Vins : Madiran

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Histoire du vins : Madiran


Situation Géographique

Historique de l'AOC

Cépages

Sols et Climat

La fiche technique de l'AOC

Cartes et Photos

Les adresses


Situation Géographique

Le vignoble de l'appellation d'origine contrôlée « Madiran » est situé dans la région viticole du Sud-Ouest.

L'AOC « Madiran » est situé dans les départements du Hautes Pyrénées (65), du Gers (32) et des Pyrénées Atlantiques (64) , sur 37 communes :

- le Gers avec 3 communes
- les Hautes-Pyrénées avec 6 communes
- les Pyrénées Atlantiques avec 28 communes.

Aire géographique : La récolte des raisins, la vinification, l'élaboration et l'élevage des vins sont assurés sur le territoire des communes suivantes :
* Département du Gers:

Cannet, Maumusson-Laguian, Viella.

* Département des Pyrénées-Atlantiques :

Arricau-Bordes, Arrosès, Aubous, Aurions-Idernes, Aydie, Bétracq,
Burosse-Mendousse, Cadillon, Castetpugon, Castillon (canton de Lembeye), Conchez-de-Béarn, Corbère-Abères, Crouseilles, Diusse, Escurès, Gayon, Lasserre, Lembeye, Mascaraàs-Haron, Moncaup, Moncla, Monpezat,
Mont-Disse, Portet, Saint-Jean-Poudge, Séméacq-Blachon,
Tadousse-Ussau et Vialer.

* Département des Hautes-Pyrénées :

Castelnau-Rivière-Basse, Hagedet, Lascazères,
Madiran, Saint-Lanne et Soublecause.



l'air A.O.C.« Madiran » se confond avec celle du « Pacherenc du Vic Bilh » et entre également dans l'aire A.O.C. Béarn .

La zone géographique est située au sud et à l’ouest de l’Adour, sur le piémont sud des Pyrénées. Elle s’étend sur un secteur de coteaux appartenant à 5 grandes crêtes parallèles, orientées globalement nord-sud.
Elle est limitée à l’est par la vallée alluviale de l’Adour et à l’ouest par un grand plateau limoneux homogène. Plus au nord, les échines continuent jusqu’à l’Adour mais perdent de l’ampleur.
Au sud, les plateaux froids et limoneux prennent de l’ampleur et l’altitude croît. Les vignes sont disséminées sur les pentes dans un système de polyculture-élevage où la culture du maïs et l’élevage occupent une place prépondérante. Les versants les plus pentus sont souvent boisés.

Elle comprend 37 communes réparties sur trois départements contigus : les Pyrénées Atlantiques (28 communes), les Hautes Pyrénées (6 communes) et le Gers (3 communes).

 

 

Historique

 

ETYMOLOGIE

Origine du nom :
L'étymologie probable du nom de la commune serait Mata (méchant) où les Maures auraient été écrassés.

HISTOIRE
Regardez aussi :
L'histoire du vignoble du Sud-Ouest

Madiran fait partie de ces anciens vignobles, antérieur à la conquête romaine et probablement apportés par les marins carthaginois jusqu'au Portugal.

Au IIIème siècle

au III° siècle, le vin s’appelait «Mansus Irani»

À l'époque gallo-romaine, les vignes sont très présentes et le vin également, comme en témoignent les vestiges locaux de l'époque, notamment la mosaïque du IIIe siècle de la villa de Taron qui représente une vigne. Le commerce du vin est également florissant mais demeure surtout local.

Au XIème siècle

Les premiers documents écrits sur le vignoble datent du XIème siècle et révèlent que les congrégations religieuses sont à l'origine du développement de la vigne.

1030
Les moines de l'abbaye de Marcilhac-sur-Célé (Lot) fondent un prieuré à Madiran.
La véritable structuration du vignoble débute avec la fondation du monastère de Madiran en 1030.
Le vignoble s'attachera une image de vin des pèlerins en raison de sa position sur le chemin jacquaire.

