Fiche sur les vins AOC en France

Montrachet

Situation Géographique
Historique de l'AOC
Cépages
Sols et Climat
La fiche technique de l'AOC
Cartes et Photos
Les adresses

Les nouvelles

 

Situation Géographique

Le vignoble de « Montrachet » est situé dans la région viticole de la Bourgogne,
dans le vignoble de la « Côte de Beaune »,
sur 2 communes du département de la Côte-d'Or (21) :

Chassagne-Montrachet, Puligny-Montrachet

 

L'aire de production est établie en 1937, et modifiée en 1988, 1989.

 

 

Historique

ETYMOLOGIE

Origine du nom :

HISTOIRE

Regardez aussi : L'histoire de la Bourgogne

l remonte avec l'arrivée des Romains.

La « Côte de Beaune » semble avoir porté un vignoble réputé dès les premiers siècles de notre ère.

92
L’édit de l'empereur romain Domitien, en 92, interdisait la plantation de nouvelles vignes hors d’Italie ; il fit arracher partiellement les vignes en Bourgogne afin d’éviter la concurrence.

280
Probus annula l'édit de Dominitien en 280.

Au IVème siècle

Selon les historiens, les vins de Volany étaient déjà connus au 4eme siècle.

312
En 312, un disciple d'Eumène rédigea la première description du vignoble de la Côte d'Or.
La « Côte de Beaune » semble avoir porté un vignoble réputé dès les premiers siècles de notre ère. Au début du IVème siècle, EUMÈNE, rhéteur d’Autun, expose, dans son « Discours à Constantin », le triste état, dû à leur âge, des vignes du « Pagus arebrignus », près de Beaune.

 

Au VIème siècle

570
En 570, « La Côte de Beaune est couverte de vignes », écrit GRÉGOIRE DE TOURS, « …et il n’y a pas de liqueur préférable aux vins de ces coteaux ».

Au XIème siècle

1094
Le titre le plus ancien que l’on retrouve concernant « Puligny » est la charte de donation de l’église à l’abbaye de Cluny, en 1094, sous le règne de PHILIPPE 1er, roi des Francs. Le nom de « Puligny » apparaît ainsi, dans le cartulaire de Cluny, sous le nom « Pulyniacus ».

 

Au XIVème siècle

Le « Montrachet » apparaît dans la famille des « crus » de la « Côte » à partir du XIIIème siècle, ainsi qu’en témoignent les vignes citées au lieudit « Mont Rachaz », mais sans réelle notoriété affirmée.

1349
Vers 1349, lorsque l’on découvre le gamay comme nouveau cépage, les réactions de mécontentement se multiplient. Le nouveau plant, très productif, risque en effet de compromettre la qualité des vins de Bourgogne.

1351
interdiction aux vendeurs de donner un nom qui ne serait pas du pays d'origine du vin sous peine d'amende et de confiscation ( sous le régne de Jean le Bon, roi de France de 1350 à 1364)

1360
ordonnance du conseil du roi ( une ordonnance royale de Jean Le Bon ) qui classe le vin en 3 catégories -vins français (île de France) –vin de bourgogne-vins de grand prix (beaujolais à St Pourçain)

1395
Au 14ème siècle, Philippe-le-Hardi, fit interdire le plant 'Gamay' au profit du 'Pinot' afin de mieux garantir la qualité de nos vins, par l'ordonnance de 6 août 1395, dans le Duché de Bourgogne et ses terres.

Au XVème Siècle

A partir du XVème siècle, les vins dits « de Beaune », produits en fait sur l’ensemble de la « Côte », sont commercialisés dans toute l’Europe. Ils sont l’image de marque du Duché de Bourgogne, à son apogée.
Ce sont des vins rouges, les « pinots vermeils », peu tanniques et capiteux, les seuls capables de voyager.

1416
Par l'édit de 1416, du roi Charles VI fixant les limites de production du vin de Bourgogne ( Voir le texte d'époque à la page: vignoble de Bourgogne en 1416 )
« les vins récoltés en amont du pont de Sens avec ceux du pays de l'Auxerrois comme ceux du pays de Beaunois seront considérés comme des vins de Bourgogne »

Au XVIIème siècle

1685
En 1685, le « ban de vendanges » stipule, qu’au dessus du chemin de couche (ancienne voie galloromaine traversant le finage, du sud au nord) les vignes sont plantées en cépage « noirien » (ancien nom du cépage pinot noir N). Le vin produit à cette époque est un vin non cuvé appelé « clairet ».

