Fiche sur les vins AOC en France

Costières de Nîmes
Anciennement appelé « Costières du Gard » (1957-1989)

Situation Géographique
Historique de l'AOC
Cépages
Sols et Climat
La fiche technique de l'AOC
Les adresses
Les nouvelles
Cartes et Photos

 

 

Situation Géographique

Le vignoble de l'appellation d'origine contrôlée « Costières de Nîmes » est situé dans la région viticole de la Vallée du Rhône.

Géographiquement dans le Languedoc-Roussillon mais plus rattaché par ses caractéristiques aux Côtes du Rhône

L'AOC « Costières de Nîmes » est situé sur 24 communes dans le département du Gard (30) :

Aubord, Beaucaire, Beauvoisin, Bellegarde, Bernis, Bezouce, Bouillargues,
(Le) Cailar, Caissargues, Garons, Générac, Jonquières-Saint-Vincent,
Lédenon, Manduel, Meynes, Milhaud, Nîmes, Redessan, Rodilhan,
Saint-Gilles, Sernhac, Uchaud, Vauvert, Vestric-et-Candiac.

 

 


Historique


ETYMOLOGIE
Origine du nom :

La « costière » sur laquelle se fonde la zone géographique de l’appellation d’origine contrôlée « Costières de Nîmes » est un terme géographique désignant un plateau caillouteux, parfois ondulé, qui s’inscrit entre la Vistrenque (dépression de Nîmes suivie par le Vistre)

HISTOIRE

Au milieu du VIIIe siècle avant notre ère, les Grecs de Rhodes s’installent sur la côte méditerranéenne de ce qui n’est pas encore la Gaule. Ils donnent leur nom au Rhône (Rhodano) et fondent les cités d’Hérakléa (Saint-Gilles-du-Gard) et de Rhodanousia (en face d’Arles).

V Siècle AV J-C

Environ 5 siècles avant notre ère, les Grecs implantent la vigne et l’art de la cultiver dans la région.

II Siècle avant J-C

Les Romains vont, quant à eux, en assurer le développement. La « Narbonnaise », province créée en 118 avant notre ère, et qui s’étend de Vienne, sur le Rhône, jusqu’aux Pyrénées, est à la base de l’extension de l’Empire romain en Gaule. Des amphores, alors produites près de Beaucaire, ont été retrouvées jusqu’en Italie, et témoignent du dynamisme du commerce des vins de la région à cette époque.

Au IIIème siècle

280
Après l’annulation du décret d’interdiction sur les vignes en Gaule, en 280, Cassius Severanius, gouverneur de la Narbonnaise, ordonne de replanter massivement le vignoble du pagus nemensis (Costières).

Au VIIIème siècle

A partir du VIIIème siècle, les moines développent de vastes vignobles autour des abbayes. Les Bénédictins d’abord, sous l’impulsion de BENOIT d’ANIANE, et plus tard les Cisterciens, préservent les pratiques vigneronnes héritées de l’époque romaine. L’abbaye de Saint-Gilles, haut lieu religieux d’alors, a même le privilège de livrer ses vins aux papes installés à Avignon.

Au XIVème siècle

Au XIVe siècle, les vins de Saint-Gilles, de Nîmes et de la Costière sont parmi les plus prisés de la Cour pontificale d’Avignon. Jean XXII fait venir son « vin nouveau » de Saint-Gilles, Nîmes et Beaucaire. Quand, en 1367, Urbain V quitte Avignon pour Rome il se fait envoyer par le port d’Arles une cargaison de vin de Nîmes et de Beaune[5]. De retour en Avignon, Grégoire XI fit lui aussi approvisionner ses celliers par les vins de la Costière.

Au XVIème siècle

la fin du XVIème, OLIVIER DE SERRES (Théâtre de l’agriculture) cite la réputation des vins de la région de la commune de Beaucaire. A la même époque est attestée une vente, à des négociants de Hambourg, de plusieurs centaines de muids provenant de la commune de Saint-Gilles.