Au XIIème siècle

Très vite, la renommée du vin de Béarn sera assurée par les pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle empruntant la voie Aire-sur-l'Adour-Lescar, passant par Saint-Mont et Madiran. Il est donc devenu naturellement un vin des pèlerins et un vin de messe.

Le vin de Madiran est appelé "vin de curé" entre le XIIème et le XIVème siècle.
Il devient le vin des Pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle qui traversent la région du Vic Bilh (vieux pays).

Au XIIIème siècle

Les archives du Prieuré de Madiran permettent d’affirmer qu’au début du XIIIème siècle, la vigne est omniprésente dans l’aire et participe de façon significative aux échanges commerciaux locaux.

Au XIVème siècle

1360
La légende veut que l'occupation de Madiran par le Prince Noir, qui devint en 1360 le Prince d'Aquitaine, permît aux Anglais de découvrir le vin de Madiran.
Certains le croient alors largement exporté en Angleterre, mais il semble qu'il ait en réalité plutôt été l'objet d'un commerce intense avec les vallées pyrénéennes.

Au XVème siècle

L’ouverture, dés le XVème siècle, de marchés spécifiques aux vins rouges concentrés et tanniques, à fort potentiel de garde, a orienté les vignerons dans leur pratiques.

Dès le XVème siècle un commerce suivi avec la Bigorre et les Pyrénées par la vallée de l’Adour se met en place. Il est attesté par de nombreux contrats, comme l’indique Francis Brumont : « de nombreux marchands bigourdans et béarnais fréquentent assidument nos quartiers pour y acquérir le précieux breuvage dont leurs cantons étaient dépourvus » (« Madiran et Saint-Mont. Histoire et devenir des
vignobles. 1999).
Ce commerce dure jusqu’au développement des voies de communication au XIXème
siècle. Les vignerons échangeaient leur vin rouge contre du bois puis des pierres de construction qui sont encore aujourd’hui visibles dans certaines grosses fermes anciennes ou demeures de négociants en vin. La demande des montagnards concerne des vins rouges colorés et corsés.

Au XVIème siècle

Les registres notariés des XVIème et XVIIème siècles montrent que les vignes rouges étaient cultivées selon un mode de conduite proche du mode de actuel du XXème siècle (plantation en rangs, densité proche de 4 000 pieds par hectare, palissage haut), ce qui est à l’époque un gage de qualité.

Au XVIe siècle, les vignes sont alignées en rangées, elles sont « échalassées » et entourées de haies.

1569
destructions anglaises : en 1569, l’armée de Montgomery détruit par le feu une bonne partie de l’église abbatiale. Les madiranais mirent 30 ans à la reconstruire.

La révocation de l’Edit de Nantes en 1569 conduit à la fuite de nombreux béarnais protestants vers le nord de l’Allemagne et la Hollande, renforçant ainsi les échanges commerciaux.

Au XVIIème siècle

Au cours du XVIIème siècle un nouveau marché s’ouvre pour les vins rouges de la région de Madiran :
ils sont vendus pour être transportés et consommés aux Antilles Françaises. Les corsaires bayonnais en buvaient une partie au passage. Leur concentration et leur potentiel de conservation au delà d’un an en font des vins aptes à supporter le long transport maritime et les températures élevées à l’arrivée.
Ces deux grands débouchés, Pyrénées et Antilles, ont orienté la production vers des vins colorés, concentrés et tanniques, à fort potentiel de garde.

Au XVIIe, avec la Renaissance, des novations techniques voient aussi le jour. On essaye ainsi des « piquepouls », c’est-à-dire de la vigne basse.

