Fiche sur les vins AOC en France :

Corrèze

Situation Géographique
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Cépages
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Situation Géographique

Le vignoble de Corrèze est situé dans la région viticole du Sud-Ouest

L’aire géographique de l’AOC « Corrèze », au sud-ouest du département de la Corrèze, se situe dans la zone de piémont des bassins de Brive et de Meyssac.

Pour l'appellation « Corrèze », la récolte des raisins, la vinification et l’élaboration des vins sont assurées sur le territoire des communes suivantes du département de la Corrèze :

Allassac, Beaulieu-sur-Dordogne, Bilhac, Branceilles, Brivezac,
La Chapelle-aux-Saints, Chauffour-surVell,
Collonges-la-Rouge, Curemonte, Donzenac, Ligneyrac,
Marcillac-la-Croze, Meyssac, Noailhac,
Nonards, Puy-d'Arnac, Queyssac-les-Vignes, Saillac,
Saint-Bazile-de-Meyssac, Saint-Julien-Maumont,
Sioniac, Turenne, Végennes, Voutezac.

 

AOP « Corrèze » avec mention « Vin de paille »

Pour la mention complémentaire « Vin de paille », la récolte des raisins, le séchage, la vinification, l’élaboration et l’élevage des vins sont assurés sur le territoire des communes suivantes du département de la Corrèze :

Beaulieu-sur-Dordogne, Bilhac, Branceilles, Brivezac,
La Chapelle-aux-Saints, Chauffour-sur-Vell,
Collonges-la-Rouge, Curemonte, Ligneyrac, Marcillac-la-Croze,
Meyssac, Noailhac, Nonards, Puy-d’Arnac,
Queyssac-les-Vignes, Saillac, Saint-Bazile-de-Meyssac,
Saint-Julien-Maumont, Sioniac, Turenne et Végennes.

AOP « Corrèze » avec dénomination « Coteaux de la Vézère »

Pour la dénomination géographique complémentaire « Coteaux de la Vézère », la récolte des raisins, la vinification et l’élaboration des vins sont assurées sur le territoire des communes suivantes du département de la Corrèze :

Allassac, Donzenac, Voutezac.

 

 

 

Historique

ETYMOLOGIE

Origine du nom :
Le mot « corrèze » connaît une origine de l’occitan Corresa.

HISTOIRE

Regardez aussi : la région viticole du Sud-Ouest

Les témoignages archéologiques dans la région de Beaulieu, Meyssac ou de Brive attestent de la culture de la
vigne à l’époque gallo-romaine.

Au Ième siècle

Si la carpologie relève la présence de raisins à Saint Germain les Vergnes
(Nord-Ouest de Brive-la-Gaillarde) au 1er siècle de notre ère, la culture de la vigne va se développer véritablement sous l’égide des communautés religieuses.

Au VIème siècle

Tout le Limousin apparait concerné par cette culture mais cependant c’est dans la région de Brive qu’elle semble être la plus développée. Yrieix (Aredius), le plus connu des saints limousins mentionne dans son testament au début du VIème siècle des vignobles sur 17 paroisses du bassin de Brive dont Allassac et Voutezac.

Au VIIème siècle

Aux limites Sud du département, sur les coteaux qui dominent la Dordogne, se perpétue la tradition du vin de paille qui est élaboré à partir de raisins passerillés hors souche.
Créé par les Romains, ramené en l’an 622 par Saint-Eloi au bon roi Dagobert, et à l’origine de ses désordres vestimentaires, ce vin a pour surnom poétique « le Miel des Muses ».

Au XIIIème siècle

La culture de la vigne va cependant véritablement se développer à partir du XIIIème siècle. Plusieurs mentions montrent que les princes et seigneurs laïcs (Seigneur de Comborn – prés d’Allassac), puis peu à peu les bourgeois, artisans et paysans acquièrent leurs propres vignes pour le prestige, le commerce et leur
consommation personnelle.

A la Mégénie, tout près de Vertougit (Voutezac), la Commanderie de l’Ordre de Malte a fait bâtir au XIIIème siècle, une maison ainsi qu’un pressoir.

