Fiche sur les vins AOC en France :

Anjou

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Situation Géographique

Le vignoble d'Anjou est situé dans la région viticole de la Vallée de la Loire.

 

En 2019, L'aire de production a été modifiée, elle est sur la moitié méridionale du département de Maine-et-Loire (70 communes), ainsi que sur les franges nord des départements des Deux-Sèvres (14 communes) et de la Vienne (9 communes).

 

AOC « Anjou »

Département de Maine-et-Loire :
Allonnes, Angers, Antoigné, Artannes-sur-Thouet, Aubigné-sur-Layon,
Beaulieu-sur-Layon, Bellevigne-en-Layon (anciens territoires des communes déléguées de Champ-surLayon, Faveraye-Mâchelles, Faye-d'Anjou, Rablay-sur-Layon et Thouarcé), Blaison-Saint-Sulpice (anciens territoires des communes déléguées de Blaison-Gohier et Saint-Sulpice), Bouchemaine, Brain-sur-Allonnes,
Brézé, Brissac Loire Aubance (anciens territoires des communes déléguées des Alleuds, Brissac-Quincé, Charcé-Saint-Ellier-sur-Aubance, Chemellier, Coutures, Luigné, Saint-Rémy-la-Varenne, Saint-Saturninsur-Loire et Vauchrétien), Brossay, Cernusson, Chacé, Chalonnes-sur-Loire, Champtocé-sur-Loire, Chaudefonds-sur-Layon, Chemillé-en-Anjou (anciens territoires des communes déléguées de Chanzeaux, La
Jumellière et Valanjou), Cizay-la-Madeleine, Cléré-sur-Layon, Le Coudray-Macouard, Courchamps, Denée, Dénezé-sous-Doué, Distré, Doué-en-Anjou (anciens territoires des communes déléguées de Brigné, Concourson-sur-Layon, Doué-la-Fontaine, Forges, Meigné, Montfort, Saint-Georges-sur-Layon et Les Verchers-sur-Layon), Épieds, Fontevraud-l'Abbaye, Les Garennes sur Loire (anciens territoires des
communes déléguées de Juigné-sur-Loire et Saint-Jean-des-Mauvrets), Gennes-Val-de-Loire (anciens territoires des communes déléguées de Chênehutte-Trèves-Cunault, Gennes, Grézillé, Saint-Georges-desSept-Voies et Le Thoureil), Huillé, Ingrandes-Le Fresne sur Loire (ancien territoire de la commune déléguée d’Ingrandes), Jarzé Villages (ancien territoire de la commune déléguée de Lué-en-Baugeois), LouresseRochemenier, Lys-Haut-Layon (anciens territoires des communes déléguées des Cerqueux-sous-Passavant, La Fosse-de-Tigné, Nueil-sur-Layon, Tancoigné, Tigné, Trémont et Vihiers), Mauges-sur-Loire (anciens territoires des communes déléguées de La Chapelle-Saint-Florent, Le Mesnil-en-Vallée, Montjean-sur-Loire, La Pommeraye, Saint-Florent-le-Vieil, Saint-Laurent-de-la-Plaine et Saint-Laurent-du-Mottay), Mazé-Milon
(ancien territoire de la commune déléguée de Fontaine-Milon), Montilliers, Montreuil-Bellay, Montsoreau, Mozé-sur-Louet, Mûrs-Erigné, Orée d’Anjou (anciens territoires des communes déléguées de Bouzillé, Champtoceaux, Drain, Landemont, Liré et La Varenne), Parnay, Passavant-sur-Layon, La Possonnière, Le Puy-Notre-Dame, Rochefort-sur-Loire, Rou-Marson, Saint-Cyr-en-Bourg, Sainte-Gemmes-sur-Loire, SaintGeorges-sur-Loire, Saint-Germain-des-Prés, Saint-Just-sur-Dive, Saint-Macaire-du-Bois, Saint-Melaine-surAubance, Saumur, Savennières, Soulaines-sur-Aubance, Souzay-Champigny, Terranjou (anciens territoires des communes déléguées de Chavagnes, Martigné-Briand et Notre-Dame-d'Allençon), Tuffalun (anciens
territoires des communes déléguées d'Ambillou-Château, Louerre et Noyant-la-Plaine), Turquant, Les Ulmes, Val-du-Layon (anciens territoires des communes déléguées de Saint-Aubin-de-Luigné et SaintLambert-du-Lattay), Varennes-sur-Loire, Varrains, Vaudelnay, Villevêque ;

Département des Deux-Sèvres :
Argenton-l'Église, Bouillé-Loretz, Brion-près-Thouet, Louzy, MauzéThouarsais, Oiron, Saint-Cyr-la-Lande, Sainte-Radegonde, Sainte-Verge, Saint-Martin-de-Mâcon, SaintMartin-de-Sanzay, Thouars, Tourtenay, Val en Vignes (anciens territoires des communes déléguées de Bouillé-Saint-Paul et Cersay) ;

Département de la Vienne :
Berrie, Curçay-sur-Dive, Glénouze, Pouançay, Ranton, Saint-Léger-deMontbrillais, Saix, Ternay, Les Trois-Moutiers.

 

AOC « Anjou » Gamay

Département de Maine-et-Loire :
Allonnes, Angers, Aubigné-sur-Layon, Beaulieu-sur-Layon, Bellevigneen-Layon (anciens territoires des communes déléguées de Champ-sur-Layon, Faveraye-Mâchelles, Fayed'Anjou, Rablay-sur-Layon et Thouarcé), Blaison-Saint-Sulpice (anciens territoires des communes déléguées de Blaison-Gohier et Saint-Sulpice), Bouchemaine, Brain-sur-Allonnes, Brissac Loire Aubance (anciens territoires des communes déléguées des Alleuds, Brissac-Quincé, Charcé-Saint-Ellier-sur-Aubance,
Chemellier, Coutures, Luigné, Saint-Rémy-la-Varenne, Saint-Saturnin-sur-Loire et Vauchrétien), Cernusson, Chalonnes-sur-Loire, Champtocé-sur-Loire, Chaudefonds-sur-Layon, Chemillé-en-Anjou (anciens territoires des communes déléguées de Chanzeaux, La Jumellière et Valanjou), Cléré-sur-Layon, Denée, Dénezé-sous-Doué, Doué-en-Anjou (anciens territoires des communes déléguées de Brigné, Concoursonsur-Layon, Doué-la-Fontaine, Forges, Montfort, Saint-Georges-sur-Layon et les Verchers-sur-Layon), Les Garennes sur Loire (anciens territoires des communes déléguées de Juigné-sur-Loire et Saint-Jean-desMauvrets), Gennes-Val-de-Loire (anciens territoires des communes déléguées de Chênehutte-TrèvesCunault, Gennes, Grézillé, Saint-Georges-des-Sept-Voies et Le Thoureil), Huillé, Ingrandes-Le Fresne sur Loire (ancien territoire de la commune déléguée d’Ingrandes), Jarzé Villages (ancien territoire de la commune déléguée de Lué-en-Baugeois), Louresse-Rochemenier, Lys-Haut-Layon (anciens territoires des communes déléguées des Cerqueux-sous-Passavant, La Fosse-de-Tigné, Nueil-sur-Layon, Tancoigné, Tigné,Trémont et Vihiers), Mauges-sur-Loire (anciens territoires des communes déléguées de La Chapelle-SaintFlorent, Le Mesnil-en-Vallée, Montjean-sur-Loire, La Pommeraye, Saint-Florent-le-Vieil, Saint-Laurent-dela-Plaine et Saint-Laurent-du-Mottay), Mazé-Milon (ancien territoire de la commune déléguée de FontaineMilon), Montilliers, Mozé-sur-Louet, Mûrs-Erigné, Orée d’Anjou (anciens territoires des communes déléguées de Bouzillé, Champtoceaux, Drain, Landemont, Liré, La Varenne), Passavant-sur-Layon, La
Possonnière, Rochefort-sur-Loire, Sainte-Gemmes-sur-Loire, Saint-Georges-sur-Loire, Saint-Germain-desPrés, Saint-Macaire-du-Bois, Saint-Melaine-sur-Aubance, Savennières, Soulaines-sur-Aubance, Terranjou (anciens territoires des communes déléguées de Chavagnes, Martigné-Briand et Notre-Dame-d'Allençon), Tuffalun (anciens territoires des communes déléguées d’Ambillou-Château, Louerre et Noyant-la-Plaine), Val-du-Layon (anciens territoires des communes déléguées de Saint-Aubin-de-Luigné et Saint-Lambert-duLattay), Varennes-sur-Loire, Villevêque ;

Département des Deux-Sèvres :
Argenton-l'Église, Bouillé-Loretz, Brion-près-Thouet, Louzy, MauzéThouarsais, Saint-Cyr-la-Lande, Sainte-Radegonde, Sainte-Verge, Saint-Martin-de-Sanzay, Thouars, Val en Vignes (anciens territoires des communes déléguées de Bouillé-Saint-Paul et Cersay)

 

 

Les vins sont issus exclusivement des vignes situées dans l’aire parcellaire de production telle qu’approuvée par l’Institut national de l’origine et de la qualité lors des séances du comité national compétent des 11 septembre 1985, 29 et 30 août 1990, 9 et 10 septembre 1992, 4 et 5 novembre 1992, 27 et 28 mai 1993, 3 et 4 novembre 1994, 4 et 5 septembre 1996, 22 et 23 mai 1997, 4 et 5 novembre 1998, 3 et 4 février 2000, 11 décembre 2001, 13 et 14 février 2002, 10 février 2011 et des séances de la commission permanente du comité national compétent des 5 septembre 2007 et 19 janvier 2017.