A cette époque, paradoxalement, le rouge est peu présent, sauf, hors zone, vers St Mont, Riscle et Lupiac

1688
Dès 1688, les Hollandais chargent mille à sept mille tonneaux. Viennent ensuite les pays du Nord, avec cinq cents à deux mille tonneaux

Au XVIIIème siècle

Au XVIIIe, le rouge et le blanc doux se développe, à la faveur de nouveau mode de conduite en hautin qui représente rapidement 50% des modes de culture de la vigne. Ne plus faire de la vigne basse est alors synonyme de meilleure qualité.

C.Dralet affirme alors « les vins de Madiran étaient produits par les vignes hautes, sur quoi il est à remarquer que celles qui sont en espalier, sur un terrain caillouteux, donnent le vin le plus précieux, connu sous le nom de vin de primeur ».

1744
le nom de « Madiran », terme cité pour la première fois en 1744.
Le vin de Madiran ,en tant qu’appellation, est cité pour la première fois en 1744, dans un règlement des échevins de Bayonne.

1750
En 1750, alors qu’il s’agit face à ce développement des échanges de tracer une nouvelle route entre Aire et Tarbes, la pression du village, allié à des voisins comme Viella, permet d’imposer un tracé qui passe à Madiran, assurant ainsi l’essor économique.

Les clients hollandais ont dès le XVIIIe siècle porté leur choix sur les vins blancs « doux ». Dans la réponse des producteurs à cette demande, entre même une recherche précoce des vendanges tardives et des effets bénéfiques du botrytis, à l'imitation de ce qui se faisait dès 1750 à Montbazillac et dans le Sauternais.

1757
Aux XVIIIème et XIXème siècles, les vins sont vendus sous le nom de « Madiran » et ont acquis une grande notoriété. Les vins de Madiran sont notamment
mentionnés dans la cargaison de la frégate « La Victoire », en avril 1757, comme le rapporte Francis Brumont dans son ouvrage déjà cité.
Dans ce secteur, la vigne fournit alors l’essentiel des revenus, ce qui le distingue des régions voisines.
Elle reste cependant une culture parmi d’autres, dans un système de polyculture vivrière et d’élevage.

Le vignoble a atteint 5 000 ha à la fin du XVIIIème siècle. La taille des domaines viticoles croit, même si le Madirannais reste un pays de petites propriétés où une part importante de la terre appartient aux paysans. Quelques notables et petits nobles locaux participent au développement du commerce.

A la fin du XVIIIème siècle les cépages utilisés sont peu nombreux : au Fer N et au Bouchy (Cabernet franc N), implantés très anciennement, s’est ajouté le Tannat N, cépage très coloré et tannique, qui s’est développé en liaison avec la demande des marchés.

1783
Le cépage Tannat est mentionné pour la première fois en 1783.

1784
L’encépagement de l’époque : Il faut se référer à l’enquête de l’intendant de Guyenne Dupré de St Maur en 1783-1784. Ce qui est alors remarquable, c’est le petit nombre de cépages rencontrés.
En rouge, on n’en rencontre que deux, ce qui est alors gage de qualité car on vendange alors à mâturité ;
- le tanat « un raisin noir, sa feuille est ronde, peu piquée et de couleur rouge ».
- le mansenc, « ce raisin est un peu plus noir que le précédent, sa feuille moins rouge est plus piquée ». On l’appelle alors parfois teinturier, car il permet d’avoir un vin « noir » dont sont demandeurs les principaux clients des vins de Madiran, les consommateurs des vallées pyrénéennes.

Mais le développement des routes va aussi amener des concurrents : Bergerac, Tursan d’où une petite crise fin XVIIIe

Au XIXème siècle

Le négoce se développe au XIXème siècle et c’est lui qui défini, par sa zone de collecte, l’aire de production des vins appelés Madiran.
Au XIXe, le vignoble va voir sa superficie légèrement progresser jusqu’au milieu du siècle, puis décliner lentement suite aux crises de l’oïdium (1854) et du mildiou (1860)

1816
Au début du XIXe siècle, le Madiran est déjà un vin de longue garde grâce à ses tannins. En 1816, un client réclame à son négociant bayonnais une barrique de 1802 !