Au XVIIème siècle

Dés le XVIIème siècle, la culture de la vigne rentre dans l’économie locale et le vin apparait comme une production agricole des plus rentables. « L’Etat des paroisses de l’élection de Brive », établi entre 1660 et 1675, mentionne que dans de nombreuses paroisses viticoles « le principal revenu est le vin. ».

Au XVIIIème siècle

1715
Un écusson sur la porte de l’ancien collège laïc de Beaulieu datant de 1715 et écrit en grec et en latin porte l’inscription : « Tu cherches le miel des Muses ? Arrêtes-toi ici et bois : je te donnerai en abondance un nectar plus doux que tous les miels. ».
Les usages du séchage de fruits et plantes font partie d’une longue tradition dans cette région du Bas Limousin.

1777
En 1777, par peur de perdre leurs principaux revenus, les moines cordeliers de Donzenac déposent plainte, car le tracé de la route royale doit traverser l’enclos où ils produisent un vin de bonne qualité.

Au XIXème siècle

1821
La fabrication du vin de paille est décrite par François Planchard de la Greze, membre de la Société d’Agriculture de Tulle, en 1821. Il y précise que les raisins cueillis après la rosée sont étendus sur de la paille ou un plancher bien propre.
A la mi-décembre, les raisins sont égrappés et pressés. Puis la fermentation est
conduite en barriques jusqu’à son arrêt naturel. L’élevage sur lies est ensuite mené pendant dix huit mois à 2ans. Après soutirage, le vin est mis en bouteille. La teneur en sucres résiduels est élevée et le vin est un vin doux.

1840
Au XIXème siècle, le vignoble corrézien a atteint son apogée avec 16 735 ha (1840).

Les vignerons de la Corrèze ont perfectionné les méthodes de culture, choisi les meilleurs sols et cépages.
Malgré les pentes, mais du fait de leurs expositions, les hommes ont cherché à exploiter les coteaux. Le site des terrasses de la Bontat, dominant la Vézère à Voutezac en est l’exemple le plus caractéristique. Quelques crus avaient acquis une certaine réputation et tout particulièrement les vins de Vertougit, d’Allassac, de
Beaulieu, et de Queyssac-les-Vignes.

La fin du XIXème siècle va être marquée par une crise économique et sociale terrible.

1851
L’arrivée de l’oïdium en 1851

1880
L’arrivée du mildiou en 1880

1885
Le phylloxéra apparaît 1885

Ces problèmes vont provoquer la disparition quasi-totale des vignobles corréziens, d’autant plus que le développement simultané des chemins de fer désenclavant la
Basse-Corrèze va être à l’origine d’un véritable essor économique. L’essor des nouvelles cultures freine la replantation des vignes. Les usages viticoles ne sont alors maintenus que pour l’autoconsommation, en particulier dans la zone de production de vins de paille, au sud du département.

Au XXème siècle

Une nouvelle génération d’hommes, dynamiques et motivés, s’organise pour préserver l’identité et la notoriété des vins de la Corrèze. Au début des années 1980, un petit groupe de jeunes agriculteurs conscient de l’existence de vignes autrefois réputées sur la commune de Branceilles, décide de recréer un vignoble. Ils vont être le moteur de relance de la viticulture sur le département.

1989
Le vignoble a été implanté en 1989.
C'est en 1989 que des passionnés entreprennent de replanter de la vigne à Branceilles.

1997
Création du syndicat Viticole du Vin Paillé de la Corrèze en 1997

 

Au XXIème siècle

2003
En 2003, la cave des Coteaux de la Vézère est créée.

En 2003 par le retour du vignoble du Saillant.

2009
Avec la réforme vitivinicole de 2009, le vignoble global évolue vers une demande en reconnaissance en I.G.P. vins de Corrèze ou Corrèze.

Une surface extrêmement réduite de 71 hectares plantés en 2009.

2010
En 2010, la fédération des Vins de la Corrèze a été créée.

2017

L’INAO, organisme en charge de l’attribution des AOP, a validé le 3 mai 2017 l’AOP Corrèze.