Au XVIIIème siècle

Au XVIIIème siècle, le cépage chardonnay B s’implante résolument sur le coteau.

1728
En 1728, l’abbé ARNOUX, auteur d’un ouvrage sur les vins de Bourgogne paru à Londres, parle du « Montrachet » comme « le plus curieux et le plus délicat vin de France ».

1775
COURTEPEE, en 1775, parle du « Mont-Rachet » et précise : « il n’était pas en réputation au commencement de l’autre siècle ».

Au XVIIIème siècle, sous l’impulsion de la famille de CLERMONT-MONTOISON, seigneurs de Chagny, le « cru » prend son essor. Pourtant, même à cette époque, « Montrachet » est partagé entre plusieurs propriétaires, ce qui ralentit la révélation tardive de son potentiel.

1787
En 1787, lors d’un voyage en Bourgogne, Thomas JEFFERSON, futur auteur de la déclaration de l’indépendance des Etats-Unis, futur Président et grand amateur de vins, place le « Montrachet » au même niveau que le « Chambertin », déjà reconnu depuis plusieurs siècles.

1789
Depuis la révolution française de 1789, l’extrême valorisation du patrimoine foncier et la réputation internationale des vins de Bourgogne ont conduit à un très important morcellement des terres.

Au XVIIIème siècle, le négoce-éleveur se développe dans la région bourguignonne, donne aux vins de Bourgogne une image nouvelle et organise leur large diffusion à l’échelle européenne. La « Côte de Beaune » alimente en « vins fins » les maisons de négoce beaunoises, qui tiennent une grande part du marché.

Au XIXème siècle

1816
JULLIEN note d’ailleurs, en 1816, que les vins blancs issus de « Puligny » et de Meursault se vendent couramment sous le nom de « Mont-Rachet », ce qui est à l’évidence un gage de qualité.

1818
En 1818, la production de vin blanc est importante et les productions de montagne se vendent trois fois plus cher que les productions de vins rouges.

1847
Signe d’une image d’excellence bien établie et suivant l’exemple de « Gevrey-Chambertin », en 1847, la commune de Puligny adjoint à son nom celui de son « cru »

1855
En 1855, le Docteur LAVALLE, dans sa monographie sur les vins de la « Côte d’Or », classe le « climat » du « Montrachet » seul en tête de la hiérarchie des grands vins blancs, dans la catégorie enviée des « vins hors ligne ».
Il précise en outre : « Aussi le vin de Montrachet doit-il être considéré comme une
de ces rares merveilles dont il n’est permis qu’à un bien petit nombre d’élus d’apprécier la perfection ».

1860
Depuis le XVIIIème siècle, les vignobles et les fondements de leur qualité sont largement étudiés et nombre d’auteurs fournissent pour la Bourgogne des classifications de « crus ». Le classement effectué par le Comité de viticulture de l’arrondissement de Beaune, en 1860, constitue l’aboutissement de ces études.
Pour chaque commune étudiée, chaque « climat » (nom local des lieudits) planté en « cépage fin » est classé sur une échelle de qualité.
Le classement du Comité de viticulture de l’arrondissement de Beaune, en
1860, relève environ 86 hectares de vignes de « vins fins » dont 42 hectares méritent la « 1ère classe ».

1878
Signe d’une image d’excellence bien établie, les communes de Puligny et Chassagne, en 1878, adjoignent à leur nom celui de leur « cru » le plus prestigieux, devenant ainsi Puligny-Montrachet et Chassagne-Montrachet.

Au XXème siècle

1905
Décret du 1er août 1905 sur la répression des fraudes dans la vente des marchandises et des falsifications des denrées alimentaires et des produits agricoles, en ce qui concerne les vins, les vins mousseux et les eaux-de-vie .

1921
En 1921, un jugement du tribunal de Beaune définit l’appellation d’origine « Montrachet », deux ans seulement après l’adoption de la loi le permettant. Ce jugement officialise ce qui est unanimement admis, quant au mérite des vins, et à la définition de la zone géographique.

1937
l’appellation d’origine contrôlée « Montrachet » initialement reconnue par le
décret du 31 juillet 1937.

1988
Révision de l’aire parcellaire de production telle qu’approuvée par l’Institut national de l’origine et de la qualité lors des séances du comité national compétent des 14 et 15 juin 1988 sur la commune de Chassagne-Montrachet .