1826
En 1826, un courtier de la région expédie cinq cent une barriques de vin de MADIRAN à Paris.

1841
En 1841, des plants de tannat sont expédiés pour la collection du Jardin des plantes de Paris.

1854
crises de l’oïdium en 1854

1860
Vers 1860, le docteur Guyot signale le tannat N comme un cépage nouvellement introduit.

crises du mildiou en 1860

1890
l’arrivée du phylloxera à partir de 1890.

1894
A son apogée, en 1894 avant la crise du phylloxéra, le vignoble atteignit 1392 hectares .

1895
Le phylloxéra attaque fortement le vignoble de Madiran vers 1895

1899
En 1899, le vignoble de Madiran a une superficie de 450 hectares

Au XXème siècle

1900
Les autorités attribuent 1000 pieds greffés par producteur en 1900. A cette occasion, le tannat devient majoritaire.

1906
La crise pholoxérique réorganise le vignoble et le Syndicat est créé en 1906.

1907
la première délimitation du terroir Madiran en 1907.

1909
Une commission officielle de délimitation du madiranais est institué par décret du 23 décembre 1909. Ludger NABONNE fait valider une aire restreinte par la commission et le préfet.

1920
M. Laburthe à Maumusson généralise en 1920 sa mise en bouteille après 3 ans de vieillissement en tonneaux.

1927
Frédéric Laplace devient propriétaire récoltant au château d’Aydie.
Il est le premier à donner vie au vignoble de ce château en lui faisant prendre une place prépondérante

1936
La première cave coopérative est fondée à Diusse en 1936 par sabin Oulié

1940
Au XXème siècle, le vignoble à fortement décru en surface sous l’effet des maladies cryptogamiques, des deux guerres puis de l’avancée de la culture du maïs.

Demande de l'AOC refusée suite d’une demande isolée en 1940.

1942
Le syndicat des viticulteurs présidé par Bernard NABONNE (le fils de Ludger, par ailleurs propriétaire du château d’Usseau) fait alors une demande conjointe avec le syndicat viticole du vic bilh (qui ne se qualifiait pas encore de pacherenc) en 1942, après la perte d’une demande isolée en 1940.

1948
Le 10 juillet 1948, l'Aoc Maridan est reconnue pour les vins rouge et Pacherenc du Vic Bihl pour les vins blancs.
Après une première tentative de M. Nabonne, maire de Madiran, qui ne fut pas couronnée de succès, l’AOC Madiran est reconnue par décret en 1948, avec une aire de production quasiment identique à celle d’aujourd’hui : seule la commune de Viella est rajoutée en 1966.

Le décret de 1948 impose des critères de qualités garants de l’appellation :
- rendement maximum de 25 hl/ha
- vieillissement en fût de 33 mois minimum, ce qui expliquera les difficultés au départ à produire du Madiran 54 producteurs en 1949, car il faut avoir la trésorerie pour attendre et stocker. La durée sera progressivement abaissée et les cuves tolérées. (24 mois en 1959, 20 en 1962, 12 en 1966)
- la proportion de tannat ; entre 30 et 70% en 1948. 30 et 50 en 1966, 40 et 60 en 1997

1949
Il y a 54 producteurs de vins de Madiran en 1949

1950
La cave coopérative de Crouseilles est créée en 1950.

1959
En 1959, modification du décret
vieillissement de 24 mois minimum en 1959 (33 mois en 1948)

1960
Dans les années 1960 on assiste aux premières mises en bouteille, avant les vins étaient vendu en barrique.

1961
Le vignoble du domaine « Clos Fardet » a été recréé en 1961 par "Eugène Moutoué Fardet" . Un vignoble plus ancien avait existé, puisque le pressoir date de 1923.