Cahier des charges de l'AOC « Corrèze »
homologué par arrêté du 28 septembre 2017,
publié au JORF du 6 octobre 2017

Elle comprend 24 communes, situées au nord et au sud de Brive-la-Gaillarde, et s’étend sur 75 hectares, répartis entre 45 producteurs. Près de 38 % de cette superficie est d’ores et déjà conduite en agri­culture biologique. La production est d’environ 2 500 hl (dont la moitié en rouge).
Le vignoble compte 73 hectares, pour une production en moyenne de 2 200 hl. 8% des volumes sont issus de l’agriculture biologique.

 

Regardez aussi : la région viticole du Sud-Ouest

 

 

Les Cépages


Appellation d'origine contrôlée « Corrèze » :
Cahier des charge de 2017

AOC CORREZE
vins rouge


ENCEPAGEMENT DU VIGNOBLE

Les vins rouges sont issus des cépages suivants :
• cépages principaux : cabernet franc N,
• cépages accessoires : merlot N, cabernet-sauvignon N

VINIFICATION

Assemblage des cépages.
Les vins rouges autres que ceux bénéficiant de la mention géographique complémentaire « Coteaux de la Vézère » peuvent être issus d’un seul cépage principal ou de l’assemblage de plusieurs cépages.
Dans les assemblages, la proportion du cépage principal est supérieure ou égale à 50 %.

 

AOC CORREZE
Coteaux de la Vézère

 

ENCEPAGEMENT DU VIGNOBLE

Les vins susceptibles de bénéficier de la dénomination géographique complémentaire « Coteaux de la Vézère » sont issus des seuls cépages suivants :
- vins rouges : cabernet franc N
- vins blancs : chenin B.

A SAVOIR

Les cépages cabernet franc N pour les vins rouges et chenin B pour les vins blancs secs présentent une expression très originale sur les terroirs de schistes ardoisiers des coteaux de la Vézère au Nord de Brive.
C’est pourquoi seules les parcelles plantées avec ces cépages purs sur des sols bruns acides de schistes altérés sur grès ou schistes peuvent être identifiés en AOC « Corrèze » au titre de la dénomination géographique complémentaire « Coteaux de la Vézère ».

AOC CORREZE
vin de paille

 

ENCEPAGEMENT DU VIGNOBLE

Les vins susceptibles de bénéficier de la mention « vin de paille » sont issus des cépages suivants :
cabernet franc N, cabernet-sauvignon N, chardonnay B, merlot N, sauvignon B.



Ampélographie
( Etude des cépages )

Chenin
* C'est un cépage très ancien en Anjou, son origine n'est pas connu à ce jour.
On connaît le cépage « Chenin blanc » avec certitude en Anjou dès l’an 845, grâce à des documents d’époque qui portent le sceau de Charles le Chauve (un des petit-fils de Charlemagne). Puisque dès 845, la présence du cépage Chenin est connue avec certitude à l'Abbaye Saint Maur de Glanfeuil. La Charte de Charles le Chauve institue la dotation de plants de vigne en faveur de l’Abbaye. Ici, il est appelé Plant d’Anjou.
* Les synonymes :
Agudelo ou Agudillo (Espagne), Anjou, Blanc d’Aunis, Capbreton blanc (Landes), Coué-fort (Gers ), Gros Chenin (Maine-et-Loire et Indre-et-Loire), Gros Pineau (Touraine), Pineau d’Anjou (Mayenne), Pineau de la Loire (Indre-et-Loire), Pineau de Savennières, Pineau de Vouvray, Plant d’Anjou (Indre-et-Loire), Plant de Brézé, Ronchalin, Rouchelein ou Rouchelin (Gironde et Périgord), et Steen (Afrique du Sud).


Cépage Chenin

Chardonnay
Le cépage Chardonnay B provient, d'après les analyses génétiques publiées, d'un croisement entre le Pinot et le Gouais B.
Le chardonnay n'est apparu en France qu'au début du 20e siècle ! Jusqu'à la fin du 19e siècle en Bourgogne, point de trace de ce cépage, il était comfondu avec le pinot blanc. C'est Pierre Galet en 1958 qui a permis de le différencier définitivement du « pinot blanc B ».