 

 

 

Historique

ETYMOLOGIE

Origine du nom :
Le mot « Anjou » connaît une origine de Civitas Andecavorum, nom de la ville à la fin de l'Antiquité à lépoque Romaine, des Andécaves, peuple local.

Juliomagus est le nom Romain de la ville d'Angers. Le nom de la cité est mentionné pour la première fois vers l'an 150 par Ptolémée dans son ouvrage Géographie

Comme beaucoup de villes de Gaule, l’agglomération reprend au IVe siècle - Ve siècle le nom du peuple gaulois qui l’habitait : civitas Andecavorum, ou Andecavis, origine de son nom actuel.

HISTOIRE

Regardez aussi : Histoire de la Vallée de la Loire

Pour les Angevins, leur vignoble existe déjà à l’époque celte.

Au Ve siècle av. J.-C., c'est le peuple celte des Andes (Andécaves, Andégaves) qui s'installe en Anjou, ils arrivèrent de Germanie.
Ils sont implantée en Anjou jusqu'à Candes-Saint-Martin, véritable ville frontière gallo-romaine entre la zone d'influence des tribus andégaves et turones (de Touraine).

Les Andegaves de cette période, celle qui précède l'occupation romaine, devaient être de braves paysans pacifiques ou des artisans occupés par leurs travaux et le commerce de leurs produits... Ils aimaient "bien boire et bien manger" et, si l'on croit Pline, gros consommateurs de viande et de charcuterie... Ils buvaient beaucoup de bière et, quand ils en trouvaient, appréciaient le vin, les repas de fêtes pris en commun, souvent terminés par de mémorables beuveries.

Dumnacus ( chef des Andegaves) est battu définitivement par les Romains en 51 av. J-C, sans doute près des Ponts-de-Cé.
Désormais l'Anjou se romanise, et prend le nom de Juliomagus – "le marché de Jules, vers 40 av. J.C.

Au Ième siècle

L'existence d’un vignoble est reconnue en Anjou dès le Ier siècle après Jésus-Christ.

Angers connaît une urbanisation active au cours du premier siècle.
Dans le courant du Ier siècle la voie romaine relie Mediolanum Santonum (Saintes) à Juliomagus (Angers) .

92
L’édit de l'empereur romain Domitien, en 92, interdisait la plantation de nouvelles vignes hors d’Italie ; il fit arracher partiellement les vignes en Bourgogne afin d’éviter la concurrence.

Au IIème siècle

La campagne enfin se couvre de village, dont la densité est particulièrement élevée au long de la Loire et de ses affluents.
L'introduction de la culture de la vigne, jointe aux nombreuses productions agricoles, le développement de l'industrie de la céramique et l'exploitation des carrières fournissent la matière d'échanges variés, au long des routes construites en dur .

Au IIIème siècle

L’affaiblissement du pouvoir romain à la fin du IIIe siècle avait ouvert des temps de troubles extrêmes.

En 275 les pillard sont partout, arrivant aussi bien par la voie maritime de l’Ouest que par la voie terrestre de l’Est. La plupart des villae sont incendiées, et la misère qui s’ensuit entraîne dans tout l’Ouest une terrible révolte sociale : les « bagaudes », paysans déracinés, artisans ruinés, esclaves fugitifs, se déplacent en bande et terrorisent l’intérieur du pays.

280
Probus annula l'édit de Dominitien en 280.

Au IVème siècle

Angers n’est plus Juliomagus mais la « Civitas Andegavorum », cité des Andes désormais livrée à ses propres forces face à l’envahisseur.
Mais un nouveau monde est en train de naître là où l’ancien s’effondre.

Au VIème siècle

La vigne y prospère comme en témoignent ces quelques lignes d'un poème d'APOLLONIUS (VIème siècle): « Il est non loin de Bretagne une ville située sur un rocher, riche des dars de Cérès et de Bacchus, qui a tiré d'un nom grec son nom d'Andégave (Angers). »

Au VIII et IXème siècle

Charlemagne (742-814), roi des Francs, possédait des vignobles aux alentours d’Angers. Ces vignobles furent mis en valeurs lors des tentatives de conquête de la Bretagne en 784, 799 et 811.

Le plus vieux cépage connu est le chenin blanc, souvent appelé pineau
blanc. Il en est fait mention dès le Xle siècle à Bouchemaine près d'Angers.

845
On connaît le cépage « Chenin blanc » avec certitude en Anjou dès l’an 845, grâce à des documents d’époque qui portent le sceau de Charles le Chauve (un des petit-fils de Charlemagne).
Puisque dès 845, la présence du cépage Chenin est connue avec certitude à l'Abbaye Saint Maur de Glanfeuil.
La Charte de Charles le Chauve institue la dotation de plants de vigne en faveur de l’Abbaye. Ici, il est appelé Plant d’Anjou.

Au Xème siècle

929
Foulques Ier le Roux prend en 929 le titre de comte d’Anjou.

987
Foulques III Nerra dirige le comté de 987 à 1040, il s’empare des Mauges, du Saumurois et d’une bonne partie de la Touraine, il fait construire le château de Langeais ainsi que la forteresse de Champtoceaux érigée sur un éperon rocheux de soixante-dix mètres de hauteur dominant la Loire et gardant l’Anjou face à la Bretagne.

Le « Chenin B » est appelé « Plant d’Anjou » se répend . Pendant les Xème, XIème et XIIème siècles, des donations sont faites aux couvents et abbayes qui s‘élèvent de toutes parts le long de la Loire et de ses affluents par les Comtes d’Anjou et les Seigneurs de la Région, pour avoir les bonnes grâce de dieu.

Au XIème siècle

1000
Des archives de l'an 1000, attestent de la présence d'un vignoble à Angers

1020
Le vignoble du Clos Saint Nicolas, sur les contreforts de l'Abbaye, à Angers, daterait de 1020, créé par Foulques III Nerra.

1028
En 1028. Foulques-Nerra, comte d'Anjou:, par le titre de fondation de Notre-Dame-du-Ronceray d'Angers, ordonne qu'il y aura quatre prêtres pour servir Dieu et les religieuses, jour et nuit, et donne à chacun de ces prêtres une maison, des vignes et autres héritages; et pour le principal fonds et fondation de l'abbaye donne quarante arpents de vignes, trente arpents de prés et plusieurs biens.

1032
En 1032. Foulques-Nerra, comte d'Anjou, donne à l'abbaye de St-Nicolas des biens temporels, vignes et quelques fiefs et censifs, avec les terres des environs du monastère

1040
Le fils de Foulques III Nerra, Geoffroy II Martel (Contes d'Anjou 1040-1060) a poursuivi la politique d'expansion de son père. Le premier bois planté par Geoffroy Martel, à son retour d'Aquitaine fut le cabernet (franc) sur le territoire de Sainte-Gemmes-sur-Loire à Frémur.

En 1040. Hubert, évêque d'Angers, confirme les fondations faites aux prieurés de Saint-Denis et Saint-Pierre de Doué, qu'il spécifie : la terre de Pierre-Couverte, la terre de Hamon, la terre que laboure Thibault et les vignobles de Soulangé et autres vignes.

1040 à 1045. Charte de Geoffroy-Martel, comte d'Anjou, confirmant une donation à l'abbaye de Saint-Maur de quatre arpents de vigne à Concourson.

1053
1053. Geoffroy-Martel, comte d'Anjou, fonde une collégiale à la chapelle Sainte-Geneviève du château d'Angers; et donne entre autres les vignes, fief et terre
de Bouchemaine, dîmes et appartenances, etc.

1055
En 1055, Geoffroy Martel introduit un plant bordelais (cabernet) sur une terre de l'abbaye du Ronceray d'Angers.

1070
Vers 1070, on trouve trace de donations de vignes à Faye, Bonnezeaux et Fesle par Isambert, seigneur de Thouarcé partant pour Rome aux moines du prieuré de Saint-Jean de Thouarcé (Toarcicius, le nom viendrait d’un homme d’origine germanique : Toawert) dépendant de l'abbaye de Saint-Florent de Saumur.

Au XIIème siècle

1104
1104-1120. La culture de la vigne de Bordeaux, exploitée sur les bords du Loir, aux Fontenelles, par Geoffroy de Baracé.

1130
La Coulée de Serrant fut plantée au 12eme siècle par les Cisterciens

Vers 1130, les moines de l'abbaye de Saint-Nicolas d'Angers plantent un coteau surplombant la Loire qui donnera son nom à « La Roche aux Moines », un ravissant prieuré au creux du vallon de la Coulée et la culture de la vigne se développe .

1140
En 1140, des religieuses bénédictines construisent, dans le bourg de La Possonnière, un couvent nommé « Le Prieuré ». De vastes clos de vigne entourent alors leur bâtisse.

1154
Depuis le règne de Henri II Plantagenêt, devenu roi d’Angleterre en 1154, les vins d’Anjou sont servis à la cour.

Si le vignoble angevin se développe pendant tout le Moyen-Âge, s'installant sous l'égide des monastères sur les rives même de la Loire et autour d'Angers, il acquiert surtout sa renommée à partir des XIIème et XIIIème siècles. Le rayonnement du royaume d’HENRI II et ALIENOR d’Aquitaine permet alors au « vin d'Anjou » d’arriver sur les plus belles tables.