1962
En 1962, modification du décret
vieillissement de 20 mois minimum en 1962 ( contre 24 mois en 1959)

1963
Première commercialisation en bouteille au château d’Aydie, en 1963.

1966
Nouvelle modification du décret de l'AOC Madiran :
- la commune de Viella est rajoutée à l'AOC Maridan en 1966.
- l'élevage du vin est réduit à 12 mois en 1966.

La cave coopérative de Saint-Mont, créée en 1948 sur la commune de Viella, vinifie du Madiran. L’entrée de Viella en 1966 dans l’appellation en fera un des premiers producteurs de Madiran.

1980
Dans les années 80, sous l’impulsion de quelques pionniers, l’appellation amorce un véritable virage vers la production de vins de qualité. Ils comprennent que pour être plus qualitatifs il faut conduire le cépage à contre nature et faire intervenir l’homme à la vigne comme au chai afin d’obtenir des vins souples et racés.

1987
Une date limite de mise sur le marché du millésime : pas avant le 1er novembre de l’année qui suit la récolte (décidé en 1987)

1992
Le décret de 1992 impose :
- rendement maximum de 55 hl/ha (25hl/ha en 1948)

1998
En 1998, année du cinquantenaire de l’appellation Madiran , le « Clos Fardet » est ainsi né sur la commune de Madiran, parmis les 50 vignerons indépendants du vignoble. Aujourd’hui, c'est le dernier vigneron indépendant sur la commune de Madiran.

 

Au XXIème siècle

2001
Les Producteurs Plaimont et la Cave de Crouseilles, qui représentent 55 % de la production de Madiran, en 2001.

2008
le vignoble de Madiran a une superficie de 1 273 ha en 2008

2009
Depuis le 1er Août 2009, l'Union Européenne met en place des réglements viniviticole. Les syndicats de vignerons travaillent sur des cahiers des charges pour faire valoir leur AOC Française.
La désacoolisation est autorisé, l'utilisation de copeaux , ...
Etiquetage :
- L’année de récolte, Millésime :
Il s’agit de l’année à laquelle ont été récoltés au moins 85% des raisins utilisés.
- Cépage :
Il s’agit au moins de 85% des raisins utilisés.

2010
Au total ce sont cinquante-six, châteaux et domaines avec la cave de Plaimont qui sont reconnus comme producteurs de madiran par le syndicat de l'appellation, en 2010.

En 2010, l’appellation compte 1 360 hectares

2011

Cahier des charges de l'AOC « Madiran »
ledécret n° 2011-1823 du 7 décembre 2011,
JORF du 8 décembre 2011

Depuis le début des années 1980 le vignoble s’étend régulièrement et lentement pour atteindre en 2011 une superficie de 1 300 ha, vinifiés presque à part égale entre les caves particulières et coopératives.

2012

Décret n° 2012-655 du 4 mai 2012 relatif à l'étiquetage et à la traçabilité des produits vitivinicoles et à certaines pratiques œnologiques, JORF n°0107 du 6 mai 2012

Les règles pour le « vin biologique » sont applicables à partir du 1er août 2012 .
Les vins issus de raisins de la vendange 2011 et qui auront été vinifiés conformément à la réglementation qui vient d'être votée pourront adopter le terme vin biologique et le logo bio de l'UE à partir du 1er août 2012.


Madiran représente 180 vignerons, 130 coopérateurs et 50 privés sur 1 350 hectares de madiran, en 2012.

Les prix de la vigne en Sud-Ouest : les vignes de Madiran à 18 000 € l'hectare, en 2012.

2013
On compte environ 200 vignerons produissant du Madiran, en 2013.
Sur le total de l’appellation (1 400 ha), le Tannat couvre 780 ha, le Cabernet franc représente 450 ha, le Cabernet sauvignon 140 ha et le Fer Servadou 30 ha.