Au XVIIIème siècle

1703
Créé par François de Posquières en 1703, l'Ordre de la Boisson de la Stricte Observance n'a survécut que cinq années après le décés de son fondateur en 1735.

1740
l'Ordre de la Boisson de la Stricte Observance a pratiquement disparue en 1740

1774
En 1774, un état de production en muids, par la communauté du diocèse de Nîmes, atteste que Saint-Gilles, avec 3135 muids, est la deuxième localité productrice, après Nîmes.

Au XIXème siècle

1815
En 1815 le directeur des impositions indirectes du Gard (Tableau de produits de vins pendant l’année 1814) fait état de l’indication de noms de « crus de qualité supérieure » où figure Saint-Gilles avec la production la plus forte.

1864
Le Docteur GUYOT indique que le vaste plateau « depuis Saint-Gilles jusqu’à Beaucaire offre de très bon vignobles, dont les vins sont tous très généreux et très solides… » (Viticulture du Sud-est de la France - 1864).

A la fin du XIX° siècle le phylloxéra détruit les vignes.


Au XXème siècle

1905
Création de la réprésion des fraudes en 1905 avec la définition de la notion de « Tromperie sur la marchandise », Loi du 1 août 1905 .
Quiconque, qu'il soit ou non partie au contrat, aura trompé ou tenté de tromper le contractant, par quelque moyen ou procédé que ce soit, même par l'intermédiaire d'un tiers :
- soit sur la nature, l'espèce, l'origine, les qualités substantielles, la composition ou la teneur en principes utiles de toutes marchandises ;
- soit sur la quantité des choses ou sur leur identité par la livraison d'une marchandise autre que la chose déterminée qui a fait l'objet du contrat ;
- soit sur l'aptitude à l'emploi, les risques inhérents à l'utilisation du produit, les contrôles effectués, les modes d'emploi ou les précautions à prendre,
Sera puni d'un emprisonnement de trois mois au moins, deux ans au plus et d'une amende de 1.000 F au moins, 250.000 F au plus ou de l'une de ces deux peines seulement.

1920
Dans les années 1920, les producteurs créent un syndicat pour définir la zone de production des « vins des Costières ».

1942
Cette démarche conduit, en juillet 1942, à la demande de reconnaissance en appellation
d’origine vin délimité de qualité supérieure

1951
L'arrêté du 17 mai 1951, Les Costières du Gard sont VDQS

1961
Créé en 1961, le domaine de Donadille de Rodilhan a été fondé par la chambre d’agriculture du Gard pour servir de support pédagogique aux filières de l’enseignement supérieur. Construit sur le Mas de Donadille, il a fait l’objet de toutes les attentions de l’enseignement public afin d’en faire un lieu privilégié de l’enseignement. Depuis, le lycée Marie Durand a formé des générations de professionnels qui exercent leurs techniques dans la France entière. La cave propose des vins issus du travail des élèves et met en place lors d’évènements des microcuvées réalisées par les classes du CFA et du CFPPA.

1968
Les vignerons des Costières on fait renaître en 1968 " l'ordre de la boisson de la stricte observance des Costières du Gard " et il a changé de nom en 1986.

1974
Les vins ne peuvent être mis en circulation avec une AOC sans un certificat délivré par l'institut national des appellations d'origine selon les dispositions du décret susvisé n° 74-871 du 19 octobre 1974 relatif aux examens analytique et organoleptique des vins à appellation d'origine contrôlée.

1986
AOC Costières du Gard, par le décret du 4 juillet 1986.
AOC depuis 1986, l'encépagement pour les rouges et les rosés se compose de Carignan, de Grenache, de Mourvèdre, de Syrah et de Cinsault. Dans les blancs, les cépages principaux sont le Grenache blanc, la Marsanne, la Roussanne, la Clairette, le Bourboulenc, le Maccabeo et le Rolle.

La production des parcelles plantées avant le 4 juillet 1986 à une densité inférieure à 3300 pieds par hectare continue à bénéficier du droit à l’appellation d’origine contrôlée, jusqu’à l’arrachage de ces parcelles.