Au XIIIème siècle

1214
Lors de la guerre de Cent Ans, Savennières est le théâtre de plusieurs batailles, dont la plus importante fut celle de la bataille de la Roche-aux-Moines : en 1214, Jean sans Terre assiège le château de la Roche-aux-Moines. Il ne réussit pas à le prendre et est repoussé par Louis, fils de Philippe Auguste, qui devient ensuite le roi Louis VIII.

1226
En 1226, le roi de France Louis VIII meurt et laissa par testament l'Anjou ainsi que le Maine en apanage à Charles Ier d'Anjou (1227-1285)

1227
En 1227. Les chanoines de Saint-Laud, à la suite d'un long procès, pour la conclusion duquel le pape lui-même dut nommer des arbitres, obligent les moines de Savigny à leur payer, à titre de dîmes, sept tonnes de vin à la mesure d'Angers, et du meilleur récolté dans les vignes du Chêne-Couvert et de la Marmitière, en Saint-Barthélémy.

1258
En 1258. Les constitutions de l'abbaye du Mont-Saint-Michel défendaient de mêler du vin de Brion ou de l'eau au vin d'Anjou ou de Gascogne, dont buvaient les moines, à cause de l'âpreté du climat et du site du monastère.

1269
Le 29 octobre 1269, à Angers. Cession judiciaire à Bernard, de Mont-Selve, du domaine de la Forrnière, situé en la paroisse de Saint-Barthélemy-des-Landes, près Angers; composé d'habitation, herbages, pressoir, vignes, terres, etc., savoir : Cinq arpents et demi de vignes, joignant les vignes de Pierre de Labaste d'un des côtés; de l'autre côté, un chemin; d'un bout, les vignes de M. Martin, de la Cité, prestre; joignant encore un demi arpent de vignes à Morice Lenormant d'un des côtés, et de l'autre joignant les vignes de Renault Piélom.

1279
En 1279. Hubert Lanier, bourgeois d'Angers, en fondant le prieuré de la Papillaye, près Angers, donna aux religieux qu'il y établit trois métairies, des vignes et d'autres rentes et domaines .

Au XIVème siècle

Sur la commune de Pellouailles, la culture de la vigne apparaît, vers le XIVème siècle, stimulée par l'inclinaison favorable du terrain formant un vaste coteau au Nord de Pellouailles.

1309
1309. Un titre concerne un arrentement fait par Savigny, de vignes situées à la Corbière, paroisse de Saint-Souvin (Saint-Sylvain).

1315
Vers 1315. Pouvoir donné par Bouchard-de-l'Isle, seigneur de Thouarcé, aux propriétaires et habitants, de chasser et pêcher, moyennant paiement, sur les vignes de la paroisse de Faye et sur les vignes de la paroisse de Thouarcé.

1316
.—14 février 1316.—Donation à l'hôpital d'Angers, par Jean Don Bois, évêque de Dol, dans laquelle sont compris: Dans le fief du comte d'Anjou, des rentes sur un quartier de vignes à Grasillé; un quartier de vignes à Pesmenie, sur les vignes du Haut-Pressoir, près Angers.

—36 mars 1316.—Déclaration de biens acquis en Anjou par Jean, évêque de Vannes: 1° un hébergement, un pressoir et six quartiers de vignes à la Saulaie, près
du chemin d'Angers au Port-Thibault .

1360
Un bêcheur de vigne touche 20 deniers tournois par jour en 1360, 36 deniers en 1361, 24 deniers en 1362.

1370
Les troubles des années 1370, la chevauchée de Robert Knolles à travers le
pays, l'installation des bandes de Du Guesclin ne font qu'empirer la situation.
Les guerres perturbent les voies commerciales et entravent l'écoulement des
vins ; la mévente sévit ; l'aumônerie Saint-Jean accumule les excédents à tel
point qu'à la fin du XI Ve siècle elle a presque une récole d'avance dans ses
caves.

1373
En 1373, l'enquête menée dans les maisons de l'ancien ordre du Temple en Anjou, est très révélatrice de la situation. Presque toutes les maisons laissent leurs clos de vigne en friche. Sans doute la surproduction relative est-elle responsable de la stagnation du prix du vin et l'abondance des récoltes explique-t-elle partiellement le
déséquilibre ; mais la raison primordiale de la rupture économique tient à une
raréfaction de la main-d'oeuvre et à l'augmentation des salaires qu'elle
entraîne.

1385
La régression du vignoble est générale autour d'Angers. L'aumônerie SaintJean qui possédait, en 1359-1363, douze clos de vigne d'une superficie globale de 417 quartiers n'en exploite plus que neuf d'une surface totale de 292 quartiers en 1385. La réduction d'un quart du vignoble est très faible par rapport à bien d'autres domaines.

En réalité la réduction des frais de mise en culture ayant pour corollaire le vieillissement du vignoble amène un effondrement des rendements, et la ruine du vignoble angevin.

Au XVème siècle

Le rendement de 13 à 16 hectolitres à l'hectare ; c'est le rendement moyen au milieu du XVe siècle. Un rendement de 20 à 25 hectolitres à l'hectare ; c'est le rendement des bonnes années du milieu du XVe siècle.

1402
En 1402, le clos de Frémur est en partie cédé au tiers des fruits.

1405
Dans les premières années du XVe siècle, le retour au calme provoque un lent
mouvement de reconstruction. Les paysans accensent de nouveau les quartiers de vignes laissés depuis plusieurs années en friche et en épines.

Au début du XVème siècle la vigne occupe 238 ha du territoire de Pellouailles.

1424
La reprise des hostilités à partir de 1424-1426, les incursions anglaises de 1434, 1439 et 1443 n'ont qu'une influence limitée. Mais la régression est de moindre importance. Sauf dans les régions frontières et dans la banlieue d'Angers, les abandons de longue durée sont rares et touchent surtout les clos seigneuriaux et ecclésiastiques.

1431
Dans la banlieu d'Angers, dès 1431, le prix du déchaussage et de la taille "à façon" est tombé à 2 sous 11 deniers par quartier ; les rémunérations des bêcheurs oscillent entre 15 et 20 deniers par jour.

1433
La suite d'hivers longs et durs de 1433-1434, 1434-1435 et 1437-1438 justifie les modestes rendements constatés.

1440
De 1440 à 1454 et de 1462 à 1467, le climat est au contraire propice : pour 8 très bonnes années et 5 satisfaisantes on n'en compte que 6 très mauvaises.

1444
En 1444, la production se redresse. Nous sommes très loin des bas rendements de la fin du XIVe siècle. On atteint plus de 20 hectolitres à l'hectare.
Mais le facteur déterminant de la reprise est l'abaissement du prix de revient des vignes.

1445
1445. — Les crieurs de vin, à Angers. Le droit de crier vin dans les rues d'Angers est très ancien. Les crieurs de vin formaient une corporation ayant des statuts qui furent confirmés en 1445, par le roi Charles VI. Les crieurs portaient la robe noire et
marchaient en agitant une sonnette; ils s'arrêtaient de vingt pas en vingt pas en criant:
* Si a bon vin frais et novel.
Leurs tournées finies, ils se plaçaient devant la porte du débitant, et par mille facéties forçaient le passant à entrer dans la demeure de leur patron. Les seigneurs d'Anjou faisaient parcourir leurs domaines par des crieurs. Il était d'usage qu'un seigneur, possédant des vignes sur son fief, fit vendre son vin par le crieur.

1450
Dans un mémoire présenté au roi et daté de 1450, le duc d'Anjou se plaint de ce que la traite des vins qui produisait 30 mille à 36 mille livres lors de son institution ne rapporte plus que 15, 18 et 20 mille livres.
Il faudra attendre 1465 pour la voir retrouver ses chiffres d'antan.

1460
Le livre de compte du souverain fait état, vers 1460-1470, d’une production de plus de 300 000 pipes pour Anjou et Saumur (soit 900 000 hl).

1448
C'est en 1448 que les ducs Angevins de la famille des Valois récupérèrent leurs possessions. Le roi René d'Anjou, un des princes les plus cultivés de son temps, né en 1409, marque profondément la province au milieu du XVe siècle. Le "Bon roi René" meurt en 1480 à Aix-en-Provence.
Le Roi René avait écrit : « De tous les vins de nom cellier, Anjou, Lorraine et Provence, Le meilleur est le premier. »

1481
En 1481, après la mort du Roi René, Louis XI récupere l'Anjou.

1482
Louis XI réunit définitivement l'Anjou à la couronne de France en 1482.

L’activité du négoce hollandais qui s’établira aux XVème et XVIIème siècles en des lieux portuaires inoccupés par le négoce traditionnel français, fera prospérer un nouveau vignoble de qualité (vins pour la mer) au détriment d’une partie
du vignoble angevin médiéval de la périphérie d’Angers. Ces vins de la mer, fortement taxés à la douane d’Ingrandes/Loire, lieu de passage obligatoire te limite de l’ancien Duché de Bretagne, étaient par voie de conséquence des vins chers, donc nécessairement de haute qualité pour justifier leur prix. En amont d’Ingrandes ne pouvait donc subsister qu’un vignoble de prestige.

1497
En 1497, il y eut une grande vinée en Anjou, et la qualité du vin fut excellente; ce qui n'avait pas eu lieu depuis vingt-cinq ans. Aussi fut-il planté beaucoup de vignes en cette année.