2017
Les premières machines ont investi les cépages dès lundi 28 août 2017. Mais cette année, la récolte ne sera pas mirobolante. La faute aux périodes de gel et à la grêle qui ont fortement touché certains vignobles courant printemps/été 2017.
Toujours à cause du froid, les vignobles au sud de la Garonne (Madiran, Saint Mont, Jurançon, Béarn…) vont perdre entre 10 et 15 % de leur production par rapport à 2016.

2018
Le château de Crouseilles accueille la traditionnelle Fête des vendanges ce dimanche 9 septembre 2018.
Les vignerons affiliés au groupement Plaimont Producteurs (IGP Côtes de Gascogne, AOC Saint-Mont, AOC Pacherenc du Vic-Bilh et AOC Madiran) songent activement à leurs vendanges. Le groupement Plaimont Producteurs annonce une ouverture pour les cépages de rouge on sera plutôt vers le 25 septembre 2018.

Vers le 08 octobre 2018, près de 80 vendangeurs arpentaient les vignes d'Alain Brumont, à Madiran, (il y en avait tout autant dans les autres parcelles, notamment à la Tyre) pour cueillir le tannat.

2019
Nous voilà bientôt fin septembre. Le climat est encore doux, les vignes rougeoient doucement et les raisins se gorgent de sucre. C’est l’heure des vendanges !
14 octobre 2019 - Climatiquement inédite, cette cuvée 2019 laisse augurer d'un très bon millésime en Madiran où les récoltes sont terminées.

2020
Le Tannat arrive à maturité à la fin de l’été à Madiran. Les vendanges commencent à Madiran, a partir du 07 septembre 2020.
Le 12 septembre : Vendange de la première parcelle du millésime 2020. Sécateurs à la main, bottes chaussées aux pieds, venez récolter nos premières grappes de Tannat à deux pas du Château de Crouseilles.
Le 30 septembre, pour le madiran du Château Montus, c'est le Clap de fin pour les vendanges 2020.



Regardez aussi : L'histoire du vignoble du Sud-Ouest


 



Les Cépages

Appellation d'origine contrôlée « Madiran » :
cahier des charges du 07 décembre 2011
Vin rouge

cépage principal : tannat N

cépages accessoires :
cabernet franc N, cabernet-sauvignon N et fer N.

Encépagement du vignoble

La conformité de l’encépagement est appréciée sur la totalité des parcelles de l’exploitation produisant le vin de l’appellation d’origine contrôlée.
La proportion du cépage tannat N est comprise entre 60 % et 80 % de l’encépagement.
Cette obligation ne s’applique pas aux opérateurs producteurs de raisins ne vinifiant pas leur production, exploitant moins de 1,50 hectare en appellation d’origine contrôlée et dont l’encépagement comporte obligatoirement le cépage tannat N.

Vinification

Le cépage tannat N représente au moins 50 % de l'assemblage des vins.

 

Historique

Fer Servadou (Pinenc).

Cabernet Franc (Bouchy)

Tannat
Le terme Tannat vient de la langue d'oc Tanat, de tan tanin, c’est-à-dire « tanné », ce qui s’explique soit par sa richesse en tannin.
Ce cépage fait partie de la famille des Cotoïdes originaires du Sud Ouest.
Il est mentionné pour la première fois en 1783.
On l’appelle parfois Moustroun (ou Moustrous) dans les Landes ou Bordelais noir (propre aux bordes, métairies, et non à Bordeaux) en Tursan.
Le Tannat a une parenté avec le Manseng Noir.
la proportion de tannat ; entre 30 et 70% en 1948. 30 et 50 en 1966, 40 et 60 en 1997

Fer N et au Bouchy (Cabernet franc N), implantés très anciennement

Au XVIIIème siècle s’est ajouté le Tannat N

au XIXe, D’autres cépages se rencontreront : Crouchen, malbec, queue-forte, crouahort, grand piec, peit piec

1900 : Les autorités attribuent 1000 pieds greffés par producteur.
           A cette occasion, le tannat devient majoritaire.
1948 : la proportion de tannat ; entre 30 et 70%
1966 : la proportion de tannat ; entre 30 et 50 %
1977 : la proportion de tannat ; entre 40 et 60 %
2009 : Le cépage tannat N représente au moins 50 % de l'assemblage des vins.

