Les Métiers


B -

Barman

L - Limonadier
P - Porteur d'eau
S - Sommelier
V - Vigneron

 

Barman

L'employé de bar, ou, masculin barman, féminin barmaid, prépare et effectue le service des boissons chaudes, froides, simples ou composées (cocktails).

le Flair Bartending ou jonglerie de bar
Le flair bartending est une discipline acrobatique pratiquée par certains barmen appelés « flair bartenders ». Cela consiste à jongler avec des bouteilles, des shakers, des verres ou autres accessoires de bar, afin de faire des cocktails. Ce sport connaît ses heures de gloire depuis 1988, suite au film COCKTAIL avec Tom Cruise.
Dans les années 2000, des bouteilles incassables facilitant l’entraînement sont vendues par les marchands de matériel de jonglerie.
Fédération française de flair bartending : http://www.fffb.fr/

Limonadier

 

Intégrée peu à peu par les Italiens au XVIIème siècle, la limonade fait partie des plus anciennes boissons du commerce des boissons.
A cette époque, la corporation des limonadiers était en minorité face aux vinaigriers et apothicaires qui souhaitaient lui interdire la vente de certaines boissons.

Accablés par d’interminables et onéreux procès, les limonadiers s’unirent alors aux distillateurs afin de lutter.
Sur la demande des limonadiers unis, Louis XIV érigea cette profession en corps de métier.

C’est la Compagnie de Limonadiers, fondée en 1676, qui octroya donc les droits de monopole sur la vente de ce produit et autorisa les limonadiers et distillateurs à débiter des boissons rafraîchissantes ainsi que des liqueurs fortes, à l’exception du vin réservé aux cabaretiers.
Les statuts de cette corporation établirent que quatre gardes jurés seraient élus pour deux ans par l’assemblée des maîtres et visiteraient deux fois par an chaque boutique. Il ne devait y avoir à Paris que deux cent cinquante maîtres. Une fois arrivé à ce nombre, on ne ferait de maîtres nouveaux qu’à mesure des extinctions. Pour devenir maître, il faudrait avoir été apprenti pendant trois ans, après lesquels on était aspirant ou compagnon, faire un chef-d’oeuvre et payer 20 livres, à moins qu’on ne fût fils ou gendre de maître.

Une ordonnance de police de 1685, au sujet des limonadiers, mérite d’être citée. « Les boutiques des limonadiers, dit l’ordonnance, restent ouvertes pendant toute la nuit ; elles servent maintenant de lieu d’assemblée et de retraite aux voleurs de nuit, filous et autres gens malvivants et déréglés, ce qui se fait avec d’autant plus de facilité que toutes ces boutiques et maisons sont désignées et distinguées des autres par des lanternes particulières sur la rue, qu’on y allume tous les soirs et qui servent de signal. Ordonnons, en conséquence, que les lanternes seront ôtées et les boutiques fermées après cinq heures du soir de novembre en mars, et après neuf heures de mars en octobre. »
Les limonadiers protestèrent, représentant que leur commerce n’avait presque d’activité que le soir. Sur leurs réclamations, on leur donna jusqu’à six heures en hiver et dix heures en été.

On eut, en 1704, l’idée de les supprimer et de les remplacer par des espèces de limonadiers en titre d’office, qui achèteraient leur charge au roi, bien entendu, et la transmettraient par testament ou par vente, ni plus ni moins que des notaires leurs notariats. Cent cinquante privilèges de limonadiers furent créés, et défense faite tout simplement aux anciens de tenir boutique.
Les limonadiers firent rétracter l’édit en offrant au roi 200 000 livres. Ils devaient les payer en plusieurs fois. Pour qu’ils pussent amasser cette somme, on modifia leurs statuts à l’article concernant la réception des apprentis.