" l'ordre de la boisson de la stricte observance des Costières du Gard " a changé de nom en 1986, lors du chapitre de la Féria, qui eut lieu dans les locaux du grand Hôtel Impérator en présence de deux parrains : Bernadette Laffont et Nicolas Seydoux. Son nouveau nom a été : "l'Ordre de la boisson de la stricte observance des Costières de Nîmes "

1985
Les vins sont issus exclusivement des vignes situées dans l’aire parcellaire de production telle qu’approuvée par l’Institut national de l’origine et de la qualité lors de la séance du comité national compétent du 12 septembre 1985.

1989
Le décret du 6 septembre 1989 a remplacé le nom de l'appellation " Costières du Gard " par " Costières de Nîmes "
Les Modifications :
* Richesse minimale en sucre sera porté à : 170 grammes pour les cépages blancs.
* Modification pour le vin rouge :
Carignan N, grenache N, mourvèdre N, syrah N, cinsault N.
Le carignan N doit représenter au maximum 50 % de l'encépagement, ce pourcentage étant porté à 40 % à partir de la récolte 1995.
Le grenache N doit représenter au minimum 15 % de l'encépagement, ce pourcentage étant porté à 25 % à partir de la récolte 1990.
Le mourvèdre N et la syrah N doivent représenter, ensemble ou séparément, au minimum 5 % de l'encépagement en 1990 puis 10 % en 1993 et 20 % en 1995.
Le cinsault N doit représenter au maximum 50 % de l'encépagement pour la production de vin rouge, ce pourcentage étant porté à 40 % à partir de la récolte 1995.
* La production des parcelles plantées avant le 6 septembre 1989 à une densité comprise entre 3300 pieds par hectare et 4000 pieds par hectare continue à bénéficier du droit à l’appellation d’origine contrôlée, jusqu’à l’arrachage de ces parcelles

1990
A partir de la récolte 1990, pour les cépages rouges, cette richesse minimale en sucre sera porté à :
189 grammes par litre pour la syrah ;
198 grammes par litre pour les autres cépages rouges.

Toutefois, sont interdits, pour l'élaboration de ces vins, la thermo-vinification, plusieurs foulages ou pompages successifs les vinificateurs continus, les cuves à remontage automatique les cuves à recyclage de marcs et, à partir de 1990, les érafloirs centrifuges, les égouttoirs à vis de moins de 750 mm de diamètre et les pressoirs continus.

1998
En 1998, plus de 150.000 hectolitres de rouge ont été produits, soit 70% des 217.000 hectolitres produits au total, 55.000 hectolitres de rosés, soit 25% de la production totale et 10.000 hectolitres de blancs soit 5% de la production totale.

Au XXIème siècle

2005
Source INAO
- Superficie : 4 185 ha
- 404 viticulteurs dont 115 vinificateurs (96 caves particuières, 17 caves coopératives, 3 négociants)
- Récolte : 222 540 hl

Le Décret du 18 juillet 2005 modifie le décret du 4 juillet 1986 relatif à l'appellation d'origine contrôlée « Costières de Nîmes » - J.O n° 168 du 21 juillet 2005 page 11866 texte n° 46
* La proportion du cépage ugni blanc B ne peut être supérieure à 30 % de l'encépagement. A compter de la récolte 2010, ce cépage ne peut plus être pris en compte dans l'encépagement.

2007
S’appuyant sur une aire parcellaire soigneusement délimitée, sur un encépagement traditionnel et restructuré, la communauté de producteurs préserve l’originalité de sa production par le partage de savoirfaire collectifs permettant néanmoins l’expression des individualités.
Soucieux de valoriser l’image des vins en protégeant la zone géographique et en communiquant sur la qualité des savoir-faire et du terroir, soucieux de gérer le cadre de vie avec la volonté de faire du paysage un outil de développement et d’amélioration du territoire, soucieux de préserver les ressources naturelles en maintenant une diversité floristique et faunistique, l’ensemble des partenaires concernés a mis en place
une « Charte paysagère et environnementale », signée le 5 juillet 2007, charte reconnue au sein de la « Charte internationale de Fontevraud », en mars 2009.

