Fiche sur les vins AOC en France

Saint-Péray

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Situation Géographique

Le vignoble de l'appellation d'origine contrôlée « Saint-Péray » est situé dans la région viticole de la Vallée du Rhône.

Le vignoble de l'appellation d'origine contrôlée « Saint-Péray » est situé sur les 2 communes du département de l’Ardèche : Saint-Péray et Toulaud

La zone géographique de l’appellation d’origine contrôlée « Saint-Péray » se situe sur la rive droite du Rhône, face à la ville de Valence.
Elle est délimitée sur seulement 2 communes du département de l’Ardèche : Saint-Péray et Toulaud.
Son vignoble, inscrit dans la partie septentrionale de la zone géographique de l’appellation d’origine contrôlée « Côtes du Rhône », en est le plus méridional.


 

 

 

Historique

ETYMOLOGIE :
Origine du nom

le nom de la commune de Saint-Péray vient de « Saint-Pierre d’Ay » (Saint-Pierre de l’eau) qui devient,
en 1794, sous la Révolution, « Péray-Vin Blanc »

Le village de Saint-Pierre-d’Ay devient « Saint-Peray » sous l’influence du patois.

Regardez aussi : L'histoire de la Vallée du Rhône

HISTOIRE :

Un vaste domaine viticole appartenant à une famille gallo-romaine de la gens Atius prospéra entre Rhône et la montagne de Crussol. Après les invasions barbares, les survivants se réfugièrent dans les ruines de la « villa rustica » et ce hameau prit le nom d'Atacium.

Au Xème Siècle

Les plus anciennes traces écrites de cette culture sur le lieu exact de Saint-
Péray remontent au Haut Moyen-Âge (an 928, donation d’une vigne au monastère de Cluny ; an 969, donation d’une vigne à l’Abbaye de Saint-Chaffre du Monastier,…).

Au XVème siècle

1415
Des actes de vente datés du XVème et du XVIème siècle, qui tous citent des noms de lieux-dits voués à la vigne (1415 : Vigne au quartier de Putier…) témoignent de l’extension du vignoble sur le territoire de la commune de Saint-Péray.

1436
La taxe du vin faite à Valence de 1436 à 1549 permet d’établir l’existence du commerce de ces vins désignés sous le nom générique de « Vinum ».

1461
Jusqu’en 1461, le Rhône constitue une réelle frontière car le Dauphiné n’est pas encore rattaché à la France.
De fait, les vins de la région de Saint-Péray comme tous les vins du Vivarais (Ardèche) sont essentiellement commercialisés dans l’arrière-pays, en rive droite du Rhône, et ce grâce aux muletiers qui franchissent les montagnes en direction du Gévaudan, du Velay et jusqu’en Auvergne.
Le vin sert alors de monnaie d’échange contre le blé de ces contrées.

 

Dès la fin du XVème siècle, la distinction écrite faite entre « vinum album » (vin blanc) et « vinum claratum » (vins clairet) confirme l’existence de la production de vins blancs dans la région de Saint-Péray.
Ces vins considérés comme des produits de luxe sont offerts à des hôtes prestigieux (cadeau au Comte de Crussol ou à l’évêque de Valence).

Au XVIIème Siècle

Dans des actes du XVIIème siècle, les vins de « Saint-Péray » sont d’ailleurs dits « pétillants seuls ».

Au XVIIIème Siècle

1730
En 1730, cette vertu naturelle « le vin blanc, fait avec les raisins récoltés à Saint-Péray mousse naturellement » est d’ailleurs exploitée par un négociant dont le caviste champenois a l’idée de réaliser une seconde fermentation en bouteilles des vins tranquilles.

1762
Le curé DODE écrit en 1762 que le territoire de la commune de Saint-Péray produit : « du vin blanc qui a de la réputation et qui est souvent très bon surtout lorsqu'il est bien choisi; du vin rouge communément assez mauvais, parce qu'on ne luy destine que les mauvais endroits ».

 

A la fin du XVIIIème siècle, l’ouverture du Canal de Briare permet de relier la Loire à la Seine ouvrant ainsi le marché parisien.

Au XIXème Siècle

1825
En 1825, Alexandre Faure, négociant à Saint-Péray, fit venir un caviste champenois et lui demanda d’élaborer un mousseux.