Au XVIème siècle

1672
A partir de 1672, avec la guerre de Hollande, les échanges entre les deux pays stoppèrent.

1676
Souvent l'époque des vendanges a motivé la fixation des vacances; c'est ainsi que le 29 août 1676, le présidial d'Angers,considérant que la maturité des fruits et la saison des vendanges était plus avancée cette année que les précédentes à cause de la sécheresse, fixa les vacations au 5 septembre au lieu du 15 du même mois que ces audiences avaient coutume de finir. (Guillory Pierre-Constant, Les vignes rouges et les vins rouges en Maine et Loire, Angers, 1861, page7 et 8.)

1688
1688. II. y eut en Anjou une telle quantité de blé et de vin que les propriétaires laissèrent une partie de leurs vignes sans les vendanger, faute de tonneaux.
On se servait de toutes espèces de vases, jusqu'aux coffres qu'on gommait pour les transformer en barriques. Les paysans à qui on offrait du vin à discrétion
et un boisseau de blé par jour, ne voulaient point travailler à ces conditions et préféraient recevoir huit sous d'argent. Le vin se vendait quatre deniers la
pinte, Cette année d'abondance ruina beaucoup de fermiers, qui ne purent écouler leurs produits.

Au XVIIIème siècle

Il faut aussi connaître la réalité des rendements de l’époque. Au XVIIIème siècle, rive droite du Layon : environ 5 hl/ha. Rive gauche : autour de 18 hl.

1709
l’hiver 1709, avec un froid extrême dans une majeure partie de l’Europe, fait quarante-sept morts à Rablay.
1709 restera dans les annales puisque la majeure partie des ceps gèlent.

1765
Dans un mémoire de 1765, Michel Drapeau cite le « chenin » comme étant le plant dominant de l’Anjou.

1767
Depuis la vigile de Noël 1767, jusqu'au lendemain des Rois, 7 janvier 1768, il a fait un froid si cuisant, que de vie d'homme il n'en a fait un pareil, pas même en 1709, qu'arriva le grand hiver ; il est arrivé que dans un cellier les doilles d'un tonneau sont parties et le vin est resté comme un pain de sucre en masse, sans qu'il s'en soit perdu une goutte. Les deux hivers précédents avaient été très-rudes et plus
longs. Les vignes cette année, ont toutes été gelées; le vin a été extraordinairement cher.

1774
En 1774, Monsieur, frère de Louis XVI, autorise la canalisation du Layon afin de faciliter le transport des vins d’Anjou vers la Hollande et l’Europe du Nord.

1776
Les échanges avec la Hollande reprirent sous le règne de Louis XVI avec la canalisation du Layon en 1776 par la Compagnie des Mines de la Houille de St Georges Chatelaison, à l’intention des navires de la compagnie Hollandaise des Indes. Cette canalisation a permis aux bateaux des négociants hollandais de faire la collecte des vins de toute la côte du Layon, qui étaient jusqu’alors transportés avec difficultés par charrois jusqu’au port de Juigné sur Loire.

1787
Un écrit de 1787 qui établit la classification des vins d'Anjou, fait apparaître le "Cru de Maligné" en quatrième position derrière la Coulée de Serrant, Bonnezeaux et Quarts de chaume.

1778
Le vignoble d'Anjou (Saumur compris ) représente une superficie de 26 000 hectares.

1785
En 1785. La récolte du vin fut très-abondante ; on achetait du bon vin 30 livres les deux busses avec les tonneaux.

1788
Le froid a commencé le 22 novembre 1788 et n'a cessé que le 14 janvier 1789. Les vignes ont gelé, dans des endroits moitié, et dans d'autres un grand tiers. Dans la quinte on n'a pas eu de quoi payer la dime. La police a fixé le prix du vin à 2 sous 6 deniers.

1789
La vigne gèle, notamment dans le Segréen (région de Segré), qui, dès lors, va délaisser cette culture.
Dans cette année 1789, il y a eu considérablement de cidre qui a remplacé le vin.

Révolution Française

La « corporation des crieurs de vin » chargés de sillonner les rues pour annoncer le « vin nouveau » disparaît avec la « Révolution Française ».

1790
Le 14 janvier 1790, l'Assemblée nationale décrète que Saumur et le Saumurois feront partie du département de l'Anjou".

Au XIX ème siècle

Dans la première moitié du XIXème siècle, les rendements passent en année moyenne à 15 hl/ha pour les blancs, 20 pour les rouges. Sauf qu’il y a les mauvaises années, très nombreuses. En 1853 ; 3hl/ha à Beaulieu, 2 à Faye …(Le Theule).

1802
William GUTHRIE (1708-1770), géographe anglais, dans la traduction de sa « Nouvelle Géographie Universelle », parue en 1802, précise : « On peut diviser les vins d'Anjou en trois classes. Ceux qui forment la première se recueillent dans les villages de Faye, Saint-Lambert, Rablé, Maligny, Chavagne et Thouarcé dans laquelle se trouve le cru de Bonnezeaux. ».

1834
Présentation par Jean Ackerman est premier vins « mousseux » de Saumur.
Il donnera des conférances à Saumur et Angers, afin d'apprendre aux vignerons la méthode Champenoise.

1830
La commune de Sainte-Gemmes-sur-Loire compte 166 hectares de vignes.

1831
En 1831, Pierre Constant Guillory va créer la Société Agricole et Industrielle de l'Anjou.
Guillory va faire de nombreuses expérimentations dans le vignoble : palissage des vignes sur fil de fer, soufrage de la vigne (en 1847) pour lutter contre l'oïdium...

1838
C'est la Comtesse Ida de Montebise, issue d'une grande famille bourguignonne qui, venue vivre au château de Monteau (Loire-et-Cher) en 1838, introduisit le cépage Gamay en Val de Loire, il se répend en Touraine puis vient en Anjou

Ces nouvelles plantations de vignes rouges se sont naturellement opérées dans les communes où déjà la culture de la vigne blanche existait, et même dans nos vignobles les plus renommés, tels que Martigné, Rablay, Faveraye, la Roche-aux-Moines, Beaulieu, Saint-Barthélémy, Rochefort, Trelazé, Saint-Melaine, etc.
Le plant Breton a été préféré par quelques planteurs qui avaient apprécié ses produits.

1842
Mr Pierre Constant Guillory, en 1842, introduisit le cépage Cabernet Sauvignon à Savennières.

1845
Mr Pierre Constant Guillory, en 1845, introduisit le cépage Gamay à Savennières.

1850
Le vignoble d'Anjou (Saumur compris ) représente une superficie de 30 000 hectares.

1853
En 1853, le rendement est faible : 3hl/ha à Beaulieu, 2 à Faye …(Le Theule).

1855
En 1855, l’oïdium fait son apparition sur la rive gauche du Layon .

1857
Mr Pierre Constant Guillory expérimente de nombreux cépages et surtout le Cabernet franc et le Cabernet-sauvignon dont il recommande la plantation à la place du Chenin en raison d'un mûrissement 15 à 20 jours plus tôt. Pour diffuser ses idées, il fera même distribuer, entre 1857 et 1861, 60000 pieds de Cabernet dans la région.
Ces nouvelles plantations de vignes rouges se sont naturellement opérées dans les communes où déjà la culture de la vigne blanche existait, et même dans nos vignobles les plus renommés, tels que Martigné, Rablay, Faveraye, la Roche-aux-Moines, Beaulieu, Saint-Barthélémy, Rochefort, Trelazé, Saint-Melaine, etc.
Le plant Breton a été préféré par quelques planteurs qui avaient apprécié ses produits.

1860
Selon Guillory, publié en 1860, “les vins blancs d’Anjou et de Maine-et-Loire-les vignobles de la rive droite de la Loire”. 1 334 ha, s’étendant de Bouchemaine à Ingrandes. “Principalement plantées en chenin” et produisant deux sortes de vins blancs, avec un rendement moyen de 9,3 hl/ha. Des vins au “goût de fruit, douceur et mousse”, “mise en bouteille prématurée en février ou mars” ; et “vins secs et légers,(..) ne pas tirer en bouteilles avant le mois de septembre”.

1865
« L’Anjou » doit sa notoriété essentiellement à la production de vins blancs issus du cépage chenin B.
Cependant, dès 1865, les plantations en cépage cabernet franc N ou « plant breton » (plant qui doit alors son nom à son arrivée par bateau par l’estuaire de la Loire située à cette époque dans la région bretonne), puis, un peu plus tard, en cépage cabernet-sauvignon N, vont s’accélérer après la crise phylloxérique.

En 1865, le Dr Guillot parcours le vignoble d'Anjou

1875
En 1875, la collection de cépages de monsieur André Leroy est acquis par la faculté Catholique. Il y avait à Angers, quatres hectares entre la rue Volnay et Rablais.

1876
Le vignoble d'Anjou (Saumur compris ) représente une superficie de 40 000 hectares.

1878
En 1878, la vigne couvre un peu plus de la moitié de la superficie de la commune de Pellouailles.

1879
En 1879, les gelées (-21) : de 40 à 60 % des souches sont détruites. Les vendanges ne font que 10 % des années précédentes.

1881
Le vignoble d'Anjou (Saumur compris ) représente une superficie de 45 000 hectares.

1882
Les activités agricoles ont longtemps conduit le calendrier français. Toujours dans un souci de faire correspondre le secteur agricole à celui de l’enseignement, les vacances d’été au XIXe siècle s’établissent du 5 août au 20 septembre, afin de coller aux vendanges.
Toutefois, les cultures en fonction des régions varient ! En 1882, Jules Ferry décide alors que les vacances d’été correspondront aux dates des récoltes par région. Les préfets ont dorénavant la charge de fixer les vacances d’été en tenant compte de cette variabilité par région de la date des récoltes.