2009
Depuis le 1er Août 2009, l'Union Européenne met en place des réglements viniviticole. Les syndicats de vignerons travaillent sur des cahiers des charges pour faire valoir leur AOC Française.
La désacoolisation est autorisé, l'utilisation de copeaux , ...
Etiquetage :
- L’année de récolte, Millésime :
Il s’agit de l’année à laquelle ont été récoltés au moins 85% des raisins utilisés.
- Cépage :
Il s’agit au moins de 85% des raisins utilisés.

2010
A compter de la récolte 2010, le cépage ugni blanc B ne peut plus être pris en compte dans l'encépagement.

2011

Cahier des charges de l'AOC « Costières de Nîmes »
décret n° 2011-1258 du 7 octobre 2011, JORF du 11 octobre 2011

les Modifications :
* sur l'encépagement et arrivé d'un nouveau cépage ( rouge et rosé)
* Richesse minimale en sucre sera porté à :
189 grammes par litre pour les vins rosé et blancs;
198 grammes par litre pour les vins rouges.

le vignoble couvre une superficie d’environ 4500 hectares pour une production moyenne de 220000 hectolitres qui se décline en vins rouges (55% de la production), vins rosés ( 40% de la production) et plus confidentiellement, en vins blancs. Ces vins sont produits par 15 caves coopératives et une centaine de caves particulières.
Un quart des volumes sont vendus hors du territoire national, dont près de la moitié en dehors de l’Union européenne, notamment au Canada.

2012

Décret n° 2012-655 du 4 mai 2012 relatif à l'étiquetage et à la traçabilité des produits vitivinicoles et à certaines pratiques œnologiques, JORF n°0107 du 6 mai 2012

Les règles pour le « vin biologique » sont applicables à partir du 1er août 2012 .
Les vins issus de raisins de la vendange 2011 et qui auront été vinifiés conformément à la réglementation qui vient d'être votée pourront adopter le terme vin biologique et le logo bio de l'UE à partir du 1er août 2012.

2013
Vendangs 2013 : progression positive de la production par raport à 2012 avec + 1 % pour les Costières de Nîmes à 193 000 hl

 

 

Regardez aussi : Histoire de la Vallée du Rhône

 

 

 

 

Les Cépages

Appellation d'origine contrôlée « Costières de Nîmes » :
Cahier des charges du 07 Octobre 2011

Vins Blancs

 

- cépages principaux : grenache blanc B, marsanne B, roussanne B ;
- cépages accessoires : bourboulenc B, clairette B,
macabeu B, vermentino B, viognier B.

Encépagement du Vignoble

La conformité de l’encépagement est appréciée, pour la couleur considérée, sur la totalité des parcelles de l’exploitation produisant le vin de l’appellation d’origine contrôlée.

- Deux cépages principaux, au moins, sont présents dans l’encépagement. La proportion de chacun de ces
cépages est inférieure ou égale à 80 % de l’encépagement ;
- La proportion des cépages principaux est supérieure ou égale à 50 % de l’encépagement ;
- La proportion du cépage viognier B est inférieure ou égale à 20 % de l’encépagement.

VINIFICATION

Les vins blancs proviennent de l’assemblage de raisins, de moûts ou de vins issus de 2 au moins des
cépages prévus dans l’encépagement dont au moins un des cépages principaux ;
- La proportion du cépage principal ou de l’ensemble des cépages principaux est supérieure ou égale à 60
% de l’assemblage ;
- La proportion du cépage viognier B est inférieure ou égale à 20 % de l’assemblage.

 

Vins Rouges

 

- cépages principaux : grenache N, mourvèdre N, syrah N ;
- cépages accessoires : carignan N, cinsaut N, marselan N.

Encépagement du Vignoble

La conformité de l’encépagement est appréciée, pour la couleur considérée, sur la totalité des parcelles de l’exploitation produisant le vin de l’appellation d’origine contrôlée.