 

 

 

Sols et Climat

Le sol
Quate côtes orientées Nord-Sud présentent des sous-sol à base d'argiles plus ou moins calcaires.
Les versants Sud-Est présentent des sols à Grepps (Alois), concrétion Ferro-magnésifères surmontées de Boulbènes pauvres.
Les versants Sud-Ouest sont composées de zones d'argiles à galets bien drainant.
Les Hauts côteaux peuvent être argilo-calcaires ou argilo-silicieux .

Les échines du Madirannais sont essentiellement constituées de molasse datant du tertiaire : il s’agit de dépôts continentaux issus de l’érosion des Pyrénées, assez diversifiés mais surtout formés de marnes et de quelques bancs calcaires discontinus qui apparaissent en bas de coteaux.

Au sommet de ces molasses se sont déposées des argiles à graviers puis une nappe alluviale à galets, aujourd’hui située en position sommitale.

Ces formations ont subi l’érosion tout au long du Quaternaire, aboutissant à la
création des cinq échines séparées par des vallées dissymétriques caractéristiques de la Gascogne : les versants en pente fortes, orientées vers l’ouest laissent apparaître la molasse à bancs calcaires. Les versants doux, orientés vers l’est sont recouverts de limons éoliens soliflués et mélangés aux dépôts sous-jacents.

Sur les plateaux, au sommet des échines, la nappe à galets est recouverte également
d’une épaisse couche de limons éoliens, sauf sur leurs bordures où les galets affleurent puis colluvionnent sur les pentes. Les sols associés sont de deux grands types : des sols argilo-calcaires développés sur la molasse dans les pentes ouest et des sols lessivés acides (appelés boulbènes) sur les pentes douces et les plateaux.

Les boulbènes sont souvent humides et profondes, sauf quand elles sont
enrichies en graviers ou galets.

La végétation marque nettement les différences de sols : les chênes pédonculés et les landes acides s’étendent largement sur les sols lessivés acides et sur les sols argileux peu calcaires alors que les chênes pubescents et les pelouses sèches se développent sur les sols calcaires souvent localisés en bas de coteaux pentus orientés vers l’ouest.

 

Le Climat est océanique

Un climat relativement homogène, doux et assez humide règne sur toute l’aire. Son caractère océanique provoque des hivers assez doux et des printemps frais et humides.

Une légère tendancecontinentale s’observe avec des étés et des automnes chauds et souvent secs.

En fin d’été et en automne, le vent du sud chaud et sec, de type « foehn », souffle en moyenne 1 jour sur 3.

 

 

 


Fiche technique

L'AOC « Madiran » est réservée aux vins rouges tranquilles.

Vignoble

Pour les anciens décrets voir : Historique de l'AOC

Quelques informations sur le
Cahier des charges
du 7 décembre 2011

1° Conduite du vignoble

Les vignes présentent une densité minimale de 4 000 pieds à l’hectare.

Les vignes sont taillées soit en taille courte (cordon de Royat), soit en taille Guyot simple ou double,
avec un maximum de 15 yeux francs par pied.

Quelle que soit la technique de taille, le nombre de rameaux fructifères de l'année par pied, après floraison (stade phénologique 23 de Lorenz), est inférieur ou égal à :
- 10 pour le cépage tannat N ;
- 12 pour les cépages accessoires.

Les vignes sont obligatoirement conduites en « palissage plan relevé ».