1883
Le phyloxéra arrive en Anjou, c'est à Martigné-Briand qu'il est apparu en premier.
Les vignes très atteintes sont arraché avec une indemnisation.

1885
Le phylloxéra apparaît dans le layon aux environs de 1885-1886.

1889
Monsieur A. Bouchard qui avait conseillé l'arrachage des vignes pour celles très atteintes par le phyloxéra, et le traitement au sulfate de carbonne pour les vignes moins attientes, change de politique car il n'obtient pas les résultats escomptés contre le phyloxéra.
En 1889, c'est le début des « champs d'essais » de vignes greffées avec des variétés Américaines ( à Savennières en 1889, à Chacé en 1890, etc).

1890
Le phylloxéra, en juin 1883, est signalé d’abord à Martigné-Briand. Il va se propager progressivement, jusqu’à atteindre tout le vignoble angevin en 1890, année qui “marque l’effondrement général du vignoble” du Layon.

1893
Le vignoble d'Anjou (Saumur compris ) représente une superficie de 10 000 hectares.

En 1893, Gordon Pirie (1825-1901), propriétaire du Château des Varennes est le premier à replanter la totalité de son vignoble avec du Chenin greffé sur Rupestris.

1895
En 1895, à l'exposition d'Angers, sont présentés les premiers vins obtenus de vignes greffées.

1897
La commune de Sainte-Gemmes-sur-Loire compte 60 hectares de vignes.

1898
L'école supérieur d"agriculture d'Angers dispense à partir de 1898, deux années de cours théoriques et d'exercices pratiques dans les 6 hectares de son vignoble de Belle Beille.

Au XXème siècle

La vinification est principalement orientée, au début du XXème siècle, vers l'élaboration de « rouget », dénomination locale d’un vin léger consommé dans les cafés et constitue la première étape de la mutation du vignoble angevin, avec le développement d’une production importante de vins rosés emblématiques.

1900
Le vignoble d'Anjou (Saumur compris ) représente une superficie de 20 000 hectares.

1902
Création de la station oenologique du Maine-et-Loire, en 1902

L'union des viticulteur de Maine-et-Loire naît en 1902, avec M. Massignon de Saint-Lambert-du-Lattay comme président.

1904
La Confrérie des Sacavins fut fondée en 1904 par le Baron de Grandmaison dans les caves du Château de Montreuil-Bellay. " Quand mon verre est plein, je le vide et quand il est vide, je le plains " (Rabelais)

1905
Création de la réprésion des fraudes en 1905 avec la définition de la notion de « Tromperie sur la marchandise », Loi du 1 août 1905 .
Quiconque, qu'il soit ou non partie au contrat, aura trompé ou tenté de tromper le contractant, par quelque moyen ou procédé que ce soit, même par l'intermédiaire d'un tiers :
- soit sur la nature, l'espèce, l'origine, les qualités substantielles, la composition ou la teneur en principes utiles de toutes marchandises ;
- soit sur la quantité des choses ou sur leur identité par la livraison d'une marchandise autre que la chose déterminée qui a fait l'objet du contrat ;
- soit sur l'aptitude à l'emploi, les risques inhérents à l'utilisation du produit, les contrôles effectués, les modes d'emploi ou les précautions à prendre,
Sera puni d'un emprisonnement de trois mois au moins, deux ans au plus et d'une amende de 1.000 F au moins, 250.000 F au plus ou de l'une de ces deux peines seulement.

1910
Saumur commence a se détacher de l'Anjou viticole, ils créent leur syndicat des vins.

1912
Le vignoble d'Anjou (Saumur compris ) représente une superficie de 38 500 hectares.

1913
Le syndicat des vins d'Anjou lance un concours : trouver un verre pour le vin d'Anjou en 1913.

1914
Le verre à Anjou
est trouvé parmit les 300 projets . Le verre qui sera retenu est celui de Louis Mignot, propriétaire du vignoble de Belle-Rive à Rochefort-sur-Loire.

1918
Regourpement des syndicats de viticulteurs en 1918 sous le nom de « Fédération Générale des Syndicats Viticoles d'Anjou ».

A Pellouaille-les-vignes, la moitié de la superficie communale était plantée en vignes, lesquelles ont permis de récolter 1701 hectolitres en 1918.
Sur les 400 habitants de la commune, 58 exploitent la vigne.

1920
Après guerre, le verre à Anjou est réalisé et commercialisé

En 1920, la verrerie d'Anjou créé la bouteille à vins d'Anjou.

En 1920, le vignoble d'Angers représente 874 hectares.
La commune de Sainte-Gemmes-sur-Loire compte 90 hectares de vignes.

En 1919, le Conseil Municipal demande à ajouter « les Vignes » au nom de la commune. Georges CLEMENCEAU, à la tête du gouvernement français, accepte par décret le 13 novembre 1920, pour témoigner sa reconnaissance aux habitants qui, pendant la Première Guerre Mondiale, ont fourni le pourcentage le plus élevé de vin par rapport à la population lors de la réquisition exercée dans l'arrondissement d'Angers par l'intendance en 1917. Pellouailles devient ainsi Pellouailles-les-Vignes.

1921
En 1925, le Docteur Maisonneuve, dans son ouvrage de référence, l’Anjou ses vignes ses vins donne le chiffre de 1 032 ha plantés rive droite de la Loire, pour un rendement de 11 hl/ ha en 1921, millésime mythique, où Savennières produisit un très beau liquoreux, 10,7 % et 173 g/l de sucres résiduels (Maisonneuve).

1923
Pellouaille-les-vignes par sa production viticole lui avait value une reconnaissance de la nation en 1923 (pendant la "grande guerre" 14-18, la commune avait fourni en vin une armée, largement, vu sa population et Clémenceau avait, sur requête des élus pellouaillais, permis d'ajouter les vignes à son patronyme).

1930
Dans les années 1930, la plantation du cépage cabernet est grande dans le vignoble Angevin.

1936
L'AOC « Anjou » est initialement reconnue par le décret du 14 novembre 1936 (vins tranquilles)
L'appellation d'orgine controlée « Anjou Rosé de Cabernet » est reconnu par décret du 14 novembre 1936.

1938
L'AOC « Anjou » est modifié par le décret du 14 mai 1938 (vins mousseux)

En 1938, le vignoble d'Angers représente 802 hectares.

1939
En 1939, les vacances estivales sont enfin harmonisées sous la IIIe république. La création des congés payés en 1936 par le Front Populaire, tout comme la baisse de l'importance du secteur agricole, permettent cette harmonisation. Les vacances d’été sont donc prolongées de la maternelle au lycée, et s’étendent désormais du 15 juillet au 30 septembre. Même si les activités agricoles ne dominent plus autant que par le passé, des enfants issus de famille travaillant dans le secteur peuvent bénéficier jusqu’en 1981 d’une dérogation : leurs vacances scolaires peuvent être étendues jusqu’au 30 septembre afin d’aider leurs parents pour les vendanges.

1940
A partir des années 1940-1950, la culture de la vigne décline sur la commune de Pellouailles-les vignes. Il n'y alors plus que 5 propriétaires de vignes .

1945
Il y a un grand gel le 1er Mai 1945, qui réduit fortement la prduction de vin du millésime 1945. La quantité de vin est faible et le prix augmente, pour cette année.

1952
En 1952, création du Conseil Interprofessionnel des vins d'Anjou et de Saumur, le CIVAS

1954
L'AOC « Anjou » est modifié en 1954.

En 1954, le vignoble d'Angers représente 708 hectares.

1957
décret du 31 décembre 1957 relatif à « Anjou Rosé de Cabernet »

1958
Dès 1958, Gérard LEROUX avec quelques autres "pionniers", convaincus comme lui de la nécessité de préserver la santé par une alimentation saine et de préserver les sols, il convertissait en bio toutes ses terres (vignes, céréales, et élevage), à Les Verchers S/Layon.

1960
La deuxième étape de cette mutation s’appuie sur l’expérience acquise par les producteurs sur la gestion de cet ensemble végétal. L’observation et l’analyse de la meilleure adéquation entre le cépage et ses sites de plantation, l’appréciation des potentialités de la vendange et la maîtrise des techniques de vinification, ont conduit au développement de la production de vins rouges dès les années 1960.

Dans les années 1960, il ne restera seulement un vigneron sur la commune de Pellouailles-les-vignes.

1964
Décret du 9 mai 1964 relatif à la définition des appellations d'origine contrôlées « Cabernet d'Anjou » et « Cabernet de Saumur » :
* Abrogation du décret du 31 décembre 1957 relatif à l'" Anjou Rosé de Cabernet " et au " Saumur Rosé de Cabernet " et des décrets du 18 octobre 1950 relatifs aux appellations d'origine " Anjou-Coteaux de la Loire-Rosé de Cabernet ", " Coteaux du Layon-Rosé de Cabernet " et " Coteaux de l'Aubance-Rosé de Cabernet "

1970
En 1970, le vignoble d'Angers représente 105 hectares.

1974
Les vins ne peuvent être mis en circulation avec cette appellation sans un certificat délivré par l'institut national des appellations d'origine selon les dispositions du décret susvisé n° 74-871 du 19 octobre 1974 relatif aux examens analytique et organoleptique des vins à appellation d'origine contrôlée.

