de "Scotch whisky". Le whisky écossais restait 2 ans en vieillement.

Au début du xxe siècle, 90 % de la production de whisky en Écosse se fait sous la forme de blend. Rares sont les distilleries qui comme Caol Ila, Bowmore, Macallan ou Glen Grant proposent toujours leur single malt à la vente. C’est l’âge d’or des distilleries écossaises.

Depuis 1916, tous Scotch whisky doit être vieilli en fût de chêne pendant au moins 3 ans.
Le chêne peut être américain, français ou d'origine espagnole et le fût peut être nouveau ou aurait pu être utilisé pour contenir presque n'importe quoi avant.

Après la Seconde Guerre mondiale, il ne restera que quatre distilleries en activité en Irlande (Bushmills, Cork Distillery, Jameson et Power). Plus tard les trois dernières ont regroupé leur centre de production sur un seul site : Midleton. Ce qui fait qu’au début du xxie siècle, l’Irlande ne compte plus que trois distilleries en activité (Bushmills, Midleton et Cooley créée en 1987).

Les années 1980 vont marquer le début d’une nouvelle phase dans l’histoire du whisky. Une phase de renouveau s’ouvre avec l’avènement du single malt whisky. Ce whisky, presque oublié depuis la fin du xixe siècle et qui n’était plus commercialisé que par un très petit nombre de distilleries, revient à la mode.

En 2014, la prestigieuse Bible du whisky a désigné un single malt japonais à la première place : le Yamazaki Single Malt Sherry Cask 2013.
Le fameux breuvage est issu de la première distillerie japonaise, fondée dans la région de Kyoto dans les années 1920.

En 2015, les juges du World Whiskies Awards ont tranché : cette année, le prix du meilleur whisky est attribué à une toute jeune distillerie de Taïwan. Le Kavalan est produit par la distillerie de King Car, dans le comté de Yilan, sur l'île de Taïwan.
La distillerie qui produit le Kavalan a été créée en 2005, et ses flacons ne sont vendus que depuis 2008.

Voir l'article :
WHISKY FRANCAIS

Le whiskey américain :
- le Bourbon : produit exclusivement dans le Kentucky ; il doit être élaboré aux Etats-Unis avec un minimum de 51% de maïs.
- le Tennessee whiskey : sa particularité est sa filtration effectuée à travers une couche épaisse de charbon de bois. Il doit contenir au moins 51% d’un même grain (en général le maïs). Aujourd’hui, seules deux distilleries de Tennessee whiskey restent en activité.
- le Rye whiskey : est élaboré à partir de seigle (51% au minimum). Rarement produit de nos jours, c’est pourtant le plus ancien des whiskeys américains.

 

 

 

 

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