1826
Le premier essaie du Saint-Péray effervescent en méthode champenoise a été élaborée en 1826 dans les caves du château de Beauregard

1828
il semble que l’usage de rendre mousseux une partie des vins de « Saint-Péray » se perde pour être redécouvert seulement au XIXème siècle par un viticulteur nommé Louis Alexandre FAURE qui, en 1828, expérimente sur cent barriques une méthode de prise de mousse. A l’époque cette innovation est unique dans la vallée du Rhône.

1829
En 1829, jusque-là tranquille, Saint-Peray se fait aussi mousseux.
En 1829, le premier bouchon de Saint-Peray pétillant saute au pied du château de Crussol.

Un document établit avec certitude la date de cet évènement : une lettre datée du 11 mars 1829 et écrite par Louis Faure à son neveu en tournée d'affaires à Édimbourg.
« Tu apprendras sans doute avec plaisir que notre opération à champagniser les cent barriques vin blanc de Saint-Péray se poursuit très bien et nous doutons pas de la réussite... Ce premier essai de prise de mousse a été effectué dans les caves du château de Beauregerd et nous avons donc aussi notre Hautvillers : cette fierté s'ajoute à celle d'être la première localité viticole après la Champagne à produire en France des vins mousseux. »

En l'absence de toute législation, la Maison Faure Père & fils commercialisa ses cuvées sous le nom de « Champagne Saint-Péray »

1841
Simultanément, la commercialisation du prestigieux vin blanc se développe grâce à un négoce dynamique qui passe de 7 à 14 maisons entre 1841 et 1846. Durant cette période faste, le « Saint-Péray mousseux » bénéficie d’une grande réputation et fait partie des vins mousseux les plus chers de France.

1850
Les Faure obtinrent vers 1850 le brevet de « Fournisseur officiel de la Cour d'Autriche » puis en 1867 celui de la « Cour d'Angleterre ».

1874
Avec les dégâts liés au phylloxéra, en 1874, les récoltes sont déficitaires et quelques producteurs et négociants se laissent tenter par le recours à l’introduction de raisins noirs à jus blanc pour l’élaboration des vins mousseux.

1877
En 1877, Richard WAGNER écrit de Bayreuth à un négociant de Saint-Péray pour lui commander « une centaine de bouteilles de mousseux sec ».

1881
Une monographie de 1881 intitulée « Les Clefs de la cave » écrite par le Docteur J.-P. DES VAULX atteste aussi d’une réputation solide assise sur la primauté des vins de « Saint-Péray » parmi les grands vins blancs : « mettons ici en tête de notre liste le vin blanc mousseux de Saint-Péray…ce vin jouit d’une renommée car il est extrêmement délicat et sa couleur ressemble à des rayons mis en bouteille ».

 

Le vignoble est patiemment reconstitué et le vin recouvre sa réputation d’antan.

Au XXème siècle

Au début du XXème siècle, le vin blanc mousseux représentait l’essentiel de la production, avec environ 90% du volume, mais depuis la production du vin blanc tranquille se développe régulièrement.

1903
Dans l’encyclopédie VIALLA-VERMOREL de 1903, Gaston FOEX apporte une preuve incontestable du caractère endémique de ces deux cépages, souvent confondus en raison de leur ressemblance ampélographique : « La roussanne malgré le nom de « plant de Saint-Péray » qui lui est parfois donné (sans doute par confusion avec la marssanne) est très peu répandu dans la commune ».

1908
Le 26 Avril 1908 est créé le « Syndicat de Défense Viticole des Grands Vins Blancs de Saint-Péray » dont le but premier est de lutter, notamment, contre ces pratiques frauduleuses.

1905
Décret du 1er août 1905 sur la répression des fraudes dans la vente des marchandises et des falsifications des denrées alimentaires et des produits agricoles, en ce qui concerne les vins, les vins mousseux et les eaux-de-vie .

1921
Le « Nouveau manuel du sommelier et du marchand de vin » écrit par P. MAIGNE (édition de 1921) parle toujours en termes très élogieux des vins de « Saint-Péray »: « Les bons vins blancs de l’Ardèche sont fournis par l’arrondissement de Tournon. Sous ce rapport le territoire de Saint-péray sur la rive droite du Rhône….occupe le premier rang. Ils sont délicats, spiritueux, et ont un goût très agréable qui leur est caractéristique, ainsi qu’un parfum de violette très prononcé ».