1978
Le Musée de la Vigne et du Vin d'Anjou a été créé en 1978.

1985
Révision des aires parcellaires de production telles qu'approuvées par l'Institut national de l'origine et de la qualité lors des séances du comité national compétent des 11 septembre 1985.

1989
Le Château de Tigné devient la propriété de l'acteur Gérard Depardieu .

1990
Révision des aires parcellaires de production telles qu'approuvées par l'Institut national de l'origine et de la qualité lors des séances du comité national compétent des 29 et 30 août 1990.

1992
Révision des aires parcellaires de production telles qu'approuvées par l'Institut national de l'origine et de la qualité lors des séances du comité national compétent des 19 et 10 septembre 1992, 4 et 5 novembre 1992.

1994
Révision des aires parcellaires de production telles qu'approuvées par l'Institut national de l'origine et de la qualité lors des séances du comité national compétent des 3 et 4 novembre 1994.

1996
Révision des aires parcellaires de production telles qu'approuvées par l'Institut national de l'origine et de la qualité lors des séances du comité national compétent du 4 septembre 1996

1997
Révision des aires parcellaires de production telles qu'approuvées par l'Institut national de l'origine et de la qualité lors des séances du comité national compétent des 22 et 23 mai 1997

1998
Révision des aires parcellaires de production telles qu'approuvées par l'Institut national de l'origine et de la qualité lors des séances du comité national compétent de 4 et 5 novembre 1998.

1999
L'AOC « Anjou » est modifié par le décret 22 novembre 1999.
En 1999, Le cépage Gamay seul n'est plus autorisé dans l'AOC Anjou, mais il a sa propre appellation : AOC Anjou Gamay
Cette appellation ANJOU GAMAY ( Décret du 22 novembre 1999 ) a été créé afin de bien différencier le vin rouge produit à partir du seul cépage le Gamay de ceux issus du Cabernet Franc et Cabernet Sauvignon.
L'AOC ANJOU GAMAY

Au XXIème siècle

2000
L'inscription du Val de Loire (entre Sully-sur-Loire et Chalonnes) au patrimoine mondial de l'UNESCO en 2000.

Révision des aires parcellaires de production telles qu'approuvées par l'Institut national de l'origine et de la qualité lors des séances du comité national compétent des 3 et 4 février 2000.

2001
Révision des aires parcellaires de production telles qu'approuvées par l'Institut national de l'origine et de la qualité lors des séances du comité national compétent du 11 décembre 2001.

2002
Révision des aires parcellaires de production telles qu'approuvées par l'Institut national de l'origine et de la qualité lors des séances du comité national compétent des 13 et 14 février 2002 .

2005
La production en 2005 est de 100 000 Hl en rouge, 55 000 Hl en blanc et 3 500 Hl en effervescent

La dissolution du CIVAS a été prononcée par ordonnance du 26 mai 2005.
la transmission du patrimoine du CIVAS à l'association INTERLOIRE, suite au traité d'absorption du 16 juin 2000, n'a été effective qu'au jour de l'ordonnance de dissolution du 26 mai 2005.
comité interprofessionnel des vins d'Anjou et de Saumur, dit CIVAS

2006
L'AOC « Anjou Gamay » a une production de 10 000 hectolitres, en 2006.

2007
Révision des aires parcellaires de production telles qu'approuvées par l'Institut national de l'origine et de la qualité lors des séances du comité national compétent du 5 septembre 2007.

En 2007, l'AOC « Anjou Gamay » primeur est vendangé par une vingtaine de producteurs du Maine-et-Loire et des Deux-Sèvres, sur environ 280 hectares de vignobles.

2008
En 2008, la superficie en production est de 2 049 hectares,
qui ont produit 54 558 hectolitres ( en rouge), 2 665 hectolitres ( en mousseux )
et 22 900 hectolitres ( en blanc ). ( source : les douanes )

En 2008, la superficie en production de l'AOC « Anjou Gamay » est de 152 hectares,
qui ont produit 6 184 hectolitres. ( source : les douanes )

2009
RÈGLEMENT (CE) No 607/2009 DE LA COMMISSION
du 14 juillet 2009 - ANNEXE XIV :
Le brut nature est à moins de 3g/litre
L'extra-brut est entre 0 et 6g/litre.
Le but est à moins de 12g/litre.
L'extra-dry est entre 12 et 17g/litre
Le sec est entre 17 à 32 g/litre
Le demi sec est entre 32 et 50g/litre
le doux à plus de 50g/litre

Depuis le 1er Août 2009, l'Union Européenne met en place des réglements viniviticole. Les syndicats de vignerons travaillent sur des cahiers des charges pour faire valoir leur AOC Française.
La désacoolisation est autorisé, l'utilisation de copeaux , ...
Etiquetage :
- L’année de récolte, Millésime :
Il s’agit de l’année à laquelle ont été récoltés au moins 85% des raisins utilisés.
- Cépage :
Il s’agit au moins de 85% des raisins utilisés.

Depuis 2009, les analyses des vins sont conservés par le vignerons ou négociant, pendant une période de 6 mois à compter de la date de conditionnement.

Le ban des vendanges pour les cépages destinés au vin effervescent (Sauvignon, Chardonnay, Pinot Noir ) est fixé au 07 Septembre 2009 et pour le cépage Cabernet Franc au 21 Septembre 2009

En 2009, la superficie en production est de 1 885 hectares,
qui ont produit 60 507 hectolitres ( en rouge ), 4 851 hectolitres ( en mousseux )
et 33 353 hectolitres ( en blanc). ( source : les douanes )
En 2009, la superficie en production de l'AOC « Anjou Gamay » est de 125 hectares,
qui ont produit 6 630 hectolitres. ( source : les douanes )

En 2009, le vignoble d'Angers représente à peine un hectare produit, avec celui du vignoble du Clos Saint Nicolas ( 90 ares ) , qui est sur les contreforts de l'Abbaye, et celui du château d’Angers, plus petit.

En 2009, la commune de Sainte-Gemmes-sur-Loire compte 6 hectares de vignes.

Cahier des charges de l'AOC « Anjou »
Décret n° 2009-1227 du 12 octobre 2009
(JORF n°0238 du 14 octobre 2009 page 16777 ) :

Modification par le décret :
- Le nom de l’AOC « Anjou » est suivi de l’indication « gamay ».

 

 

2010
Le 21 juin 2010, Yves Guégniard est réélu président du syndicat des vins en « Anjou Blanc ».

Il y a quinze vignerons qui élabore un l'AOC « Anjou » est suivi de l’indication « gamay » en Primeur millésimé 2010.
Ils produisent 10 000 bouteilles.
Les lauréats pour l'Anjou Gamay Primeur 2010:
Laurent Blouin, domaine des Hardières, à Saint-Lambert-du-Lattay ;
Roland Chevalier, EARL du Clos de l’Alma, à Saint-Florent-le-Vieil
et Franck Gourdon, du domaine de Pied-Flond, à Martigné-Briand.

2011

En Anjou-Saumur, le ban s'est ouvert le 23 août 2011 pour les cépages Chardonnay, Pinot Noir et Sauvignon blanc, entrant en composition des vins effervescents (Crémant de Loire, Anjou mousseux et Saumur mousseux), avec trois semaines d'avance par rapport à l'an passé.

Il y a dix vignerons qui élabore l' « Anjou » est suivi de l’indication « gamay » en Primeur millésimé 2011.

Cahier des charges des appellations d’origine contrôlées
« ANJOU », « CABERNET D’ANJOU » et « ROSÉ D’ANJOU »
homologué par le décret n°2011-1556 du 15 novembre 2011,
JORF du 18 novembre 2011
Le vignoble d'Anjou est situé au Nord et essentiellement au Sud d'Angers,
dans le Maine et Loire (49) sur 128 communes, ainsi que 14 communes dans les Deux-Sèvres (79) et 9 communes dans la Vienne (86).

2012

Décret n° 2012-655 du 4 mai 2012 relatif à l'étiquetage et à la traçabilité des produits vitivinicoles et à certaines pratiques œnologiques, JORF n°0107 du 6 mai 2012

Les règles pour le «vin biologique» sont applicables à partir du 1er août 2012 .
Les vins issus de raisins de la vendange 2011 et qui auront été vinifiés conformément à la réglementation qui vient d'être votée pourront adopter le terme vin biologique et le logo bio de l'UE à partir du 1er août 2012.

Les vendanges démarrent doucement dans le vignoble Anjou-Saumur. Les premiers bans pour les pinots noir et les cépages chardonnay pour les effervescents ont été publiés les 14 et 17 septembre 2012.

2013
Ban des vendanges 2013, Pour les vins de base à A.O.C. Anjou Mousseux :
- 26 septembre 2013 pour les cépages Chenin et Gamay noir à jus blanc
- 30 septembre 2013 pour les cépages Grolleau gris, grolleau noir

Ban des vendanges 2013, Pour les vins A.O.C. Anjou :
- 26 septembre 2013 pour le Chardonnay et Sauvignon
- 02 octobre 2013 pour le cépage Chenin ( avec tris)
- 07 octobre 2013 pour le cépage Chenin ( sans tris), Grolleau noir et Pineau d'Aunis
- 14 octobre 2013 pour les cépages Cabernet franc, Cabernet Sauvignon

Ban des vendanges 2013, Pour les vin AOC Anjou-Gamay
- 30 septembre 2013 pour le cépage Gamay Noir à jus blanc

2016
Depuis le 1er janvier 2016, les communes de Champ sur Layon, Faye d'Anjou, Rablay-sur-Layon et Thouarcé forme la ville de Bellevigne-en-Layon.