1989
Révision de l’aire parcellaire de production telle qu’approuvée par l’Institut national de l’origine et de la qualité lors des séances du comité national compétent des 13 et 14 septembre 1989 sur la commune de Puligny-Montrachet.

Au XXIème siècle

2003
Avec la canicule de 2003, les vendanges débutèrent pour certains domaines cette année-là à la mi-août, soit avec un mois d'avance

2009
Depuis le 1er Août 2009, l'Union Européenne met en place des réglements viniviticole. Les syndicats de vignerons travaillent sur des cahiers des charges pour faire valoir leur AOC Française.
La désacoolisation est autorisé, l'utilisation de copeaux , ...
Etiquetage :
- L’année de récolte, Millésime :
Il s’agit de l’année à laquelle ont été récoltés au moins 85% des raisins utilisés.
- Cépage :
Il s’agit au moins de 85% des raisins utilisés.

2011

Le Cahier des charges défini l'aoc « Montrachet »,
homologué par le décret n° 2011-1531 du 14 novembre 2011,
JORF du 16 novembre 2011

Le vignoble couvre une superficie d’environ 8 hectares, pour une production moyenne annuelle de 350 hectolitres.

2012

Décret n° 2012-655 du 4 mai 2012 relatif à l'étiquetage et à la traçabilité des produits vitivinicoles et à certaines pratiques œnologiques, JORF n°0107 du 6 mai 2012

Les règles pour le « vin biologique » sont applicables à partir du 1er août 2012 .
Les vins issus de raisins de la vendange 2011 et qui auront été vinifiés conformément à la réglementation qui vient d'être votée pourront adopter le terme vin biologique et le logo bio de l'UE à partir du 1er août 2012.

2015
Les « climats » du vignoble français de Bourgnogne sont inscrits au Patrimoine mondial de l’Humanité, a annoncé l’Unesco, le samedi 4 juillet 2015.
Les « climats » du vignoble de Bourgogne sont, eux, « des parcelles de vignes précisément délimitées sur les pentes de la côte de Nuits et de Beaune, au sud de Dijon », précise l’organisation. Ces parcelles donnent chacune un caractère unique au vin.

 

 


Regardez aussi : L'histoire de la Bourgogne

 

 

 



Les Cépages

Appellation d'origine contrôlée « Montrachet » :
Cahier des Charges du 14 Novembre 2011
Pour les vins blancs

chardonnay B.

 

Ampélographie
( étude des cépages )

Chardonnay :
Le cépage Chardonnay B provient, d'après les analyses génétiques publiées, d'un croisement entre le Pinot et le Gouais B.
Le chardonnay n'est apparu en France qu'au début du 20e siècle ! Jusqu'à la fin du 19e siècle en Bourgogne, point de trace de ce cépage, il était comfondu avec le pinot blanc. C'est Pierre Galet en 1958 qui a permis de le différencier définitivement du « pinot blanc B ».

Historique

1349 : Découverte du cépage Gamay en Bourgogne.
1395 : Le cépage Gamay est interdit au profit du « Pinot Noir »
1937 - Décret : Seront néanmoins tolérés dans l'encépagement des vignes            produisant le vin ayant droit à ladite appellation et pendant une durée            maximum de quinze ans, les plants dits de Renevey, étant spécifié qu'à partir            de l'année 1938 ce cépage sera interdit dans toutes les plantations et dans            tous les remplacements.
           L'usage local d'incorporer dans les vignes destinées à produire les vins à            appellation contrôlée un certain nombre de plants blancs
          Pinot blanc ou gris et Chardonnay, dont le pourcentage peut s'élever à 15 %            au maximum, reste autorisé.
1938 : Renevey, à partir de l'année 1938, sera interdit dans toutes les plantations
           et remplacements.
1951 : le cépage Renevey est interdit
1958 : C'est Pierre Galet en 1958 qui a permis de le différencier définitivement
           le « pinot blanc B » et le Chardonnay.
1997 : Grâce à une équipe américaine conduite par Carole Meredith à l'université            de Davis, l'analyse ADN du cépage a montré que le chardonnay est un            hybride entre le pinot noir et le gouais, un cépage blanc du Moyen Age
           qui a disparu depuis.

 

 

 

Sols et Climat

Le sol est composé d'argile et calcaire

Les parcelles délimitées pour la récolte des raisins sont situées sur une étroite bande allongée, perpendiculaire à la pente, au coeur dans une légère concavité, à la partie basse du versant exposé est/sudest et à une altitude d’environ 260 mètres. Cette bande étroite est divisée, par une faille, en deux secteurs d’inégales importances.