Les fils de maîtres durent payer la maîtrise 300 et 500 livres, selon les cas ; les étrangers, 800 livres. Peu après, les limonadiers trouvèrent leur obligation envers le trésor royal trop lourde, et cherchèrent un prétexte à chicaner leur contrat. Les épiciers, leurs anciens ennemis, ne devaient vendre de l’eau-de-vie que par petits verres. Le client, chez eux, devait consommer debout ; or, on continuait de boire assis chez les épiciers. Les limonadiers protestaient qu’ils ne pouvaient pas achever de payer les 200 000 livres promises tant qu’on n’aurait pas détruit cet abus criant.
Le Conseil du roi répliqua en abolissant la communauté des limonadiers et en créant cinq cents privilèges que les anciens propriétaires de cafés eurent permission d’acheter. Cet état de choses dura peu.

On revint, en 1713, aux anciens errements ; la communauté des limonadiers fut rétablie et subsista jusqu’à l’abolition des jurandes.

Édit de Turgot de 1776 supprimant les corporations.
En février 1776, Turgot, contrôleur général des finances, obtint du roi Louis XVI la suppression des communautés de métiers.
Le Parlement de Paris refusa de l’enregistrer et il fallut un lit de justice, le 12 mars 1776, pour l’y contraindre.
Ces difficultés provoquèrent la disgrâce de Turgot qui fut révoqué par le roi le 12 mai suivant.

L’édit du roi enregistré au Parlement le 23 août 1776 revient sur l’abolition des corporations, mais sans remettre le droit en l’état antérieur.
Les six Corps de Marchands et les quarante-quatre Communautés de Métiers que le nouvel édit recrée à Paris obéissent à des règles nouvelles. En outre, il conserve libres vingt-deux métiers ou commerces qui ne sont assujettis à aucun règlement particulier, sauf une obligation de déclaration.
La mise en œuvre du nouvel édit dans tout le royaume n’était pas achevée lorsque le décret d’Allarde supprima, de manière définitive, les corporations en 1791.

Après la révolution Française, le travail de limonadier est souvant groupé avec celui de brasseur.

Porteur d'eau

 

En 1715, on compte près de 600 porteurs d'eau à Paris.

25 mai 1703, ordonnance de police pour la discipline des porteurs d'eau qui puisent aux fontaines.

4 juin 1726 : sentence de police qui défend aux porteurs et porteuses d'eau d'empêcher les bourgeois de puiser avant eux.

Fin 1767, une machine pour clarifier l'eau de la Seine fut inventée et en mai 1768, le rapport favorable du Lieutenant Général de Police marqua la naissance d'une société de distribution de l'eau clarifiée à raison de 2 sols 6 deniers la voie, tenant 36 pintes rendue chez le particulier à quelque étage que soient leur demeure ; dans les faubourgs, il en coute 6 deniers de plus, sauf pour Saint Germain considéré comme intra-muros. ce service est assuré sur abonnement. Les tonneaux sont peints aux couleurs du Roi et de la Ville ; ils sont fermés d'un cadenas et la clé est confiée à des préposés, supervisé par un Inspecteur. Les charretiers et porteurs d'eau attachés à cette société sont vetus d'une veste et d'une culotte bleues garnies de boutons jaunes, et sur leur bonnet une plaque de cuivre gravée aux armes du Roi et de la Ville. Les seaux sont marqués de 4 clous en dedans pour marquer la mesure de 36 pintes des porteurs d'eau.

Les fontaines publiques débitaient difficilement 2 litres par jour pour chaque habitant mais 30 000 puits fournissaient une eau glauque, insalubre pourtant préférée des Parisiens.

Sommelier

Un sommelier est une personne ayant des compétences en dégustation du vin et autres boissons, un savoir-faire sur leur service et présentation, et des connaissances sur les divers accords avec les plats conseillant les clients des restaurants.

En savoir plus sur le métier de sommelier

Vigneron

Viticulteur ou vigneron est le métier des personnes qui cultivent la vigne pour produire du vin ou du raisin.

 

 

Manger trop sucré, trop salé, trop gras est dangereux pour la santé - à consommer avec modération.
L’abus d’alcool est dangereux pour la santé - à consommer avec modération.