Cabernet Franc
cépage Vitis Biturica, ancêtre des cabernets.
Le premier bois planté par Geoffroy Martel, à son retour d'Aquitaine fut le cabernet (franc) sur le territoire de Sainte-Gemmes-sur-Loire, en 1040.
Au XVIIème siècle, Richelieu confie à l’Abbé Breton, officiant à Fontevraud, la mission de replanter la région en Cabernet. Il acquiert en Guyenne des plants de Cabernet Franc qu’il replante autour de l’Abbaye.
Depuis lors, ce cépage s’est fait localement appelé “Breton”.


Cépage : Cabernet Franc

Cabernet Sauvignon
Le cépage « Cabernet Sauvignon » très cultivé en Gironde d'où il serait originaire. Il est issu du croisement entre le cabernet franc et le sauvignon blanc .

 

HISTORIQUE


Le vignoble a été reconstruit en 1989







 

Sols et Climat

Le sol est composé d'argilo-calcaires, de schistes ardoisiers ou deterrains sédimentaires au pied du massif cristallin.

L’aire géographique de l’AOC « Corrèze », au sud-ouest du département de la Corrèze, se situe dans la zone de piémont des bassins de Brive et de Meyssac. Elle s’appuie sur sa frange est sur les contreforts du Massif Central, à l’ouest sur les collines du Périgord et sur le causse de Martel et est bordée par la rivière Dordogne
au sud.
Elle se compose de 24 communes situées au nord et au sud de Brive-la-Gaillarde.

La géomorphologie et le climat du département de la Corrèze limitent considérablement les possibilités d’implantation du vignoble. Seuls les bassins de Brive et de Meyssac présentent des situations (exposition, topographie, altitude) intéressantes pour la culture de la vigne. De même au niveau pédologique, seuls les sols bruns sur calcaire marneux ou grès au sud du Bassin de Meyssac et ceux sur schistes verticaux au nord du Bassin de Brive sont favorables à la viticulture.

Les différents affleurements géologiques en place dans cette zone permettent d’expliquer cette situation : au nord-est, se situent des terrains métamorphiques, avec des schistes et des gneiss fortement perturbés par un jeu de failles bordières parallèles à la grande faille d’Argentat ; au centre, le Bassin de Brive se situe sur des formations détritiques continentales permiennes : les grès rouges ; au sud la grande faille de Meyssac sépare
le Bassin de Brive de celui de Meyssac. Ce dernier bassin est situé sur des formations marines et lagunaires du Trias et du Lias. Il s’appuie à l’extrême sud-ouest sur le causse de Martel constitué par les dépôts calcaires du Jurassique.

Le vignoble se situe d’une part au nord de Brive-la-Gaillarde, sur les coteaux reliant le plateau du BasLimousin à la dépression permienne formant le Bassin de Brive. Cette zone est matérialisée par la faille ardoisière de Donzenac à Juillac. Sur ses versants, plus ou moins abrupts, on rencontre des sols colluviaux formés sur des schistes cristallins, ainsi que des sols bruns acides sur schistes et quartzites.

D’autre part, le vignoble est établi au sud de Brive-la-Gaillarde, au cœur du bassin de Meyssac, sur des grès blancs et bariolés recouverts par endroits de limons et d’argiles sableuses à galets. Les sols sont généralement des sols bruns acides, faiblement lessivés. Au sud-ouest du bassin de Meyssac et en fonction de la dureté des calcaires secondaires, les sols sont soit des sols bruns calcaires mêlés à des argiles de
décalcification sur les calcaires tendres et marneux, soit des sols bruns calciques sur les calcaires durs.