La partie basse, la plus importante en superficie, repose sur un fin placage de marnes surmontant un petit niveau (moins d’un mètre) très riche en oxyde de fer, daté du Jurassique supérieur (Oxfordien).

L’ensemble repose sur des calcaires en plaquettes du Jurassique moyen (Callovien). Le colluvionnement a déposé en surface une couche de quelques décimètres de matériaux calcaires et argileux masquant le substrat.

Le sol est rouge, argileux, très caillouteux et bien structuré. Il se caractérise par un ressuyage très rapide après les périodes pluvieuses.
Quelques parcelles, surélevées de quelques mètres, reposent sur des calcaires du Jurassique moyen (Bathonien) très fragmentés, donnant des sols maigres et très pierreux. Ils sont moins riches en argile, et très filtrants.

 

Le Climat est dominé par une tendance océanique fraîche, atténuée par des influences continentales ou méridionales conduites par l'axe Rhône-Saône.

Le caractère océanique se manifeste par un régime pluviométrique modéré et régulier (environ 750 millimètres par an), sans sécheresse estivale affirmée.

Les températures témoignent d'une certaine fraîcheur avec une moyenne annuelle de 10,5°C.

La « Côte », à l'est du massif du Morvan et des plateaux de Bourgogne, bénéficie d'un abri climatique se concrétisant par un avantage thermique ainsi qu'un déficit pluviométrique notable pour la région.

La situation topographique de « Montrachet » induit un mésoclimat particulièrement favorable.
Il est démontré que la dynamique d’écoulement nocturne de l’air, le long du versant, préserve celui-ci des masses d’air froid, et le protège, ainsi, des gelées et de l’humidité.

 

 

 


Fiche technique

L'AOC « Montrachet » est réservée aux vins tranquilles blancs.
Le nom de l’appellation d’origine contrôlée peut être suivi de la mention « grand cru ».

Vignoble

Pour les anciens décrets voir : Historique de l'AOC

Quelques informations sur le
Cahier des charges
du 14 Novembre 2011

1° Conduite du vignoble

Les vignes présentent une densité minimale à la plantation de 9000 pieds par hectare.

La charge maximale moyenne à la parcelle est fixée à 9000 kilogrammes par hectare.

L’irrigation est interdite.

2° récolte

Maturité

Les vins présentent un titre alcoométrique volumique naturel minimum de 12 %.

Ne peuvent être considérés comme étant à bonne maturité les raisins présentant une richesse en sucre inférieure à 195 grammes par litre de moût.

Rendement

Le rendement est fixé à 48 hectolitres par hectare.

Le rendement butoir est fixé à 54 hectolitres par hectare.

Divers

La vendange est protégée de la pluie pendant son transport et lors de sa réception.


Chai

1° arrivée au Chai

L'aire de production des vins
Les vins sont vignifiés et élevés dans une aire de production limité et défini par le cahier des charges.

Enrichissement
- Après enrichissement, les vins ne dépassent pas le titre alcoométrique volumique total de 14,5 %.

2° Vinification
Les vins ayant droit à cette appellation contrôlée devront provenir des raisins récoltés à bonne maturité et vinifiés conformément aux usages locaux, ils bénéficieront de toutes les pratiques oenologiques actuellement autorisées par les lois et règlements en vigueur.


- L’utilisation de morceaux de bois est interdite

- Les vins font l’objet d’un élevage au moins jusqu’au 15 juin de l’année qui suit celle de la récolte


3° Contrôles
Le contrôle du respect du présent cahier des charges est effectué par un organisme tiers offrant des garanties de compétence, d'impartialité et d'indépendance, pour le compte de l'INAO, sur la base d'un plan de contrôle approuvé.

Les bulletins d'analyse sont effectués et conservés par le vignerons ou négociant, pendant une période de 6 mois à compter de la date de conditionnement.

 



Commercialisation

Etiquetage

L’étiquetage des vins bénéficiant de l’appellation d’origine contrôlée peut préciser l’unité géographique plus grande « Vin de Bourgogne » ou « Grand Vin de Bourgogne ».

Mise en vente
A l’issue de la période d’élevage, les vins sont mis en marché à destination du consommateur à partir du 30 juin de l’année qui suit celle de la récolte.


 

 

Cartes et Photos


Carte du Vignoble de la Bourgogne

 

 

Adresses

     

 

 

Les nouvelles sur l'appellation

   

 

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L’abus d’alcool est dangereux pour la santé - à consommer avec modération.