Arrêté du 20 juin 2016 modifiant le cahier des charges des appellations d'origine contrôlées « Anjou », « Cabernet d'Anjou » et « Rosé d'Anjou » homologué par décret n° 2011-1556 du 15 novembre 2011
il est inséré un tiret ainsi rédigé :
« - pour les vins rouges, l'utilisation de morceaux de bois est autorisée pendant la vinification »

Le 12 septembre 2016, les vendanges des chardonnays et pinots ont commencé en
Touraine et en Anjou-Saumur pour les crémant-de-Loire, Anjou et Saumur fines bulles.

2017
Ban des vendanges 2017 est lancé
- le 28 Août 2017 pour le cépage Chardonnay, et le cépage Sauvignon
- le 30 Août 2017 pour les cépages Chenin, Gamay et Pineau d'Aunis.
- le 01 Septembre 2017 pour les Cabernet-franc, Cabernet-sauvignon et Grolleau.

2018
Le 1er juin 2018, le domaine viticole de La Martinière, à Coutures (Maine-et-Loire), est devenu la propriété de la société japonaise Nichifutsu Shoji. Spécialisée dans l'importation au Japon de fournitures françaises pour la boulangerie et la pâtisserie.
L'Anjou accueille son premier vigneron japonais.

Début des vendanges le lundi 27 Août 2018 dans le Val de Loire. Les récoltes commencent pour les pinots noirs, les sauvignons et les chardonnays destinés à l'élaboration des Crémants de Loire, des Anjou blancs et mousseux et des Rosés de Loire.

Ban des vendanges 2018, Pour les vins de cépages chenin :
- VENDREDI 31 AOUT 2018

Le coup d'envoi des vendanges 2018 a été donné le 05 septembre en Anjou-Saumur pour les cépages rouges : Cabernet francs, Cabernet sauvignon, Pineau d'Aunis,...

2019

Cahier des charges des appellations d’origine contrôlées
« ANJOU », « CABERNET D’ANJOU » et « ROSÉ D’ANJOU »
homologué par l’arrêté du 10 octobre 2019 publié au JORF du 19 octobre 2019
En 2019, L'aire de production a été modifiée, elle est sur la moitié méridionale du département de Maine-et-Loire (70 communes), ainsi que sur les franges nord des départements des Deux-Sèvres (14 communes) et de la Vienne (9 communes).

 

Regardez aussi : Histoire de la Vallée de la Loire

 

 

Les Cépages


Appellation d'origine contrôlée « Anjou » :
Cahier des charge du 15 Novembre 2011

AOC Anjou
Vins tranquilles blancs:

- cépage principal : chenin B (ou pineau de la Loire)
- cépages accessoires : chardonnay B, sauvignon B

ENCEPAGEMENT DU VIGNOBLE

La proportion des cépages accessoires est inférieure ou égale à 20 % de l'encépagement

VINIFICATION

La proportion des cépages accessoires est inférieure ou égale à 20 % de l'encépagement

 

AOC Anjou
Vins tranquilles rouges :

- cépages principaux : cabernet franc N, cabernet-sauvignon N ;
- cépages accessoires : grolleau N, pineau d’Aunis N

ENCEPAGEMENT DU VIGNOBLE

La proportion des cépages accessoires est inférieure ou égale à 30 % de l'encépagement ;
La proportion du cépage grolleau N est inférieure ou égale à 10 % de l'encépagement

VINIFICATION

La proportion des cépages accessoires est inférieure ou égale à 30 % de l'encépagement ;
La proportion du cépage grolleau N est inférieure ou égale à 10 % de l'encépagement

 

Avant millésime 2000 : Gamay était autorisé


AOC Anjou
Indication
« gamay »

gamay N

 

AOC Anjou
Vins mousseux blancs


- cépage principal : chenin B (ou pineau de la Loire)
- cépages accessoires :
cabernet franc B, cabernet-sauvignon N, chardonnay B,
gamay N, grolleau N, grolleau gris G, pineau d’Aunis N

ENCEPAGEMENT DU VIGNOBLE

La proportion du cépage chardonnay B est inférieure ou égale à 20 % de l'encépagement.

VINIFICATION

- La proportion du cépage chenin B, dans la cuvée destinée à la prise de mousse, est supérieure ou égale à 70 % ;
- La proportion du cépage chardonnay B, dans la cuvée destinée à la prise de mousse, est inférieure ou égale à 10 %
- Par cuvée, on entend l’ensemble des volumes de vins destinés directement à la mise en bouteille pour la prise de mousse. Elle est constituée d’un vin de base ou d’un assemblage de vins de base

 

AOC Anjou
Vins mousseux rosés

cabernet franc N, cabernet-sauvignon N, gamay
N, grolleau N, grolleau gris G, pineau d’Aunis N



Ampélographie
( Etude des cépages )

Chenin
* C'est un cépage très ancien en Anjou, son origine sera un croisement naturel entre le le Savagnin (cépage du Jura) et le Friulano (cépage de Vénétie en Italie, que l'on appelle en France : La Sauvignonasse)
On connaît le cépage « Chenin blanc » avec certitude en Anjou dès l’an 845, grâce à des documents d’époque qui portent le sceau de Charles le Chauve (un des petit-fils de Charlemagne). Puisque dès 845, la présence du cépage Chenin est connue avec certitude à l'Abbaye Saint Maur de Glanfeuil. La Charte de Charles le Chauve institue la dotation de plants de vigne en faveur de l’Abbaye. Ici, il est appelé Plant d’Anjou.
* Les synonymes :
Agudelo ou Agudillo (Espagne), Anjou, Blanc d’Aunis, Capbreton blanc (Landes), Coué-fort (Gers ), Gros Chenin (Maine-et-Loire et Indre-et-Loire), Gros Pineau (Touraine), Pineau d’Anjou (Mayenne), Pineau de la Loire (Indre-et-Loire), Pineau de Savennières, Pineau de Vouvray, Plant d’Anjou (Indre-et-Loire), Plant de Brézé, Ronchalin, Rouchelein ou Rouchelin (Gironde et Périgord), et Steen (Afrique du Sud).


Cépage Chenin

Chardonnay
Le cépage Chardonnay B provient, d'après les analyses génétiques publiées, d'un croisement entre le Pinot et le Gouais B.
Le chardonnay n'est apparu en France qu'au début du 20e siècle ! Jusqu'à la fin du 19e siècle en Bourgogne, point de trace de ce cépage, il était comfondu avec le pinot blanc. C'est Pierre Galet en 1958 qui a permis de le différencier définitivement du « pinot blanc B ».

Cabernet Franc
cépage Vitis Biturica, ancêtre des cabernets.
Le premier bois planté par Geoffroy Martel, à son retour d'Aquitaine fut le cabernet (franc) sur le territoire de Sainte-Gemmes-sur-Loire, en 1040.
Au XVIIème siècle, Richelieu confie à l’Abbé Breton, officiant à Fontevraud, la mission de replanter la région en Cabernet. Il acquiert en Guyenne des plants de Cabernet Franc qu’il replante autour de l’Abbaye.
Depuis lors, ce cépage s’est fait localement appelé “Breton”.


Cépage : Cabernet Franc

Cabernet Sauvignon
Le cépage « Cabernet Sauvignon » très cultivé en Gironde d'où il serait originaire. Il est issu du croisement entre le cabernet franc et le sauvignon blanc .

Gamay N:
Le cépage Gamay N provient, d'après les analyses génétiques publiées, d'un croisement entre le Pinot et le Gouais B.
Le cépage Gamay est signalé vers 1327 à Millau (Sud-Ouest) et vers 1349 en Bourgogne.
Mutations :
Le gamay teinturier de Bouze est une mutation observée par Caumartin en 1832 sur une souche de gamay noir à jus blanc. Il est originaire du village bourguignon de Bouze-lès-Beaune (Côte-d'Or).
Le gamay fréaux est une mutation observée par Antoine Fréaux en 1841 à Couchey (Côte d'or) sur une souche de gamay de Bouze.

HISTORIQUE

   
845 : le « Chenin blanc » est avec certitude en Anjou
1040 : Le premier bois planté par Geoffroy Martel, à son retour d'Aquitaine fut le cabernet (franc) sur le territoire de Sainte-Gemmes-sur-Loire.
1842 : Mr Pierre Constant Guillory introduisit le Cabernet Sauvignon en Anjou.
1845 : Mr Pierre Constant Guillory introduisit le cépage Gamay en Anjou.
1883 : Le phyloxéra arrive en Anjou, c'est à Martigné-Briand qu'il est apparu
1893 :  Gordon Pirie (1825-1901), propriétaire du Château des Varennes est le premier à replanter la totalité de son vignoble avec du Chenin greffé sur Rupestris.
1930 : la plantation du cépage cabernet est grande dans le vignoble Angevin.
1950 : l'appellation produit du rosé de cabernet
1958 : C'est Pierre Galet en 1958 qui a permis de le différencier définitivement le « pinot blanc B » et le Chardonnay.
1964 : l'appellation ne produit plus de rosé de cabernet
1997 : Grâce à une équipe américaine conduite par Carole Meredith à l'université de Davis, l'analyse ADN du cépage a montré que le chardonnay est un hybride entre le pinot noir et le gouais, un cépage blanc du Moyen Age qui a disparu depuis.
 l'ADN du cabernet Sauvignon est aussi fait, c'est le croisement du « Cabernet Franc » et du cépage Sauvignon.
1999 : Le cépage Gamay seul n'est plus autorisé dans l'AOC Anjou, mais il a sa propre appellation : AOC Anjou Gamay
2009 : Le cépage Gamay seul revient dans l'AOC Anjou, mais son le nom de : AOC Anjou suivit de Gamay
 











 

Sols et Climat

Le sol est principalement composé de Schiste et de sols argilo-schisteux.