Sur ce territoire, l’altitude joue un rôle important. Le vignoble se situe généralement entre 150 et 300 mètres d’altitude. Au-delà de 320 mètres d’altitude, c’est-à-dire au nord des failles de Meyssac, de Donzenac et Juillac, il n’y a plus de production viticole sur le socle cristallin

Le Climat est Océanique témpéré

L’aire géographique de l’AOC Corrèze est caractérisée par la climatologie spécifique des bassins de Brive et de Meyssac (climat tempéré à tendance atlantique, influencé par le bassin d’Aquitaine par sa situation ouverte sur la vallée de la Dordogne) favorable à la culture de la vigne. Cette région, de faible altitude et bien abritée, jouit d’un régime tempéré et doux, qui fait contraste avec celui plus continental du plateau du
Limousin.

Les étés sont chauds et les hivers modérément froids. Les précipitations sont bien réparties dans l’année et comprises en moyenne entre 800 et 900 mm.

Ce climat océanique, accompagné certaines années de dépressions automnales faiblement pluvieuses provenant d’Aquitaine ou, au contraire d’arrière-saisons chaudes et ensoleillées, est propice à l’élaboration de vins de qualité.

 

 

 

Fiche technique

L'AOC « Corrèze » est réservée aux vins tranquilles rouges et blancs.
* La mention complémentaire « vin de paille » est réservée aux vins de raisins passerillés hors souche.
* La dénomination géographique complémentaire « Coteaux de la Vézère » est réservée aux vins tranquilles rouges et blancs secs.

Vignoble

Pour les anciens décrets voir : Historique de l'AOC

Quelques informations sur le
Cahier des charges
du 28 septembre 2017,
publié au JORF du 6 octobre 2017

1° Conduite du vignoble


Les parcelles plantées à partir du 1er août 2017 présentent une densité minimale à la plantation de 4 000 pieds par hectare.

Chaque pied dispose d’une superficie maximale de 2,50 m².
Pour les parcelles de vigne plantées en terrasse, l’écartement entre les pieds sur un même rang est compris
entre 0,80 mètre et 1 mètre.

Les vignes sont taillées en taille guyot simple, guyot double, cordon de Royat simple ou double.
A la taille, le nombre d’yeux ne peut excéder 16 yeux francs par pied.

Charge maximale moyenne à la parcelle.
La charge maximale moyenne à la parcelle est fixée à 9 500 kilogrammes par hectare.
Lorsque l’irrigation est autorisée, la charge maximale moyenne à la parcelle des parcelles irriguées est fixée à 7 000 kilogrammes par hectare.

Le pourcentage de pieds de vigne morts ou manquants, est fixé à 20 %.

2° Vendange

Entrée en production des jeunes vignes
Le bénéfice de l’appellation d’origine contrôlée ne peut être accordé aux vins provenant :
- des parcelles de jeunes vignes qu’à partir de la 2ème année suivant celle au cours de laquelle la plantation a été réalisée en place avant le 31 juillet ;
- des parcelles de jeunes vignes qu’à partir de la 1ère année suivant celle au cours de laquelle le greffage sur
place a été réalisé avant le 31 juillet ;
- des parcelles de vigne ayant fait l’objet d’un surgreffage, qu’à partir de la 1ère année suivant celle au cours
de laquelle le surgreffage a été réalisé avant le 31 juillet, et dès que les parcelles ne comportent plus que des
cépages admis pour l’appellation. Par dérogation, l’année suivant celle au cours de laquelle le surgreffage a
été réalisé avant le 31 juillet, les cépages admis pour l’appellation peuvent ne représenter que 80 % de
l’encépagement de chaque parcelle en cause.

Maturité :

Les vins proviennent de raisins récoltés à bonne maturité.

RICHESSE MINIMALE en sucre des raisins :
- Vin rouge à 189 grammes par litre de moût
- Vin blanc à 170 grammes par litre de moût
- mention « vin de paille » (à la récolte) à 189 grammes / L
- mention « vin de paille » (au pressurage) à 320 grammes / L

Rendement :

Le rendement est fixé à :
• 55 hectolitres par hectare, pour les vins rouges,
• 20 hectolitres par hectare, pour les vins susceptibles de bénéficier de la mention « vin de paille »

pour les vins susceptibles de bénéficier de la dénomination géographique complémentaire « Coteaux de la Vézère », à :
• 52 hectolitres par hectare, pour les vins rouges,
• 57 hectolitres par hectare, pour les vins blancs,