- La proportion de l’ensemble des cépages grenache N, mourvèdre N et syrah N est supérieure ou égale à
60 % de l’encépagement, s’applique à compter de la récolte 2015 ;
- La proportion de l’ensemble des cépages mourvèdre N et syrah N est supérieure ou égale à 20 % de
l’encépagement ;
- La proportion du cépage marselan N est inférieure ou égale à 10 % de l’encépagement ;
- L’encépagement des vins rosés pourra, en outre, comporter les cépages visés pour la production des vins
blancs, dans une proportion inférieure ou égale à 20 % de l’encépagement.

VINIFICATION

Les vins rouges et rosés proviennent de l’assemblage de raisins, de moûts ou de vins, à l’exception des
vins issus des cépages blancs lorsque ceux-ci sont vinifiés séparément, issus de 2 au moins des cépages
prévus dans l’encépagement dont au moins un cépage des cépages principaux ;
- La proportion du cépage principal ou de l’ensemble des cépages principaux est supérieure ou égale à 50% de l’assemblage ;
- La proportion du cépage marselan N est inférieure ou égale à 10 % de l’assemblage

Vins Rosés

 

- cépages principaux : grenache N, mourvèdre N, syrah N ;
- cépages accessoires : carignan N, cinsaut N, marselan N.

Encépagement du Vignoble

La conformité de l’encépagement est appréciée, pour la couleur considérée, sur la totalité des parcelles de l’exploitation produisant le vin de l’appellation d’origine contrôlée.

- La proportion de l’ensemble des cépages grenache N, mourvèdre N et syrah N est supérieure ou égale à
60 % de l’encépagement, s’applique à compter de la récolte 2015 ;
- La proportion de l’ensemble des cépages mourvèdre N et syrah N est supérieure ou égale à 20 % de
l’encépagement ;
- La proportion du cépage marselan N est inférieure ou égale à 10 % de l’encépagement ;
- L’encépagement des vins rosés pourra, en outre, comporter les cépages visés pour la production des vins
blancs, dans une proportion inférieure ou égale à 20 % de l’encépagement.

VINIFICATION

Les vins rouges et rosés proviennent de l’assemblage de raisins, de moûts ou de vins, à l’exception des
vins issus des cépages blancs lorsque ceux-ci sont vinifiés séparément, issus de 2 au moins des cépages
prévus dans l’encépagement dont au moins un cépage des cépages principaux ;
- La proportion du cépage principal ou de l’ensemble des cépages principaux est supérieure ou égale à 50% de l’assemblage ;
- La proportion du cépage marselan N est inférieure ou égale à 10 % de l’assemblage

 


Ampélographie
( étude des cépages )

Syrah :
Sur Côte Rôtie, la Syrah est appelée « sérine » ou « seriné ».
la syrah est du croisement de la « mondeuse blanche B » avec « le dureza N », un vieux cépage de l'Ardèche.

 

HISTORIQUE

1986 : AOC depuis 1986, l'encépagement pour les rouges et les rosés se compose de Carignan, de Grenache, de Mourvèdre, de Syrah et de Cinsault. Dans les blancs, les cépages principaux sont le Grenache blanc, la Marsanne, la Roussanne, la Clairette, le Bourboulenc, le Maccabeo et le Rolle.
1989 : Le grenache N doit représenter au minimum 15 % de l'encépagement .
La proportion du cépage viognier ne peut être supérieure à 10 % de l'encépagement.
1990 : Le grenache N doit représenter au minimum 25 % à partir de la récolte 1990.
Le mourvèdre N et la syrah N doivent représenter, ensemble ou séparément, au minimum 5 % de l'encépagement en 1990.
1993 : Le mourvèdre N et la syrah N doivent représenter, ensemble ou séparément, au minimum 10% de l'encépagement en 1993
1995 : Le cinsault doit représenter au maximum 40 % de l'encépagement pour la production de vin rouge, à partir de la récolte 1995.
Le carignan N doit représenter au maximum 40 % à partir de la récolte 1995.
Le mourvèdre N et la syrah N doivent représenter, ensemble ou séparément, au minimum 20% de l'encépagement en 1995.
2010 : A compter de la récolte 2010, le cépage ugni blanc B ne peut plus être pris en compte dans l'encépagement.
2011 :