Charge maximale moyenne à la parcelle
- La charge maximale moyenne à la parcelle est fixée à 10 000 kilogrammes par hectare.
- Lorsque l’irrigation est autorisée conformément aux dispositions de l’article D. 645-5 du code rural et de la pêche maritime, la charge maximale moyenne à la parcelle des parcelles irriguées est fixée à 9 000 kilogrammes par hectare..

Le pourcentage de pieds de vigne morts ou manquants, visé à l'article D. 644-22 du code rural, est fixé à 15 %.

L'enherbement des tournières est obligatoire

L’irrigation peut être autorisée

 

2° Vendange

Maturité :
Les vins proviennent de raisins récoltés à bonne maturité.

Ne peuvent être considérés comme étant à bonne maturité les raisins présentant une richesse en sucres inférieure à 198 grammes par litre de moût pour le cépage tannat N et inférieure à 189 grammes par litre de moût pour les autres cépages.

Les vins présentent un titre alcoométrique volumique naturel minimum de 11, 5 %.

Rendement :
Les rendements sont fixé à 55 hectolitres par hectare.

Le rendement butoir visé à l'article D. 644-25 du code rural est fixé à 60 hectolitres par hectare.

rendement maximum de
En 1948 : 25 hl/ha
En 1992 : 55 hl/ha


Chai

1° arrivée au Chai

Aire de proximité immédiate

L'aire de proximité immédiate, définie par dérogation pour la vinification, l'élaboration et l'élevage des vins, est constituée par le territoire des communes suivantes du département du Gers : Labarthète, Riscle et Saint-Mont.

Enrichissement
Les techniques soustractives d'enrichissement (TSE) sont autorisées dans la limite d'un taux de concentration maximum de 10 %.
Les vins ne dépassent pas, après enrichissement, un titre alcoométrique volumique total de 14 %.

2° Vinification
Les vins sont vinifiés conformément aux usages locaux.

L'éraflage de la vendange est obligatoire.

La teneur en acide malique est inférieure ou égale à 0, 4 gramme par litre sur les lots de vins prêts à être commercialisés en vrac ou conditionnés.

Tout lot de vin commercialisé en vrac ou conditionné présente une teneur en sucres fermentescibles (glucose + fructose) inférieure ou égale à 3 grammes par litre pour les vins dont le titre alcoométrique volumique naturel est inférieur ou égal à 14 % et inférieure ou égale à 4 grammes par litre pour les vins dont le titre alcoométrique volumique naturel est supérieur à 14 %.

Les vins font l'objet d'un élevage au minimum jusqu'au 15 octobre de l'année qui suit celle de la récolte.
A Savoir :
En 1948 vieillissement en fût de 33 mois minimum.
La durée sera progressivement abaissée et les cuves tolérées.
(24 mois en 1959, 20 mois en 1962, 12 mois en 1966)


3° Contrôles
Le contrôle du respect du présent cahier des charges est effectué par un organisme tiers offrant des garanties de compétence, d'impartialité et d'indépendance, pour le compte de l'INAO, sur la base d'un plan de contrôle approuvé.

 

Commercialisation

Date de mise en marché à destination du consommateur.

Les vins ne peuvent être mis en marché à destination du consommateur qu'à partir du 1er novembre de l'année suivant celle de la récolte.



Cartes et Photos, Vidéos


Carte du Vignoble du Sud-Ouest

Vidéo de la 29ème fête des vins de Madiran en 2012
   

 

Adresses

L'Interprofession des Vins du Sud-Ouest
31321
Castanet Tolosan
Site Internet
www.france-sudouest.com/
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xxxxxxxxxxxxxxxxxx
Château Arricau Bordes    
Château Barréjat    
Château Bouscassé    
Château d'Aydie    
Château de Crouseilles    
Château de Diusse    
Domaine Berthoumieu   Tél: 05 62 69 74 05

Site Internet
domaine-berthoumieu
Domaine des Bories    
Domaine Tailleurguet    
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Cave du Madirannais    
Producteurs Plaimont    
     
     















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