1933
Commune de Toulaud : aire parcellaire délimitée comprenant les parcelles figurant dans le jugement du tribunal civil de Tournon, en date du 3 mars 1933.

1955
En 1955, la motorisation apparaît dans l'agriculture.

1936
l’appellation d’origine contrôlée « Saint-Péray », initialement reconnue par le décret du 8 décembre 1936, il devient l'une des 9 premières Appellation d’Origine Contrôlée.

1969
Commune de Saint-Péray : révision de l'aire parcellaire délimitée approuvée par l’Institut national de l’origine et de la qualité lors de la séance du comité national compétent du 12 février 1969.

1990
En 1990, à l'initiative de Gérard Mallen, a été créée la Confrérie du Saint-Péray .

Au XXIème siècle

2009
C'est la fin d'un usage qui remontait au Moyen-Age: en Bourgogne, il n'y a plus de ban des vendanges. Les viticulteurs sont libres de décider eux-mêmes du jour où ils commencent à cueillir les raisins.

Depuis le 1er Août 2009, l'Union Européenne met en place des réglements viniviticole. Les syndicats de vignerons travaillent sur des cahiers des charges pour faire valoir leur AOC Française.
La désacoolisation est autorisé, l'utilisation de copeaux , ...
Etiquetage :
- L’année de récolte, Millésime :
Il s’agit de l’année à laquelle ont été récoltés au moins 85% des raisins utilisés.
- Cépage :
Il s’agit au moins de 85% des raisins utilisés.

2010
La roussanne B localement dénommée « Roussette » ou « plant de Saint-Péray » ne représente, en 2010, que 8% des surfaces plantées.

Le vignoble compte, en 2010, environ 75 hectares plantés pour une production annuelle moyenne de 2100 hectolitres. Une trentaine de metteurs en marché interviennent dont une vingtaine de domaines particuliers, une dizaine de négociants – propriétaires et une cave coopérative.

2011

Cahier des charges de l’appellation d’origine contrôlée « Saint-Péray »
homologué par le décret n°2011-1547 du 14 novembre 2011,
JORF du 17 novembre 2011

 


Regardez aussi : L'histoire de la Vallée du Rhône

 

 

 

Les Cépages

Appellation d'origine contrôlée « Saint-Péray » :
Cahier des Charges du 14 novembre 2011
Vins blancs :
marsanne B et roussanne B.

Historique

Roussanne
La roussanne B localement dénommée « Roussette » ou « plant de Saint-Péray »

1874 : Avec les dégâts liés au phylloxéra, lesnégociants se laissent tenter par le
          recours à l’introduction de raisins noirs à jus blanc
1903 : la roussanne (appelé aussi « Plant de St-Péray » ) et marsanne
           sont souvant confondus.
2010 : la roussanne B représente, en 2010, que 8% des surfaces plantées.

 

 

 

 

Sols et Climat

Le sol est granitique

Le substratum est en majorité d’âge primaire (socle granitique du Massif Central) mais à l’ère secondaire, d’importants apports marins se sont déposés pour donner naissance à un massif calcaire dont l’érosion ultérieure n’a laissé que la montagne de Crussol, coiffée des ruines du château éponyme.

A la fin de l’ère tertiaire, le Rhône s’est engouffré entre la côte du Massif Central et la montagne de Crussol dans le fossé d’effondrement qui rejoint Toulaud, où s’écoule aujourd’hui le Mialan.

Dans ce paysage contrasté, le vignoble est installé sur des sols de dépôts calcaires, argilo-calcaires et granitiques

 

Le Climat est semi-continentale

Si l’influence méditerranéenne se retrouve, notamment par la présence de chêne vert, jusque dans la végétation spontanée des pentes bien exposées, le climat est qualifié de « Lyonnais » et présente ici la particularité d’être légèrement plus frais que celui dont bénéficie le vignoble pourtant voisin de l’appellation d’origine contrôlée « Cornas » en raison, notamment, d’un vent froid (la Bise) qui emprunte la vallée du Mialan largement ouverte au nord.

 

 

 

 

Fiche technique

L'AOC « Saint-Péray » « Saint-Péray » est réservée aux vins blancs tranquilles et aux vins blancs mousseux.