Le cépage marselan N rentre dans les cépages accessoirs autorisés. La proportion du cépage marselan N est inférieure ou égale à 10 % de l’encépagement.
Jusqu’à la récolte 2011 incluse, La proportion de l’ensemble des cépages grenache N, mourvèdre N et syrah N est supérieure ou égale à 45 % de l’encépagement

2012 : De la récolte 2012 à la récolte 2014 incluse, La proportion de l’ensemble des cépages grenache N, mourvèdre N et syrah N est supérieure ou égale à 55 % de l’encépagement.
2015 : La proportion de l’ensemble des cépages grenache N, mourvèdre N et syrah N est supérieure ou égale à 60 % de l’encépagement, s’applique à compter de la récolte 2015
 


 

Sols et Climat


Le Sol est
composé d'alluvions caillouteuses amenées par l'ère glaciaire et de cailloutis villafranchiens (gress) résultant de périodes alternées de réchauffement et de glaciation de l'ère quaternaire.

Ce sont des galets souvent enveloppés, sur une épaisseur de 5 à 15 mètres, dans un sable dont la couleur varie du jaune clair au rouge foncé.
On trouve également un lit d'argile rouge appelé "gapan", situé le plus souvent en profondeur ainsi que le "taparas" - sorte de ciment calcaire - qui lie les galets entre eux. La composition du sol permet la formation de nappe phréatique discontinue. Les galets emmagasinent la chaleur du soleil pendant la journée et la restituent la nuit.

Le terroir est de collines et plateaux entre 20 et 100 mètres d'altitude dont seul la moitié sont plantés


Terroir des Costières de Nîmes
( souce: www.torvund.net )

A la fin de l’ère Tertiaire et au début du Quaternaire, le bassin rhodanien est parcouru par des rivières puissantes, charriant un volume considérable de matériaux que l’on retrouve sous forme de nappes de galets mêlés à une argile sableuse rouge. Ce niveau le plus élevé et donc le plus ancien forme l’essentiel de la « costière » et lui offre son « unicité » malgré sa dimension qui lui vaut le titre de plus vaste « terrasse villafranchienne » d’Europe. Le sol est plus ou moins profond, très caillouteux, plus ou moins
rouge selon la migration en profondeur de l’argile avec les eaux de ruissellement. Il présente une bonne réserve hydrique mais sans excès et se réchauffe rapidement.

 


Le climat est
méditerranéen avec influences maritimes

Le climat, méditerranéen, présente un fort ensoleillement annuel, avec une moyenne de 2700 heures, ainsi qu’une période de sub-sécheresse estivale. Ce climat est sous l’influence du Mistral (vent du Nord, froid, sec, souvent violent) soufflant de la Vallée du Rhône, mais bénéficie de brises marines fraîches en provenance de la Camargue toute proche et qui sont entraînées sur la « costière » par l’effet de convection lié à l’élévation de l’air surchauffée par le sol caillouteux. L’effet tempérant de ces brises renforce
l’amplitude thermique entre le jour et la nuit.

 

 

 

 

 

 

Fiche technique

L'AOC « Costières de Nîmes » réservée aux vins tranquilles rouges, rosés et
blancs.


Pour les anciens décrets voir : Historique de l'AOC

Quelques informations sur le
Cahier des charges
du 07 Octobre 2011

 

Vignoble

 

1° Conduite du vignoble

Les vignes présentent une densité minimale de 4000 pieds par hectare.

La taille est effectuée avant le 1er mai

La charge maximale moyenne à la parcelle est fixée à 9500 kilogrammes par hectare ;
- Lorsque l’irrigation est autorisée, conformément aux dispositions de l’article D. 645-5 du code rural et
de la pêche maritime, la charge maximale moyenne à la parcelle des parcelles irriguées est fixée à 8000
kilogrammes par hectare.

2° Vendange

Maturité :
un titre alcoométrique volumique naturel minimal de 11%.