Rendement butoir
Le rendement butoir est fixé à :
• 60 hectolitres par hectare, pour les vins rouges,
• 24 hectolitres par hectare, pour les vins susceptibles de bénéficier de la mention « vin de paille »

Le rendement butoir est fixé, pour les vins susceptibles de bénéficier de la dénomination géographique complémentaire « Coteaux de la Vézère », à :
• 57 hectolitres par hectare, pour les vins rouges,
• 65 hectolitres par hectare, pour les vins blancs

Divers :
Dispositions particulières de récolte :
Les vins susceptibles de bénéficier de la mention « vin de paille » sont issus de raisins récoltés manuellement.


Chai


1° Arrivée du Chai

L'aire de production des vins

Enrichissement
- Les vins autres que ceux bénéficiant de la mention « vin de paille » ne dépassent pas, après enrichissement,
un titre alcoométrique volumique total de 12,50% ;

- Dans le cadre de la production de vins susceptibles de bénéficier de la mention « vin de paille » tout recours
à l’enrichissement ou à des techniques de concentration telles que la cryoconcentration ou l’utilisation de fours ou de chambres de passerillage, est interdit.

2° Vinification
Les vins ayant droit à l'appellation d'origine contrôlée doivent être vinifiés conformément aux usages locaux. Ils bénéficient de toutes les pratiques oenologiques autorisées par les lois et règlements en vigueur.

VINS ROUGES

La fermentation malolactique est obligatoire pour les vins rouges autres que ceux bénéficiant de la mention « vin de paille ».
Au stade du conditionnement et de la mise en marché à destination du consommateur, ces vins rouges présentent une teneur en acide malique
inférieure ou égale à 0,4 gramme par litre.

VIN DE PAILLE

mention « vin de paille »
Les raisins destinés à l’élaboration des vins susceptibles de bénéficier de la mention « vin de paille »
sontmis à sécher sur claies ou sur lit de paille,
pendant une durée minimale de 6 semaines,
dans des locaux spécifiques ventilés naturellement ou artificiellement.
Dans ce dernier cas, la ventilation se fait toujours à la
température de l’air extérieur.
Cet air peut être déshumidifié par un air froid et sec.
Au moment du pressurage, les raisins présentent une richesse en sucre minimale de 320 grammes par litre.
Ces vins font l’objet d’un élevage au moins jusqu’au 15 novembre de la 3ème année qui suit celle de la récolte
dont au moins 18 mois sous bois.


3° Contrôles
Le contrôle du respect du présent cahier des charges est effectué par un organisme tiers offrant des garanties de compétence, d'impartialité et d'indépendance, pour le compte de l'INAO, sur la base d'un plan de contrôle approuvé.

Pour tout lot conditionné, l’opérateur tient à disposition de l’organisme de contrôle agréé :
- les informations figurant dans le registre des manipulations
- une analyse réalisée avant ou après le conditionnement.

Les bulletins d’analyse sont conservés pendant une période de 3 mois à compter de la date du conditionnement.

 

 

Commercialisation

Etiquette
1°- Le nom de l’appellation peut être complété par la mention « vin de paille » pour les vins répondant aux
conditions de production fixées dans le présent cahier des charges.

2° - Le nom de l’appellation est obligatoirement suivi de la dénomination géographique «Coteaux de la
Vézère » pour les vins blancs répondant aux conditions de production fixées pour cette dénomination
géographique dans le présent cahier des charges.

Date de mise en marché à destination du consommateur :

Les vins bénéficiant de la mention « vin de paille » sont mis en marché à destination du consommateur à partir du 1er décembre de la troisième année qui suit celle de la récolte.

Cartes et Photos


Cépage Chenin

Cépage : Cabernet Franc

Adresses

Caves
 

Les nouvelles sur l'appellation

Manger trop sucré, trop salé, trop gras est dangereux pour la santé - à consommer avec modération.
L’abus d’alcool est dangereux pour la santé - à consommer avec modération.