Vignoble

Pour les anciens décrets voir : Historique de l'AOC

Quelques informations sur le
Cahier des charges
du 14 Novembre 2011

1° Conduite du vignoble

Les vignes présentent une densité minimale à la plantation de 4000 pieds par hectar

Les vignes sont conduites soit sur échalas, soit en « palissage plan relevé ».

La charge maximale moyenne à la parcelle est fixée à 9000 kilogrammes par hectare.

2° Vendange

Maturité :
Ne peuvent être considérés comme étant à bonne maturité les raisins présentant une richesse en sucre inférieure à :
- 144 grammes par litre de moût pour les vins de base destinés à l’élaboration de vins mousseux ;
- 161 grammes par litre de moût pour les vins tranquilles.

Rendement :
Le rendement est fixé à :
- 45 hectolitres par hectare pour les vins tranquilles ;
- 52 hectolitres par hectare pour les vins mousseux.

Divers :

Chai

1° Arrivée en cave

L'aire de production des vins
Les vins sont vignifiés et élevés dans une aire de production limité et défini par le cahier des charges.

Enrichissement
- Les vins tranquilles ne dépassent pas, après enrichissement, le titre alcoométrique volumique total de 13 % ;
- Les vins mousseux, après prise de mousse, ne dépassent pas, en cas d’enrichissement du moût, le titre alcoométrique volumique total de 11,50 %.

2° Vinification:
Les vins ayant droit à cette appellation contrôlée devront provenir des raisins récoltés à bonne maturité et vinifiés conformément aux usages locaux, ils bénéficieront de toutes les pratiques oenologiques actuellement autorisées par les lois et règlements en vigueur.

L’utilisation de morceaux de bois est interdite.

Les vins mousseux sont exclusivement élaborés par seconde fermentation en bouteilles ;
- Le tirage en bouteilles dans lesquelles s’effectue la prise de mousse est réalisé à partir du 1er décembre qui suit la récolte.
- Les vins mousseux sont élaborés et commercialisés dans les bouteilles à l’intérieur desquelles a été réalisée la prise de mousse, à l’exception des vins vendus dans des bouteilles d’un volume inférieur ou égal à 37,5 centilitres ou supérieur à 150 centilitres.
- Les vins mousseux sont mis en marché à destination du consommateur à l’issue d’une période d’élevage de 12 mois minimum à compter de la date de tirage.

 

3 ° Contrôles
Le contrôle du respect du présent cahier des charges est effectué par un organisme tiers offrant des garanties de compétence, d'impartialité et d'indépendance, pour le compte de l'INAO, sur la base d'un plan de contrôle approuvé.

Les bulletins d’analyse sont conservés pendant une période de 6 mois à compter de la date de conditionnement ou de la date de tirage.

 

 

Commercialisation

Etiquetage

L’étiquetage des vins mousseux bénéficiant de l’appellation d’origine contrôlée peut préciser l’unité géographique plus grande « Vignobles de la Vallée du Rhône »

Date de mise en marché à destination du consommateur.

- Les vins mousseux sont mis en marché à destination du consommateur à l’issue d’une période d’élevage de 12 mois minimum à compter de la date de tirage.

 

Cartes et Photos


Carte du Vignoble de la Vallée du Rhône

 

 

Adresses

Domaine du Biguet

Thiers
Jean Louis et Françoise

07130 SAINT-PERAY
 
Domaine du Tunnel    

 

 

 

 

 

Les nouvelles sur l'appellation

Célébration de la SAINT-VINCENT 2014

pensez à réserver votre dimanche 12 Janvier 2014, afin de venir partager en notre compagnie la journée consacrée à la fête de Saint-Vincent.


A 10h30, la messe sera célébrée en l'église du village, suivie d'une dégustation de nos vins blancs offerts par les viticulteurs.

La statue de Saint-Vincent, prendra ensuite la direction de Châteaubourg pour y être accueillie durant une année sur le Domaine des frères COURBIS.

Le repas, sur réservation, sera servi en ce même lieu, par le traiteur "Le Mas Provençal" de Chabeuil (26).


Pour plus de renseignements et réservation, contacter G. CHABANIS au : 04.75.43.56.12.

Date limite de réservation : 31 Décembre 2013.

 

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