Richesse minimale en sucre sera porté à :
189 grammes par litre pour les vins rosé et blancs;
198 grammes par litre pour les vins rouges.

Rendement :
Le rendement de base est fixé à 60 hectolitres par hectare.

Le rendement butoir est fixé :
- pour les vins rouges et rosés, à 66 hectolitres par hectare.
- pour les vins blancs, à 70 hectolitres par hectare.

Divers :
Les raisins ne doivent pas avoir été écrasés ou tassés.



Chai

 

1° Arrivée en cave

L'aire de production des vins
Les vins sont vignifiés et élevés dans une aire de production limité et défini par le cahier des charges.

Enrichissement

2° Vinification:
Les vins ayant droit à l'appellation d'origine contrôlée doivent être vinifiés conformément aux usages locaux. Ils bénéficient de toutes les pratiques oenologiques autorisées par les lois et règlements en vigueur.

 

Les vins rouges présentent, après fermentation malolactique, une intensité colorante modifiée supérieure
ou égale à 6.

Nos commentaires :

Aucune mention sur le cahier des charges interdit les copeaux de bois. Par conséquence, l'utilisation de copeaux de bois est autorisé pour cette AOC.

 

3° Contrôles
Le contrôle du respect du présent cahier des charges est effectué par un organisme tiers offrant des garanties de compétence, d'impartialité et d'indépendance, pour le compte de l'INAO, sur la base d'un plan de contrôle approuvé.

Les bulletins d'analyse sont conservés, pendant une période de 6 mois à compter de la date de conditionnement.

 

Commercialisation

 

mise en marché à destination du consommateur
Les vins sont mis en marché à destination du consommateur selon les dispositions de l’article D. 645-17
du code rural et de la pêche maritime.

Etiquetage
L’étiquetage des vins bénéficiant de l’appellation d’origine contrôlée peut préciser le nom d’une unité
géographique plus petite, sous réserve :
- qu’il s’agisse d’un lieu-dit cadastré ;
- que celui-ci figure sur la déclaration de récolte.

L’étiquetage des vins bénéficiant de l’appellation d’origine contrôlée peut préciser l’unité
géographique plus grande « Vignobles de la Vallée du Rhône » selon les conditions précisées par la
convention signée entre les différents organismes de défense et de gestion concernés.


 

Cartes et Photos


Carte du Vignoble de la Vallée du Rhône

Carte Géographique des Costières de Nîmes ( souce: www.torvund.net )

Carte Géologique des Costières de Nîmes ( souce: www.torvund.net )

 

 

Adresses

Inter Rhône

 

organisme interprofessionnel regroupant l'ensemble de la filière viti-vinicole (viticulture et négoce) des AOC de la vallée du Rhône
Site Internet
www.vins-rhone.com
Syndicat des vignerons des Costières de Nîmes

19, Place Aristide Briand

30900
NIMES



Tél : 04 66 36 96 20

contact@costieres-nimes.com

l'Ordre de la boisson de la stricte observance des Costières de Nîmes
Siège social
4 rue de l'hôtellerie,
30132
Caissargues

 
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Château d'Or et de Gueules   Tél
www.chateau-or-et-gueules.com
Domaine de Donadille de Rodilhan    
Domaine de Poulvarel
Sernhac (30)
 
Domaine Pastouret   Tél
www.domaine-pastouret.com
Domaine des Consuls    
     
xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx xxxxxxxxxxxxxxxxx
Cave des Grands Grès    

 

 

 

Les nouvelles sur l'appellation

 

Principales manifestations :

•Janvier : Fête de la Saint-Vincent à Jonquières St-Vincent
•Mars : Promenade en calèches dans le vignoble de Manduel
•Avril : Fête de la Souche et du Terroir à Générac
•Mai ou Juin : Chapitre de la Féria de Pentecôte et Coupe des Costières
•Juin : Promenade dans les vignes toquées et Grand chapitre d'été
•Novembre : chapitre des arts.

 

Manger trop sucré, trop salé, trop gras est dangereux pour la santé - à consommer avec modération.
L’abus d’alcool est dangereux pour la santé - à consommer avec modération.