 

- L’ « Anjou noir » sur sols sombres de schistes (bordure Sud-Est du Massif Armoricain) est l’aire la plus étendue ;
- L’ « Anjou blanc », sur terres blanches résultant de l’altération de la craie (tuffeau) de l’extrémité Sud-Ouest du Bassin Parisien, est de surface très restreinte.

Le Climat est Océanique

 

 

 

Fiche technique

L'AOC « Anjou » est réservée aux vins tranquilles blancs et rouges et aux vins mousseux blancs et rosés.

Vignoble

Pour les anciens décrets voir : Historique de l'AOC

Quelques informations sur le
Cahier des charges
du 15 Novembre 2011, modifié en 2016

1° Conduite du vignoble


Les vignes présentent une densité minimale de 4 000 pieds à l'hectare.

 

L'irrigation est interdite.

La charge maximale moyenne à la parcelle est fixée
- Vins tranquilles blancs et rouges 10000 kilogrammes / Ha
- Vins mousseux blancs et rosés 12000 kilogrammes par hectare
- Indication « gamay » 10000 kilogrammes par hectare

2° Vendange

Maturité :

Les vins ayant droit à l'AOC « Anjou » présentent une richesse minimal en sucres de raisin (fructose) de:
* 187 grammes par litre de moût, pour les vins blancs
* 180 grammes par litre de moût, pour les vins rouges
* 161 grammes par litre de moût, pour les vins de base destinés à la production de vins mousseux blancs et rosés

Rendement :

Le rendement est de 60 hectolitres par hectare, pour les vins tranquilles.
Le rendement est de 67 hectolitres par hectare, pour les vins mousseux.

Divers :
La date de début des vendanges est fixée par le préfet qui fixe cette date par arrêté ( dispositions de l'article D. 644-24 du code rural.)


Chai


1° Arrivée du Chai

L'aire de production des vins
Les vins sont vignifiés et élevés dans une aire de production limité et défini par le cahier des charges.

Enrichissement
Pour les vins rouges, les techniques soustractives d'enrichissement sont autorisées et le taux maximum de concentration partielle par rapport aux volumes mis en œuvre est fixé à 10 %.

Les vins ne dépassent pas, après enrichissement, le titre alcoométrique volumique de 12,5% pour les vins tranquilles.

2° Vinification
Les vins ayant droit à l'appellation d'origine contrôlée doivent être vinifiés conformément aux usages locaux. Ils bénéficient de toutes les pratiques oenologiques autorisées par les lois et règlements en vigueur.

AOC Anjou
(vins tranquilles)

 

La fermentation malolactique est obligatoirement achevée pour les vins rouges.

pour les vins blancs et rosés : L'utilisation de morceaux de bois de chêne est interdite.
pour les vins rouges, l'utilisation de morceaux de bois est autorisée pendant la vinification (depuis 2016)

Les vins finis présentent une teneur maximale en sucres fermentescibles (glucose + fructose) de :
- vins blancs : 6 grammes par litre
- vins rosés : 4 grammes par litre
- vins rouges : 2 grammes par litre

Les vins rouges susceptibles de bénéficier de l'appellation d'origine contrôlée « Anjou » font l'objet d'un élevage jusqu'au 15 janvier de l'année suivant celle de la récolte.

AOC Anjou
(Vins mousseux)

Les vins présentent un titre alcoométrique volumique naturel minimum de 10,5 % vol., pour les vins de base destinés à la production de vins mousseux blancs et rosés

Les vins de base destinés à l'élaboration des vins mousseux susceptibles de bénéficier de l'appellation d'origine contrôlée sont obtenus dans la limite de 100 litres de moûts débourbés pour 130 kilogrammes de raisins mis en œuvre.

L'utilisation de morceaux de bois de chêne est interdite.

Les vins de base destinés à l'élaboration des vins mousseux obtenus en l'absence d'enrichissement présentent un titre alcoométrique volumique acquis maximum de 12 %.

Les vins mousseux sont exclusivement élaborés par seconde fermentation en bouteilles

L'adjonction de la liqueur de tirage et de la liqueur d'expédition ne peut conduire à augmenter le volume de vin d'un pourcentage supérieur à 2,5 % du volume initial mis en œuvre.

La durée de conservation en bouteilles sur lie ne peut être inférieure à neuf mois.

Les vins présentent un titre alcoométrique volumique total de 13 % vol.(après prise de mousse et avant adjonction de la liqueur d'expédition)

Les vins mousseux sont élaborés et commercialisés dans la bouteille à l'intérieur de laquelle a été réalisée la prise de mousse, à l'exception des vins vendus dans des bouteilles d'un volume inférieur à 37,5 centilitres ou supérieur à 150 centilitres.


3° Contrôles
Le contrôle du respect du présent cahier des charges est effectué par un organisme tiers offrant des garanties de compétence, d'impartialité et d'indépendance, pour le compte de l'INAO, sur la base d'un plan de contrôle approuvé.

Les bulletins d'analyse sont conservés, pendant une période de 6 mois à compter de la date de conditionnement.

 

 

Commercialisation

Etiquette
peuvent être complétés par la dénomination géographique « Val de Loire »

Date de mise en marché à destination du consommateur :
* Vins rouges
A l'issue de la période d'élevage, à partir du 15 janvier de l'année qui suit celle de la récolte
* Vins mousseux blancs et rosés
A l'issue de la période d'élevage minimale de neuf mois à compter de la date de tirage
* Vins blancs
Les vins sont mis en marché à destination du consommateur selon les dispositions de l'article D. 644-35 du code rural.
Le 15 décembre de l'année de récolte ; toutefois, compte tenu de la qualité de la récolte, cette date peut être avancée au 1er décembre par décision du comité régional de l'Institut national de l'origine et de la qualité, après avis de l'organisme de défense et de gestion

Cartes et Photos


Carte situation de l'AOC Anjou , dans le Val de Loire

Situation Géographique de l'Anjou (source: interloire)

Vignoble de Villevêque, Château de Villevêque ( Domaine de la tuffière )

Vignoble d'Angers, le « clos saint Nicolas »
Près du plan d'eau Saint Nicolas, et de l'établissement « Bon Pasteur »

Cépage : Cabernet Franc

Adresses

Syndicat des vignerons

Interloire

37000 Tours

La godeline
49000 Angers

Site Internet :
interloire
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Château de Bellevue

Tijou

49190
St Aubin de Luigné
Tél: 02.41.78.33.11
Château de la Mulonnière

49750
Beaulieu-sur-Layon

Tél. 02 41 78 47 52
Fax : 02 41 78 63 63

Château de Tigné

Gérard Depardieu

 
Site Internet:
chateaudetigne.com

Château du Plessis-Greffier

Cadeau Michel

Huillé
 
Domaine de la tuffière
49140
LUE-EN-BAUGEOIS
Tél. 02.41.45.11.47

Domaine des Chesnaies

Mr et Mme De Cenival
Olivier et Catherine

la Noue
49190
Denée
Tél : 02.41.78.79.80

Domaine des forges

Famille Branchereau

Clos des Forges
49190
Saint Aubin de Luigné
Tél : 02.41.78.33.56
Fax: 02.41.78.67.51
Site Internet:
www.domaine
desforges.net

Domaine DHOMME

Mr DHOMME

Le Petit Port Girault
49290
Chalonnes sur loire
Tel: 02 41 78 24 27
Fax :02 41 74 94 91

Domaine du Rocher Notre Dame
Mrs Bruno et Christophe BROUARD

1 Place Notre Dame
49290
Chalonnes sur loire
Tel: 02 41 66 74 26
Fax: 02 41 78 03 44
Domaine Jo Pithon    

Domaine la croix des loges

Sophie et Christian Bonin

49540
Martigné-Briand
Tél: 02.41.59.43.58
Site internet
domainecroixdesloges

Domaine Moulin Turquais

Françoise et Bruno Vergne

49540
Martigné-Briand
Site Internet
moulinturquais.com

Roland Picherit

49320
Vauchrétien
Tel : 02 41 54 22 77
Teillier Jean-Michel
Concourson sur Layon
 
Vignoble d'Angers, le « clos saint Nicolas »

Vignoble du
« clos saint Nicolas »

ESA Angers

BP 30748
55, rue rabelais, 49007 Angers Cedex 01


tel: 02 41 23 55 55

Vignoble de la Féraudière

Jean-Christophe Fresnais

Montsabert
49320
Coutures
Tél 02.41.57.91.06

Vignoble Delaunay

Didier Delaunay

2 rue des près
49610
Mozé-sur-Louet

Tél : 02.41.45.34.53
Web : www.didier-delaunay.fr
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Caves de la Loire
Brissac
Site Internet
Cavesdelaloire.com

Les nouvelles sur l'appellation

Les évènements

Tous les manifestations sont sur le site de
Oenotourisme en Anjou - Saumur
http://oenotourisme-anjou.over-blog.com/

Manger trop sucré, trop salé, trop gras est dangereux pour la santé - à consommer avec modération.
L’abus d’alcool est dangereux pour la santé - à consommer avec modération.